Voitures électriques : BYD lance chez nous la recharge en 5 minutes
Le constructeur chinois BYD passe à la vitesse supérieure en déployant massivement ses bornes de recharge ultra-puissantes sur le territoire […]
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Vous habitez en appartement et vous vous interrogez sur la faisabilité d’installer une borne de recharge ? Vous n’êtes pas seul. La recharge à domicile constitue aujourd’hui l’un des défis majeurs pour démocratiser le véhicule électrique, particulièrement dans les immeubles collectifs. Alors que les ventes d’électriques progressent sensiblement – avec une hausse de 38% des immatriculations au second semestre 2025 et plus d’une voiture sur trois électrifiée vendue dans l’Hexagone – la question de l’accès à la recharge en copropriété se pose avec une acuité croissante. Dans ce contexte, Zeplug et Logivolt, filiale de la Caisse des Dépôts, viennent d’annoncer l’extension de leur collaboration pour faciliter le déploiement d’infrastructures de recharge dans tous les types de parkings collectifs.
Jusqu’à présent, l’offre conjointe de Zeplug et Logivolt se concentrait principalement sur les parkings extérieurs. Désormais, le dispositif s’élargit pour couvrir l’ensemble des configurations : parkings souterrains, couverts et en plein air. Le principe repose sur une répartition claire des rôles : Logivolt prend en charge le financement de l’infrastructure collective, tandis que Zeplug assure l’installation technique et la gestion opérationnelle des bornes.
L’argument central mis en avant concerne le zéro reste à charge pour la copropriété. Concrètement, l’installation de l’infrastructure électrique nécessaire ne pèse pas sur le budget collectif de l’immeuble. Pour de nombreux syndics et conseils syndicaux, c’est précisément ce point financier qui bloque souvent les discussions en assemblée générale. Quand on sait qu’une installation collective peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros selon la taille du parking, comprendre que ce montant ne sera pas prélevé sur les charges communes change la donne.
Au-delà du financement, la question du temps d’attente constitue un autre frein majeur. Le partenariat promet une mise en œuvre rapide : les travaux démarreraient dès la signature du contrat, et une fois l’infrastructure collective installée, un résident pourrait disposer de sa borne individuelle en moyenne sous quatre semaines. Dans un secteur où les démarches peuvent facilement s’étaler sur plusieurs mois entre les votes en AG, les demandes de devis, les travaux de mise aux normes et les raccordements, cette réactivité représente un avantage significatif.
La formule proposée se veut uniforme, quel que soit le type d’immeuble concerné. Pas d’engagement contractuel contraignant pour l’abonné, une offre clé en main et un positionnement tarifaire annoncé comme compétitif. Si vous vous demandez si l’électrique est compatible avec votre place de parking en copropriété, ce type de solution vise précisément à lever cette incertitude. Dans les faits, sans accès simplifié à la recharge en habitat collectif, la diffusion des véhicules électriques risque de rester limitée, puisque tous les conducteurs ne disposent pas d’une maison individuelle avec garage.
Zeplug affiche des chiffres qui témoignent d’une croissance soutenue : près de 25 000 résidences seraient équipées ou engagées dans le processus en France. L’expansion ne se limite pas aux frontières hexagonales. Plus de 1 000 immeubles supplémentaires auraient adopté la solution au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Portugal. Au total, plus de deux millions de personnes bénéficieraient d’un accès facilité à la recharge via ce modèle.
Cette montée en puissance accompagne naturellement l’essor du marché électrique. Selon l’entreprise, l’utilisation de ses infrastructures aurait permis d’éviter l’émission de 18 000 tonnes de CO2 équivalent en 2025. Ces données sont avancées dans un contexte où la réduction des émissions liées au transport devient un indicateur scruté par les acteurs publics comme privés, dans le cadre des objectifs climatiques nationaux et européens.
L’aspect financier ne se limite pas à l’installation. Zeplug avance qu’un conducteur peut économiser environ 1 000 euros par an par rapport à un véhicule thermique, en tenant compte des coûts d’usage. Bien entendu, ce calcul dépend de plusieurs variables :
Malgré ces variations, la tendance reste globalement favorable aux voitures électriques sur le long terme, particulièrement pour ceux qui peuvent recharger à domicile. La recharge nocturne en heures creuses permet de profiter de tarifs avantageux, souvent deux à trois fois moins chers que le plein d’essence ou de diesel au litre.
Du côté de Logivolt, l’objectif consiste à accélérer le déploiement d’infrastructures collectives sans grever les finances des copropriétés. Le financement tiers devient alors un outil stratégique. Dans un marché où l’accès à la recharge représente encore un frein à la fois psychologique et pratique, proposer un modèle sans avance de fonds collective peut effectivement faire basculer les décisions.
Pour 2026, l’ambition affichée est d’amplifier ce mouvement, avec une alliance qui s’inscrit dans une logique d’industrialisation du déploiement. Moins de complexité administrative, moins d’incertitude financière, des délais raccourcis : le triptyque vise à rendre l’installation de bornes aussi simple qu’une signature de contrat.
Reste à observer comment les copropriétés s’approprieront concrètement ce type d’offre. Les décisions en assemblée générale ne sont jamais automatiques, et chaque immeuble présente ses spécificités techniques : capacité électrique du bâtiment, configuration du parking, présence ou non d’un tableau électrique dédié. Les contraintes architecturales et réglementaires peuvent varier considérablement d’une résidence à l’autre.
Si la recharge devient aussi accessible que le promettent les deux partenaires, le paysage de la mobilité électrique urbaine pourrait évoluer plus rapidement que prévu. Pour les habitants de copropriété qui hésitent encore à franchir le pas vers l’électrique faute de solution de recharge pratique, ce type d’initiative répond directement à une préoccupation majeure. La généralisation de ce modèle pourrait bien représenter l’une des clés pour que le véhicule électrique devienne une option crédible pour l’ensemble des automobilistes français, quelle que soit leur situation résidentielle.
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