Quelle voiture électrique conserve le mieux sa batterie ? La réponse d’une étude massive
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Hyundai a profité de son CEO Investor Day 2026 pour lever le voile sur une stratégie d’envergure jusqu’en 2030. Parmi les annonces marquantes, un nouveau SUV électrique de segment D, positionné au-dessus de l’IONIQ 5 dans la gamme du constructeur coréen, fait son apparition. Encore mystérieux, ce modèle s’inscrit dans un plan produit extrêmement dense qui touche aussi bien les marchés européens qu’asiatiques.
Au premier semestre 2026, Hyundai a vendu 2 millions de véhicules et enregistré un chiffre d’affaires record de 95 200 milliards de wons, soit environ 69 milliards de dollars, en hausse de 3 % par rapport à la même période l’année précédente. Ces performances permettent au groupe Hyundai Motor — qui inclut Kia et Genesis — de se hisser à la deuxième place mondiale en termes de rentabilité, derrière Toyota, et au troisième rang en volume de ventes. José Muñoz, président et PDG de Hyundai Motor Company, a résumé la situation sans fausse modestie lors de l’événement : « C’est une belle période pour être chez Hyundai. »
D’ici 2030, le constructeur vise 5,5 millions de véhicules vendus par an, contre 4,1 millions en 2025. Ce qui change vraiment la donne, c’est la composition de ce volume : les véhicules électrifiés — hybrides, 100 % électriques et véhicules à autonomie étendue (EREV) — devraient représenter 60 % des ventes, contre seulement 23 % en 2025. Pour y parvenir, Hyundai et Genesis prévoient de lancer 100 modèles nouveaux ou restylés dans le monde d’ici à 2030, dont 58 en Amérique du Nord, 49 en Corée du Sud, 41 en Europe et 26 en Inde.
Sur les huit prochains mois, Hyundai s’apprête à lancer pas moins de sept modèles inédits ou renouvellements. La liste comprend la nouvelle Elantra (rebaptisée Avante en Corée), l’IONIQ 3, les nouveaux Tucson et Tucson Hybrid, le premier Santa Fe EREV de la marque, un SUV électrique de segment A destiné à l’Inde, un B-SUV mondial et un second B-SUV pensé pour le marché européen. Ce rythme de lancement illustre bien l’accélération souhaitée par le groupe.
Pour l’Europe en particulier, cinq nouveaux modèles électriques ont été annoncés :
Ce dernier, le fameux D-SUV, a été brièvement montré sur scène, positionné dans la gamme entre l’IONIQ 5 et le Santa Fe. Aucune spécification technique n’a été communiquée pour l’instant, mais sa présence dans le diaporama dédié à la stratégie Europe confirme qu’il s’agit d’un modèle à vocation internationale.
Le nouveau SUV de segment D est apparu au moment précis où Muñoz évoquait la stratégie de Hyundai en Chine. Le constructeur mise sur une approche qu’il résume lui-même par la formule « In China, for China » : des partenariats locaux pour le développement technologique, en s’appuyant sur les acteurs de l’industrie chinoise. L’IONIQ V, lancé plus tôt en 2026, est le premier modèle issu de cette nouvelle philosophie. Le D-SUV s’inscrirait dans une Phase II de ce plan, aux côtés d’un B-SUV, d’un C-SUV, d’un D-MPV et d’une berline D, tous prévus pour 2027 ou au-delà.
Ce qui distingue ce futur modèle sur le plan technique, c’est sa base : une plateforme SDV (Software-Defined Vehicle) full-stack, conçue pour intégrer nativement des fonctions logicielles avancées. Hyundai prévoit d’y embarquer un système ADAS de niveau 2 dès la première série de production en 2028, grâce à un partenariat avec NVIDIA. En parallèle, l’IA maison de Hyundai, baptisée Atria AI, commencera à collecter des données sur les routes coréennes dès la fin 2026, avec pour objectif de monter progressivement jusqu’au niveau 4 d’autonomie.
Au-delà de la mécanique et de l’autonomie, Hyundai place le logiciel au cœur de l’expérience utilisateur. Le D-SUV embarquera le système d’infodivertissement nouvelle génération Pleos Connect, déjà introduit sur l’IONIQ 3 qui en est la première déclinaison européenne. Ce système repose directement sur Android Automotive OS, ce qui permet une navigation par applications, des écrans personnalisables et une interface qui s’apparente davantage à l’usage d’un smartphone qu’à celui d’un tableau de bord traditionnel.
Intégré à cette architecture logicielle, Gleo AI fait office d’assistant embarqué intelligent. Il ne s’agit pas d’un simple assistant vocal, mais d’un compagnon de bord capable d’interagir de manière contextuelle avec le conducteur. Hyundai ne communique pas encore de détails précis sur ses capacités réelles, mais la direction est clairement celle d’un véhicule pensé autant comme un objet connecté que comme un outil de transport. Sur un marché où les constructeurs chinois avancent vite sur ce terrain, Hyundai semble vouloir répondre avec ses propres solutions, développées à l’échelle mondiale.
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