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Ford prépare son retour sur la mythique course de côte de Pike’s Peak avec sa Super Mustang Mach-E, une voiture de course électrique qui n’a que le nom en commun avec le SUV de série. Après avoir été privé de la victoire absolue en 2025 à cause des conditions météorologiques, le constructeur américain compte bien prendre sa revanche cette année.
La Pike’s Peak International Hill Climb, organisée pour la 104e fois en 2026, reste l’une des épreuves les plus redoutables du calendrier automobile mondial. Cette course de côte unique en son genre démarre à 2 862 mètres d’altitude pour culminer à 4 300 mètres, soit un dénivelé moyen de 7,2% sur les 20 kilomètres du parcours. Surnommée la “Course vers les Nuages”, elle met à rude épreuve les moteurs thermiques qui peinent à trouver l’oxygène nécessaire à une combustion optimale.
Contrairement aux véhicules thermiques, les voitures électriques ne souffrent pas du manque d’oxygène caractéristique de la haute altitude. Cette particularité leur confère un avantage considérable sur Pike’s Peak, comme l’a démontré la Volkswagen ID.R en 2018. Pilotée par Romain Dumas, elle détient toujours le record absolu avec un temps de 7 minutes et 57 secondes.
Ford n’est pas novice sur cette épreuve. Le constructeur y a déjà engagé plusieurs prototypes électriques spectaculaires, notamment son SuperVan et son SuperTruck. Mais c’est en 2025 que la marque a franchi un cap en alignant une véritable voiture de sport avec sa Super Mustang Mach-E. Malgré son nom inspiré du SUV électrique de série, cette machine de course adopte une silhouette de coupé sport surbaissé totalement différente.
L’an dernier, la Super Mustang Mach-E a livré une prestation remarquable en remportant sa catégorie et en terminant deuxième au classement général. Pourtant, ce résultat a laissé un goût d’inachevé chez Ford, qui visait la victoire absolue. Les conditions météorologiques en ont décidé autrement.
Des vents violents ont en effet contraint les organisateurs à écourter la course, limitant le parcours aux portions basses de la montagne. Cette décision, motivée par les risques d’éboulements et de chutes de pierres, a particulièrement pénalisé les véhicules électriques qui voient leur avantage s’accentuer avec l’altitude. Romain Dumas, au volant de la Ford, était convaincu qu’une course complète lui aurait permis de l’emporter, mais comme il l’a résumé avec philosophie : “c’est la montagne qui décide”.
Ford Racing a confirmé son retour sur Pike’s Peak avec le même duo gagnant : Romain Dumas au volant et la Super Mustang Mach-E comme monture. Le constructeur évoque des “spécifications mises à jour” pour l’édition 2026, sans pour autant dévoiler les détails techniques de ces améliorations.
Cette discrétion alimentera sans doute les spéculations jusqu’à la course. Les ingénieurs de Ford ont eu une année complète pour analyser les données de 2025 et peaufiner leur machine. Les domaines d’amélioration potentiels sont nombreux :
Ford devra composer avec une concurrence acharnée. Pike’s Peak attire chaque année des constructeurs et des équipes privées désireux de se mesurer à cette épreuve légendaire. Les véhicules électriques sont désormais majoritaires dans les catégories de pointe, chacun cherchant à détrôner le record de la Volkswagen ID.R.
L’expérience de Romain Dumas, détenteur du record absolu et connaisseur parfait des 156 virages du parcours, constitue un atout majeur pour Ford. Le pilote français maîtrise les subtilités de cette course où la moindre erreur peut être fatale. Depuis sa création en 1916, Pike’s Peak a malheureusement coûté la vie à sept pilotes, rappelant que la performance ne doit jamais primer sur la sécurité.
Avec cette nouvelle tentative, Ford espère bien effacer la frustration de 2025. Les données météorologiques seront scrutées de près, car sur Pike’s Peak, la technique ne suffit pas toujours. Il faut aussi composer avec les caprices de la montagne, qui garde jalousement ses secrets jusqu’au jour J.
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