Tesla FSD en Europe : les propriétaires d’anciennes Tesla réclament leur dû
Le déploiement tant attendu du système Full Self-Driving de Tesla en Europe prend une tournure délicate. Les propriétaires de véhicules […]
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Un rapport récemment publié par une coalition de groupes de défense de l’environnement et des droits sociaux révèle des avancées significatives dans l’industrie automobile en matière de chaînes d’approvisionnement durables. Tesla se positionne en tête de classement, tandis que les marques chinoises affichent la progression la plus rapide sur l’année écoulée.
Vous avez sans doute entendu ce mythe tenace répandu par les détracteurs des véhicules électriques : l’absence d’émissions à l’échappement serait compensée par des émissions de production plus élevées. Cette affirmation ne repose sur aucune réalité tangible. La majorité écrasante des émissions d’un véhicule provient de son utilisation, notamment la combustion de carburant fossile. Les émissions liées à la fabrication représentent une part relativement minime du total, et ce rapport démontre que même cette faible empreinte continue de diminuer.
Baptisé “Lead the Charge”, ce document est le fruit d’une collaboration entre plusieurs organisations que vous connaissez probablement : Transport & Environment, Sierra Club ou encore Public Citizen. Il s’agit de la quatrième édition du rapport, ce qui permet d’observer l’évolution des pratiques industrielles sur plusieurs années. Les données recueillies couvrent 18 constructeurs automobiles parmi les plus importants au monde, offrant ainsi un échantillon représentatif du secteur.
Le rapport examine deux grands domaines : d’une part les chaînes d’approvisionnement sans énergies fossiles et respectueuses de l’environnement, d’autre part les droits humains et l’approvisionnement responsable. Ces catégories englobent de nombreux aspects liés à l’acier, l’aluminium, l’extraction minière, la production de batteries, ainsi que les droits des peuples autochtones et des travailleurs. Cette année marque la troisième année consécutive d’amélioration notable dans l’ensemble de l’industrie, même si des marges de progression subsistent.
Depuis le lancement de cette étude, les constructeurs ont pratiquement doublé leur score concernant l’impact environnemental et humain de leurs chaînes d’approvisionnement. Le nombre de constructeurs ayant pris des mesures pour respecter les droits des peuples autochtones a également doublé. Ces chiffres témoignent d’une prise de conscience progressive du secteur, même si le rythme de changement varie considérablement d’un constructeur à l’autre.
Fait intéressant : le rapport ne se limite pas aux spécificités des véhicules électriques. Certaines catégories évaluées concernent la production d’acier et d’aluminium, des matériaux tout aussi présents dans les véhicules thermiques. Ces métaux représentent la plus grande part du poids de n’importe quel véhicule, leur impact pèse donc lourdement dans l’empreinte globale de la fabrication automobile. Les évolutions réglementaires, notamment en Europe avec les nouvelles exigences pour une production de batteries plus durable et un acier plus écologique, ont fortement influencé ces améliorations dans la région.
Les performances ne sont pas homogènes dans l’industrie. Les meilleurs élèves progressent plus rapidement que les autres, ce qui démontre que les entreprises investissant massivement dans l’électrification portent l’essentiel des efforts. Voici les constructeurs qui se distinguent le plus :
Cette hiérarchie s’explique logiquement : ces constructeurs figurent parmi les précurseurs de l’électrification, ce qui leur a donné davantage de temps pour assainir leurs chaînes d’approvisionnement. Ils ont pu anticiper les contraintes et mettre en place des processus plus vertueux avant leurs concurrents.
Le rapport souligne que BYD et Geely affichent la plus forte progression cette année. Cette performance place les constructeurs chinois en tête de l’amélioration par rapport aux industries américaine, européenne, coréenne et japonaise. BYD dispose encore d’une marge de progression importante, mais Geely se positionne déjà dans la moyenne du classement. Volvo, propriété de Geely, bénéficie de cette dynamique avec la troisième place et le meilleur score environnemental.
Certaines marques chinoises traînent néanmoins à la traîne, ce qui maintient l’industrie chinoise dans son ensemble au bas du classement malgré les excellentes performances de ses fers de lance. Le Japon occupe également les dernières places : si les constructeurs nippons obtiennent de meilleurs résultats sur les aspects liés aux droits humains, ils sont largement distancés sur les critères environnementaux.
Toyota se retrouve à l’avant-dernière place, devançant uniquement SAIC et GAC, deux constructeurs chinois d’État. Le plus grand constructeur mondial s’est longtemps distingué par son inaction climatique et ne semble guère disposé à modifier sa trajectoire. Honda et Nissan ne font guère mieux, se plaçant juste devant Toyota dans ce classement peu glorieux.
Le rapport propose une analyse intéressante en calculant un score “best-in-class”, qui correspond à un constructeur théorique qui excellerait dans toutes les catégories en adoptant les meilleures pratiques actuellement en place dans l’industrie. Pour 2025, ce score atteint 86%, bien au-delà de ce que n’importe quel constructeur a réussi à obtenir individuellement. Cette projection démontre que des progrès considérables restent possibles simplement en généralisant les bonnes pratiques déjà mises en œuvre ici et là, sans même nécessiter d’innovations révolutionnaires.
Le message est clair : les outils et méthodes existent déjà pour rendre la production automobile beaucoup plus responsable. La question n’est plus de savoir si c’est possible, mais plutôt de déterminer quels constructeurs auront la volonté de s’engager réellement dans cette voie. Les leaders actuels montrent la voie, reste à voir si le reste de l’industrie suivra leur exemple dans les années à venir.
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