Derrière le prix choc de la Twingo électrique, une technologie venue de Chine
La nouvelle Renault Twingo E-Tech, dévoilée fin 2025, cachera sous son capot un moteur développé en Chine mais assemblé en […]
Sommaire
Le Canada vient de redéfinir sa politique tarifaire concernant les véhicules électriques chinois, et cette décision pourrait bien changer la donne sur le marché nord-américain. Lotus Technology, constructeur britannique contrôlé majoritairement par le groupe chinois Geely, annonce une baisse spectaculaire du prix de son SUV électrique haute performance. Cette mesure gouvernementale fait passer les droits de douane de 100% à seulement 6,1%, créant une opportunité inédite pour les consommateurs canadiens.
L’Eletre, SUV électrique premium fabriqué à Wuhan, voit son tarif canadien divisé par deux suite à cette réforme tarifaire. Vous pourrez désormais accéder à cette technologie de pointe à un prix nettement plus accessible. Lotus prévoit que cette baisse drastique générera une croissance exponentielle de la demande, particulièrement sur le segment des véhicules électriques de luxe.
Le constructeur avait initialement lancé l’Eletre au Canada il y a deux ans avec un prix de départ de 126 800 dollars canadiens. Actuellement, seule la version Carbon ultra-haut de gamme reste disponible sur le configurateur en ligne, affichée à 313 500 dollars canadiens soit environ 230 000 dollars américains. Cette version embarque une motorisation bi-moteur de 905 chevaux, capable d’atteindre les 100 km/h en 3,1 secondes et offrant une autonomie d’environ 450 kilomètres grâce à sa batterie de 109 kWh.

Le Premier ministre Mark Carney a annoncé cette mesure dans le cadre d’un accord commercial plus large. Le Canada autorise désormais l’importation de 49 000 véhicules électriques chinois par an en échange de tarifs réduits sur certaines exportations canadiennes vers la Chine, notamment le canola. Ce quota représente environ 2,5% des 1,9 million de véhicules neufs vendus dans le pays l’année dernière.
Cette ouverture n’est pas illimitée : plus de la moitié de ces importations devront être des modèles abordables, vendus 35 000 dollars canadiens ou moins. Le quota évoluera progressivement pour atteindre environ 70 000 véhicules électriques dans les cinq prochaines années, laissant néanmoins de la place aux véhicules premium comme l’Eletre.
Cette réduction tarifaire pourrait repositionner l’Eletre face à des concurrents comme le Tesla Model Y, tout en conservant son positionnement haut de gamme. Si Lotus décide de réintroduire la version d’entrée de gamme avec cette baisse de 50%, le SUV britannique deviendrait soudainement compétitif sur un segment de marché beaucoup plus large.
Les caractéristiques techniques de l’Eletre justifient amplement son positionnement premium :
Qingfeng Feng, PDG de Lotus, salue cette “politique tarifaire optimisée qui crée un environnement de marché plus ouvert et équitable pour les marques automobiles internationales”. Cette déclaration suggère que d’autres constructeurs pourraient rapidement ajuster leurs stratégies tarifaires pour profiter de cette ouverture.
L’impact de cette mesure dépasse le seul cas de Lotus. D’autres marques chinoises présentes sur le marché canadien ou souhaitant s’y implanter observent attentivement cette évolution. Les prochains mois révéleront si cette politique génère effectivement l’effet d’entraînement escompté sur l’ensemble du secteur des véhicules électriques premium importés de Chine.
Cette décision canadienne intervient dans un contexte géopolitique tendu, où de nombreux pays occidentaux maintiennent des barrières douanières élevées sur les produits automobiles chinois. Le Canada fait ainsi figure d’exception, privilégiant une approche commerciale pragmatique qui pourrait bien redéfinir l’accès aux technologies électriques avancées pour ses consommateurs.
Réagissez à l'article