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Le leasing social fait son retour cet été, et Stellantis ne compte pas rater l’occasion. Le groupe annonce la participation de pas moins de douze modèles électriques à ce dispositif gouvernemental, avec des mensualités qui démarrent à 94 euros par mois. Une offre qui cible directement les ménages modestes encore tenus à l’écart du marché de l’électrique par des prix trop élevés.
Lancé pour la première fois en 2024, le leasing social avait rencontré un accueil largement positif auprès des Français. Deux éditions plus tard, le gouvernement remet le couvert avec une version renforcée du programme. L’ouverture officielle est fixée au 16 juillet 2026, et la principale nouveauté tient au montant de l’aide publique, qui peut désormais atteindre 9 500 euros, contre 7 000 euros lors des précédentes éditions. Cette revalorisation est toutefois conditionnée à une fabrication du moteur et de la batterie sur le sol européen, une exigence qui oriente clairement le dispositif vers les constructeurs capables de localiser leur production.
Les conditions d’éligibilité pour les particuliers restent strictes et n’ont pas fondamentalement évolué. Pour en bénéficier, vous devez répondre à l’ensemble des critères suivants :
Cette dernière condition est une nouveauté importante : si vous avez déjà profité du dispositif les années passées, vous n’y aurez pas accès cette année. Le gouvernement cherche visiblement à élargir le nombre de bénéficiaires plutôt qu’à permettre un renouvellement anticipé de contrat.
Stellantis a réagi rapidement à l’annonce du retour du leasing social, en publiant un communiqué dans lequel le groupe confirme sa participation active à l’édition 2026. Douze modèles électriques seront éligibles, même si la liste exhaustive n’a pas encore été rendue publique dans son intégralité. Parmi les modèles déjà cités figurent la Citroën ë-C3, la Fiat 500 électrique, la Peugeot e-208, la Grande Panda ou encore la Lancia Ypsilon. En revanche, la future Alfa Romeo Gamma, récemment annoncée, ne devrait pas faire partie du programme compte tenu de son positionnement tarifaire plus élevé.
Le tarif plancher annoncé est de 94 euros par mois, soit un euro de moins que ce que proposait la ë-C3 You (113 ch / 83 kW) lors de l’édition 2025 à 95 €/mois. Un geste symbolique, mais qui positionne Stellantis comme l’acteur le plus agressif sur les prix à l’ouverture du dispositif. La vraie question sera de savoir si Renault, qui produit sa R5 E-Tech et sa R4 à Douai et réunit donc toutes les conditions pour bénéficier de l’aide maximale, parviendra à aligner une mensualité aussi compétitive lors du lancement officiel.
Pour anticiper la demande, Stellantis a d’ores et déjà ouvert les précommandes sur les modèles concernés et mis en place un numéro de téléphone dédié pour accompagner les clients dans leurs démarches. Une organisation qui suggère que le groupe s’attend à un afflux important de demandes dès le mois de juillet.
Stellantis a également pensé à ceux qui ne répondent pas aux critères du leasing social gouvernemental. Le groupe propose en parallèle une gamme de véhicules électriques d’occasion à partir de 99 euros par mois, moyennant un apport initial de 2 000 euros. Ce n’est pas rien, mais pour un ménage qui ne remplit pas les conditions de ressources ou qui a déjà bénéficié du dispositif par le passé, cette solution peut représenter une porte d’entrée accessible vers la mobilité électrique sans attendre une hypothétique baisse des prix du neuf.
Cette dernière initiative mérite qu’on s’y attarde. Les professionnels de santé et les travailleurs du secteur de l’aide à domicile sont souvent parmi les plus grands rouleurs, et leurs revenus ne leur permettent pas toujours d’accéder à un véhicule neuf. Une remise de 17 % sur la Peugeot e-208 Allure représente plusieurs milliers d’euros sur le prix final, ce qui peut faire basculer une décision d’achat. Stellantis, sous la direction d’Antonio Filosa nommé CEO en juin 2025, semble vouloir soigner son image auprès de ces publics spécifiques tout en écoulant ses stocks sur des modèles stratégiques.
Au final, l’édition 2026 du leasing social s’annonce plus étoffée et mieux dotée que ses prédécesseurs. Reste à voir si la demande sera, comme en 2024, tellement forte que les quotas seront épuisés en quelques jours. Si vous êtes éligible, mieux vaut ne pas trop attendre le 16 juillet pour vous positionner.
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