Lotus abandonne le tout électrique en ajoutant un moteur essence à ses modèles
Lotus vient de bouleverser sa stratégie en présentant une version hybride rechargeable de son SUV Eletre. Baptisée “For Me”, cette […]

Sommaire
Renault frappe fort avec son futur Trafic électrique, dévoilé cette semaine au Salon Solutrans de Lyon. Ce véhicule utilitaire électrique marque une rupture technologique pour le constructeur français, qui mise sur une architecture 800V inédite et un concept de véhicule centré sur le logiciel. Vous vous intéressez à ce nouveau modèle ? Préparez-vous à patienter, car les délais de livraison risquent de vous décourager.
Développé en partenariat avec la coentreprise Flexis, qui rassemble Renault, Volvo Group et l’armateur CMA-CGM, ce Trafic nouvelle génération rompt complètement avec l’actuelle version thermique. Cette dernière continuera sa carrière en parallèle, mais l’électrique emprunte désormais une voie technologique totalement différente.
Le secret de ce nouveau Trafic réside dans sa plateforme skateboard, une architecture qui place les batteries dans le plancher pour libérer un maximum d’espace utile. Cette conception permet d’obtenir des dimensions externes compactes tout en maximisant le volume de chargement. La version L1, longue de seulement 4,87 mètres, offre ainsi 5,1 m³ de volume utile, tandis que la L2 s’étend sur 5,27 m pour atteindre 5,8 m³.
Le nez raccourci du véhicule apporte un avantage non négligeable en usage urbain : le diamètre de braquage équivaut désormais à celui du Kangoo, facilitant considérablement les manœuvres dans les centres-villes encombrés. Cette compacité n’empêche pas le Trafic de conserver ses capacités professionnelles avec une charge utile de 1,25 tonnes et une capacité de remorquage de 2 tonnes.
Sous le capot, un moteur électrique de 145 kW (197 ch) développe un couple maximal de 345 Nm, des performances qui devraient satisfaire la plupart des usages professionnels. Renault propose deux chimies de batterie pour s’adapter aux différents besoins des utilisateurs :
Cette double approche permet aux professionnels de choisir selon leurs contraintes budgétaires et leurs besoins kilométriques quotidiens. Les batteries LFP, plus abordables et durables, conviennent parfaitement aux tournées urbaines, tandis que les NMC s’adressent aux utilisateurs parcourant de longues distances.
Le véritable atout de ce Trafic réside dans sa capacité de recharge. Première chez Renault, l’architecture 800V autorise des puissances de charge très élevées, même si le constructeur reste discret sur les chiffres exacts. La promesse annoncée fait saliver : passer de 15 à 80 % en seulement 20 minutes sur une borne rapide compatible.
Au-delà de la recharge rapide, le véhicule intègre des fonctions V2G (Vehicle-to-Grid) et V2L (Vehicle-to-Load). Ces technologies permettront d’utiliser la batterie comme source d’énergie pour alimenter des outils sur un chantier ou même de revendre de l’électricité au réseau lors des pics de consommation.
Ce Trafic inaugure le concept SDV (Software Defined Vehicle) chez Renault, plaçant le logiciel au cœur du véhicule. Cette approche permet des mises à jour à distance tout au long de la vie du véhicule, à l’image d’un smartphone. Les propriétaires pourront ainsi ajouter de nouvelles fonctionnalités sans passer par l’atelier.
L’écran tactile central de 12 pouces embarque le système openR evo avec Google intégré, disponible sous forme d’option évolutive. Les gestionnaires de flottes bénéficient d’un accès simplifié aux données de leurs véhicules, facilitant le suivi et la maintenance préventive.
| Fonctionnalité | Avantage professionnel |
|---|---|
| Système personnalisable | Adaptation aux métiers spécifiques |
| Intégration logicielle | Transmission temps réel des données de livraison |
| Mises à jour OTA | Amélioration continue sans immobilisation |
Malgré toutes ces promesses technologiques, un élément vient ternir le tableau : les délais de production. Alors que Renault a présenté ce Trafic électrique dès le printemps 2025, les premiers exemplaires ne sortiront de l’usine de Sandouville qu’en fin 2026. Les premières livraisons clients ne débuteront donc probablement qu’au début 2027.
Cette attente de près de deux ans entre l’annonce et la disponibilité effective risque de pousser certains professionnels vers la concurrence. Dans un marché des utilitaires électriques de plus en plus concurrentiel, ce délai pourrait coûter cher à Renault, surtout face à des rivaux comme Volkswagen avec son ID.Buzz Cargo ou Ford avec son E-Transit.
Le nouveau Trafic électrique semble prometteur sur le papier, avec des innovations technologiques réelles et une approche moderne de la connectivité. Reste à savoir si ces atouts suffiront à compenser une arrivée tardive sur un marché en pleine ébullition. Pour les professionnels pressés de passer à l’électrique, l’attente risque d’être longue.
Réagissez à l'article