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Vous imaginez la scène : vous montez dans votre voiture électrique, l’écran affiche 46% de charge, vous démarrez tranquillement et quelques instants plus tard, c’est le black-out complet. Zéro pourcent. Plus aucune puissance. C’est exactement ce qui est arrivé à Tom Moloughney avec sa Chevrolet Equinox EV, un véhicule qui totalisait seulement 15 300 kilomètres au compteur. L’histoire, racontée sur sa chaîne YouTube State of Charge, soulève des questions légitimes sur la fiabilité des systèmes de gestion de batterie et montre que même les modèles récents ne sont pas à l’abri de défaillances inattendues.
Tom avait laissé son Equinox stationné pendant environ six jours. Lorsqu’il est revenu vers le véhicule, l’écran de bord indiquait 46% de charge restante, un niveau tout à fait acceptable pour rouler sans inquiétude. Il a démarré, commencé à conduire, et c’est là que les choses ont mal tourné. Sans prévenir, l’indicateur de charge est tombé brutalement à 0% et la voiture a perdu toute sa puissance motrice. Heureusement, la direction assistée n’a pas été verrouillée, ce qui lui a permis de glisser en roue libre jusqu’à son allée et d’éviter un arrêt en plein milieu de la route.
La suite ressemble à un scénario kafkaïen : une heure plus tard, lorsque la dépanneuse est arrivée, ils ont réessayé de démarrer le véhicule. Surprise, l’écran affichait à nouveau 46% de batterie et la Chevrolet a pu être conduite sur le plateau de dépannage sous sa propre puissance. Ce genre d’intermittence rend le diagnostic encore plus complexe et soulève des interrogations sur la précision des systèmes de mesure embarqués.
En creusant un peu, Tom a révélé un détail important : l’application myChevrolet avait émis une alerte une semaine avant l’incident, signalant un problème avec la batterie haute tension. L’application suggérait de prendre rendez-vous chez un concessionnaire Chevrolet. Tom avait programmé une visite, mais n’a finalement pas pu s’y rendre dans les délais. Difficile de ne pas établir un lien entre cet avertissement et la panne qui a suivi.
Autre élément troublant : pendant ces six jours d’immobilisation, la charge est passée de 58% à 46%, soit une perte de 12% sans utilisation. Cette décharge excessive en stationnement peut indiquer un dysfonctionnement au niveau du système de gestion de la batterie, voire une fuite électrique quelque part dans le circuit. Pour un véhicule électrique moderne, perdre autant de charge en moins d’une semaine sans rouler n’est clairement pas normal.
Tom évoque une hypothèse intéressante : le problème pourrait venir de la batterie auxiliaire 12 volts, et non de la batterie de traction principale. Vous le savez peut-être, même si les véhicules électriques disposent d’une énorme batterie lithium-ion qui occupe tout le plancher, ils embarquent aussi une petite batterie 12 volts classique. Cette dernière alimente les systèmes auxiliaires, l’électronique de bord et le système de gestion de batterie lui-même.
Si cette batterie 12 volts flanche, elle peut perturber le système de surveillance et faire croire à l’ordinateur de bord que la batterie haute tension est défaillante. Le véhicule peut alors afficher des messages d’erreur alarmants et se mettre en mode sécurité, voire refuser tout simplement de démarrer. C’est un scénario classique que les techniciens automobiles connaissent bien, mais qui surprend souvent les propriétaires.
En fouillant sur les forums et groupes Facebook dédiés à l’Equinox EV, on découvre que Tom n’est pas un cas isolé. Plusieurs propriétaires ont signalé des alertes similaires concernant la batterie haute tension. Un utilisateur a même décrit une situation quasi identique : sa charge est passée soudainement de 65% à 0% en pleine circulation, avec perte totale de puissance et un message demandant de faire réviser immédiatement la batterie lithium-ion. Lui aussi a fini sur un plateau de dépanneuse.
Dans les commentaires, plusieurs propriétaires confirment avoir vécu la même mésaventure. Un seul a obtenu un retour de son concessionnaire : le problème provenait d’une broche corrodée sur l’un des câbles de batterie. Une défaillance mécanique somme toute assez simple, mais qui peut provoquer des symptômes spectaculaires. La corrosion peut créer une résistance électrique anormale et fausser les mesures de charge, expliquant potentiellement ces chutes brutales d’affichage.
La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’organisme américain chargé de la sécurité routière, a d’ailleurs publié un document mentionnant ce type d’erreur. Le problème ne concerne pas uniquement l’Equinox EV, mais aussi le Blazer EV et les modèles Cadillac Lyriq, Optiq et Vistiq, qui partagent la même plateforme technique Ultium de General Motors.
Selon la NHTSA, il s’agirait souvent d’une erreur logicielle qui peut être résolue en effaçant simplement les codes d’erreur. Une manipulation technique relativement basique pour un concessionnaire équipé des bons outils de diagnostic. Reste à savoir si tous les cas rapportés relèvent effectivement d’un bug informatique ou si certains cachent des défauts matériels plus sérieux.
Ce type d’incident rappelle une vérité parfois oubliée : les véhicules électriques, même s’ils comptent beaucoup moins de pièces mobiles qu’un moteur thermique, restent des machines complexes. Les systèmes électroniques et informatiques qui les contrôlent peuvent connaître des défaillances, parfois imprévisibles. L’Equinox EV de Tom fonctionnait parfaitement bien jusqu’à cet incident soudain.
Si vous recevez une alerte sur l’application de votre constructeur concernant la batterie haute tension, prenez-la au sérieux et consultez rapidement un concessionnaire. Ne remettez pas le rendez-vous à plus tard, même si la voiture semble fonctionner normalement. Les systèmes modernes sont conçus pour détecter les anomalies avant qu’elles ne deviennent critiques.
Tom attend toujours le diagnostic définitif de son concessionnaire Chevrolet. Qu’il s’agisse d’une broche corrodée, d’une batterie 12 volts défaillante ou d’un bug logiciel, cette histoire illustre bien que posséder un véhicule électrique récent ne vous met pas à l’abri de pannes déconcertantes. La transparence de Tom en partageant son expérience permet à d’autres propriétaires d’être vigilants et de savoir comment réagir si une situation similaire se présente. Espérons que General Motors prendra ces signalements au sérieux et déploiera les correctifs nécessaires, qu’ils soient matériels ou logiciels, pour éviter que d’autres conducteurs ne se retrouvent coincés avec un véhicule subitement inutilisable.
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