Du saladier à l’électrique : les épinards et kiwis, nouveaux héros du recyclage du Lithium

ParPhilippe Moureau 2 novembre 2023 à 17h52

Imaginez un monde où les épinards, les kiwis et le blé jouent un rôle crucial dans le recyclage des batteries de nos voitures électriques. Il ne s’agit pas d’un film de science-fiction, mais d’une avancée majeure découverte par des chercheurs suédois.

Un acide naturel pour une révolution verte

Face à la montée de la mobilité électrique, le recyclage des batteries pour tous les moyens de transport devient primordial. Jusqu’à présent, de nombreuses techniques employées s’avéraient nocives pour l’environnement, demandaient beaucoup d’énergie et étaient complexes. La réponse pourrait venir d’une source insoupçonnée : l’acide oxalique présent naturellement dans des aliments que nous consommons couramment.

En effet, les scientifiques du département de chimie et de génie chimique de l’université Chalmers de Göteborg en Suède ont mis au point une méthode utilisant cet acide pour extraire efficacement les métaux contenus dans les batteries. Selon leurs travaux, ils parviennent à récupérer 98% du lithium et 100% de l’aluminium, ainsi que d’autres matériaux essentiels tels que le nickel, le cobalt ou le manganèse.

“Jusqu’à présent, personne n’avait réussi à trouver les bonnes conditions pour séparer autant de lithium à l’aide d’acide oxalique, tout en éliminant l’aluminium. Comme toutes les piles contiennent de l’aluminium, il faut pouvoir l’éliminer sans perdre les autres métaux. Nous y sommes parvenus sans utiliser d’autres produits chimiques.” déclare fièrement Léa Rouquette, doctorante à l’université de Chalmers.

De la théorie à la pratique : vers une mise en œuvre industrielle

Les résultats obtenus par l’équipe suédoise ne sont pas de simples expériences de laboratoire. Ils ont été testés sur des cellules de batteries de voitures, montrant une capacité à recycler presque intégralement leur contenu. La méthode révolutionnaire consiste en une solution avec le bon taux d’acide oxalique. Une fois chauffée à une température précise, cette solution transforme les métaux en une sorte de poudre noire soluble. La séparation et la purification des métaux deviennent alors grandement facilitées.

“Les métaux ayant des propriétés très différentes, il n’est pas difficile de les séparer. Notre méthode est une voie nouvelle et prometteuse pour le recyclage des batteries, qui mérite d’être explorée davantage et qui, nous l’espérons, sera adoptée dans l’industrie prochainement”, affirme Martina Petranikova, à la tête de l’équipe de recherche.

À la croisée de la nature et de la technologie, cette découverte révolutionnaire offre une lueur d’espoir pour un avenir où les voitures électriques et leur recyclage seront réellement verts. Qui aurait cru que nos salades pourraient contribuer à façonner le futur de la mobilité ?

Par Philippe Moureau

Quadragénaire passionné de voitures électriques. Je m'intéresse à la transition énergétique et à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Je suis un véritable passionné de voitures électriques et un défenseur de l'environnement.

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