La voiture électrique, un flop en France ? Les ventes cachent une réalité surprenante

ParPhilippe Moureau 28 mars 2024 à 7h53

Les français ne semblent pas apprécier la voiture électrique. Et pourtant, les chiffres viennent remettre les choses au clair avec une progression record et des ventes électriques à faire pâlir les plus sceptiques. La France se paie même le luxe d’être un véritable leader Européen.

La voiture électrique en France, une drôle histoire d’amour et de haine

Avec une augmentation impressionnante de 33,9 % des ventes par rapport à l’année précédente sur la même période, la France se place désormais en deuxième position en Europe, devançant des pays pionniers comme la Suède et la Norvège. Avec 45 842 ventes de voitures électriques en Janvier et février 2024, c’est un chiffre record, à comparer par exemple avec les ventes de diesel s’élevant à 19 841 et de celles de motorisations essence non electrifiées s’élevant à 89 822.

Cette dynamique illustre parfaitement l’engouement croissant pour les véhicules moins polluants et témoigne d’un changement profond dans les habitudes de consommation des Français, malgré le fait que l’on entend souvent les français ne pas croire en cette mobilité électrifiée.

Ce phénomène n’est pas isolé. En février 2024, le marché automobile de l’Union Européenne a connu une croissance générale de 10,1 %, avec les véhicules électriques maintenant leur part de marché stable à 12 %. Alors que les modèles à essence restent en tête des préférences des acheteurs, suivis de près par les hybrides, les ventes de diesel continuent de chuter dans la plupart des grands marchés, à l’exception notable de l’Allemagne.

Source : Rapport ACEA

Le marché automobile européen en plein essor

Le marché de l’UE a vu ses ventes grimper à 883 608 unités en février 2024, soit une hausse de 10,1 % par rapport à la même période l’an dernier. Parmi les quatre plus grands marchés de l’UE, la France (+13 %) et l’Italie (+12,8 %) ont affiché une croissance à deux chiffres, tandis que l’Espagne (+9,9 %) et l’Allemagne (+5,4 %) n’étaient pas loin derrière. Sur les deux premiers mois de l’année, l’augmentation des immatriculations a atteint 11,2 %, pour un total de 1,7 million d’unités, grâce à la solide performance des principaux marchés.

En détail, la répartition des nouvelles immatriculations par source d’énergie en février révèle que les voitures électriques détiennent une part de marché de 12 %, un chiffre stable par rapport à février 2023, tandis que les voitures hybrides en captent près de 29 %. La part de marché combinée des voitures à essence et diesel a, quant à elle, diminué, passant de 51,9 % à 48,4 %.

Source : Rapport ACEA

Un engouement marqué pour l’électrique

Les ventes de voitures électriques en février 2024 ont connu une hausse modeste de 9 % pour atteindre 106 187 unités. Parmi les grands marchés, la Belgique (+66,9 %), la France (+31,8 %) et les Pays-Bas (+20,9 %) ont enregistré des gains significatifs à deux chiffres, tandis que l’Allemagne a vu ses immatriculations diminuer de 15,4 %.

Parallèlement, les nouvelles immatriculations de voitures hybrides ont bondi de 24,7 %, tirées par une croissance substantielle dans les quatre plus grands marchés : France (+41,5 %), Espagne (+26,5 %), Allemagne (+16,4 %), et Italie (+16,1 %), représentant ensemble plus de 70 % des ventes de l’UE. Les voitures hybrides représentent désormais 28,9 % du marché.

Les voitures à essence et diesel : un paysage en mutation

En février 2024, le marché des voitures à essence dans l’UE a progressé de 6,1 %, grâce notamment à des augmentations significatives dans les quatre plus grands marchés, en particulier en Italie (+33,4 %). Malgré sa popularité, la part de marché de l’essence a diminué, passant de 36,9 % à 35,5 %. En revanche, le marché des voitures diesel a connu une contraction de 5,1 %, avec un déclin observé dans plusieurs marchés, y compris trois des plus importants : France (-30,5 %), Espagne (-17,4 %), et Italie (-11,8 %). Seule l’Allemagne a défié cette tendance, avec une croissance des ventes diesel de 9,7 %.

Cette analyse met en lumière la transition rapide vers les véhicules électriques en Europe, avec la France en figure de proue. L’attrait pour les voitures moins polluantes est indéniable, un signe encourageant pour l’avenir de notre planète. Alors que le marché continue d’évoluer, l’intérêt pour les technologies propres ne fait que croître, promettant un avenir plus vert sur les routes européennes.

Source : Rapport ACEA de février 2024

Par Philippe Moureau

Quadragénaire passionné de voitures électriques. Je m'intéresse à la transition énergétique et à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Je suis un véritable passionné de voitures électriques et un défenseur de l'environnement.

🙋‍♂️ Réagissez à l'article 💬
S’abonner
Notification pour
guest

47 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Suivez-nous sur Facebook

Continuez de suivre nos dernières actualités en nous ajoutant sur Google News !

Inscrivez-vous à notre newsletter