Ioniq 5 N : un youtubeur améliore l’autonomie de 12 % avec un simple petit changement
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Il existe des voitures de piste, et puis il existe la McMurtry Spéirling Pure. Ce monoplace électrique britannique n’est pas conçu pour votre trajet domicile-travail, ni même pour une sortie dominicale. C’est une machine de circuit radicale, vendue 1,36 million de dollars avant taxes et personnalisations, produite à seulement 99 exemplaires, et capable d’atteindre les 100 km/h en environ 1,65 seconde. Comment ? Grâce à un système de ventilateurs qui aspire littéralement la voiture contre le sol. McMurtry a présenté le premier prototype au Goodwood Festival of Speed en 2021 ; cinq ans plus tard, la version de série est là, et elle ne ressemble à pas grand-chose de ce que vous avez pu voir jusqu’ici sur un circuit.
Sous la carrosserie en fibre de carbone de la Spéirling Pure se trouve un bloc-batterie de 100 kWh, nettement plus généreux que les 60 kWh du prototype initial. Ce gain en capacité a imposé une révision complète de la cellule : l’empattement passe de 2 à 2,2 mètres, la voiture est 14 % plus large et 11 % plus longue. McMurtry affirme que la version de série est neuve à 95 % par rapport aux prototypes — autrement dit, c’est quasi une autre voiture qui partage simplement le même nom et le même concept.
Le poids grimpe en conséquence : on passe de 1 050 kg pour l’ancien prototype à 1 350 kg pour la version définitive. Ce n’est pas léger pour une monoplace, mais avec 1 000 chevaux envoyés aux seules roues arrière, le rapport poids/puissance reste brutal. La vitesse de pointe annoncée est de 305 km/h. L’autonomie, elle, est estimée à environ 50 km roulés au rythme d’un prototype LMP2 — ce qui représente, en pratique, plusieurs sessions de piste intenses. McMurtry avait évoqué par le passé une autonomie d’environ 480 km en conduite routière normale, mais cette donnée n’apparaît plus dans les communications officielles récentes. Pour la recharge, comptez entre 20 et 60 minutes de 20 % à 95 %, selon la puissance du chargeur disponible, la température ambiante et l’état thermique de la batterie.

C’est là que la McMurtry se distingue vraiment. Là où d’autres hypercars jouent sur les ailerons, les diffuseurs ou les suspensions actives pour générer de l’appui, la Spéirling embarque deux grands ventilateurs qui aspirent l’air sous la voiture, créant un effet de sol artificiel pouvant atteindre 2 000 kg d’appui aérodynamique. Et contrairement à l’appui aérodynamique classique qui ne fonctionne qu’à haute vitesse, ce système est actif dès l’arrêt complet. La voiture peut donc coller au sol même à vitesse nulle.
Des jupes entourent la caisse pour confiner l’air aspiré. Ces jupes sont rétractables via un compresseur d’air embarqué — les prototypes nécessitaient une source d’air externe pour les manœuvrer. Sur la version de série, tout se gère de l’intérieur. Les deux ventilateurs disposent désormais de moteurs inédits, de nouvelles pales, d’un refroidissement revu et d’un emplacement différent dans le châssis. Résultat, la Spéirling peut encaisser jusqu’à 3 g en courbe comme au freinage, des valeurs comparables à celles d’une Formule 1 en configuration standard.

La Spéirling Pure est livrée avec une garde au sol relevée de 20 % par rapport au prototype, des pneumatiques plus larges avec davantage de flanc pour mieux absorber les imperfections de certains circuits, et un habitacle repensé. Le siège est moulé sur mesure aux mensurations de son propriétaire, et McMurtry annonce qu’un pilote mesurant jusqu’à 2,01 mètres peut prendre place à bord. Ce n’est pas anodin pour une monoplace de ce gabarit. Sous le becquet arrière, un petit espace de rangement permet de loger un casque — et pas grand-chose d’autre, mais vous ne partirez de toute façon pas faire un road trip avec cette machine.
La voiture est désormais équipée de feux avant et arrière, avec clignotants et feux de détresse. Ce n’est pas pour autant qu’elle est homologuée pour la route — elle ne l’est pas. En revanche, elle est éligible au Global Time Attack aux États-Unis et à l’European Time Attack Masters sur le Nürburgring. McMurtry précise qu’il est possible de faire rouler la voiture avec juste un pilote et “un ami compétent”, mais la marque propose également une formule d’assistance complète, moyennant un supplément. Pour les circuits sans infrastructure de recharge adaptée, McMurtry vendra aussi une batterie portable de 100 kWh avec une puissance de charge de 120 kW, à brancher directement sur la voiture.
| Caractéristique | Prototype (2021) | Spéirling Pure (série) |
|---|---|---|
| Batterie | 60 kWh | 100 kWh |
| Puissance | Non communiquée | 1 000 ch |
| Poids | 1 050 kg | 1 350 kg |
| Empattement | 2,0 m | 2,2 m |
| Appui max | Non communiqué | 2 000 kg |
| Vitesse max | Non communiquée | 305 km/h |
| Prix de base | — | 1,36 M$ |
McMurtry dit vouloir développer une déclinaison homologuée pour la route, mais aucun calendrier n’a été communiqué à ce stade. Il serait techniquement complexe d’adapter l’ensemble du système de ventilateurs et des jupes aux exigences réglementaires européennes ou américaines, sans même évoquer les contraintes liées aux piétons ou aux normes de sécurité passive. En attendant, la Spéirling Pure reste une proposition ultra-exclusive, réservée aux passionnés disposant à la fois du budget, d’un accès à des circuits privés, et d’une appétence réelle pour les voitures électriques de piste à la limite du prototype de compétition.
Si vous faites partie des 99 acheteurs potentiels, sachez que McMurtry peut gérer l’ensemble de la logistique à votre place : transport, recharge sur circuit, maintenance. Vous arrivez au paddock, vous vous installez dans votre siège moulé sur mesure, et vous roulez. C’est une proposition qui a sa cohérence, à condition d’avoir sept chiffres disponibles sur votre compte en banque.
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