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Karma Automotive sort de l’ombre avec l’Amaris, un coupé deux places qui mise sur une architecture à prolongateur d’autonomie. Présentée officiellement lors du prestigieux événement The Quail, cette proposition californienne affiche des ambitions élevées sur un marché du luxe électrique déjà bien encombré. Avec son tarif annoncé autour de 200 000 dollars et une production programmée pour le quatrième trimestre 2026, l’Amaris entend marquer les esprits par son approche technique particulière.
Le constructeur, qui peine depuis des années à capitaliser sur l’héritage de l’ancienne Fisker Karma, mise cette fois sur un positionnement haut de gamme assumé. Cette stratégie semble cohérente quand on observe les performances annoncées et le niveau de finition promis. Reste à savoir si cette approche permettra enfin à Karma de trouver sa place dans l’écosystème automobile américain.
L’Amaris repose sur une configuration technique que vous ne trouverez pas chez la concurrence directe. Deux moteurs électriques montés sur l’essieu arrière délivrent une puissance combinée de 708 chevaux et un couple de 918 Nm. Ces chiffres permettent à ce coupé d’abattre le 0 à 100 km/h en moins de 3,6 secondes et d’atteindre une vitesse maximale bridée à 266 km/h.
La batterie haute tension de 41,5 kWh assure une autonomie électrique de plus de 160 kilomètres selon les estimations du constructeur. Loin des standards actuels des véhicules électriques premium, cette capacité relativement modeste s’explique par la présence d’un moteur trois cylindres turbo qui fait office de générateur. Cette unité thermique n’entraîne jamais directement les roues mais recharge la batterie en roulant, permettant d’atteindre une autonomie totale supérieure à 650 kilomètres.

L’extérieur de l’Amaris mélange aluminium et fibre de carbone, une combinaison classique mais efficace pour conjuguer légèreté et rigidité. Les jantes forgées Constellation de 22 pouces complètent une silhouette qui ne manque pas d’allure, même si elle reste dans les codes esthétiques attendus pour ce segment.
L’habitacle mérite davantage d’attention avec ses trois écrans disposés sur la planche de bord. Cette configuration reprend les tendances observées chez Ferrari ou Audi :
Les matériaux choisis reflètent le positionnement premium : cuir, suède, fibre de carbone et accents noir piano habillent cet espace biplace. Le toit en verre électrochrome peut passer de transparent à opaque d’une simple pression, ajoutant une touche technologique appréciable. L’espace arrière, dépourvu de sièges, sert exclusivement au rangement des bagages.

Karma Automotive n’a jamais réussi à capitaliser durablement sur son héritage Fisker malgré plusieurs tentatives de relance. L’Amaris représente peut-être la dernière chance pour ce constructeur de se faire une place pérenne sur le marché américain. Le positionnement à 200 000 dollars le place en concurrence directe avec des références établies comme la Porsche Taycan Turbo S ou l’Audi e-tron GT.
La production prévue pour le quatrième trimestre 2026 laisse suffisamment de temps pour peaufiner la mise au point, mais soulève aussi des interrogations sur la capacité de Karma à tenir ses engagements. L’historique du constructeur, marqué par plusieurs retards et difficultés financières, n’incite pas à l’optimisme aveugle.
| Caractéristique | Karma Amaris | Porsche Taycan Turbo S |
|---|---|---|
| Puissance | 708 ch | 761 ch |
| 0-100 km/h | 3,6 s | 2,8 s |
| Autonomie | 650 km (avec prolongateur) | 440 km |
| Prix estimé | 200 000 $ | 190 000 € |

L’approche du prolongateur d’autonomie pourrait séduire une clientèle encore réticente à l’électrique pur, particulièrement sur le marché américain où les infrastructures de recharge restent perfectibles. Cette solution technique, déjà explorée par BMW avec l’i3 REX, offre une tranquillité d’esprit que ne procurent pas toujours les véhicules électriques traditionnels. Si Karma parvient à livrer un produit abouti dans les délais annoncés, l’Amaris pourrait effectivement trouver son public parmi les amateurs de conduite électrique sans compromis sur l’autonomie.
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