Mitsubishi se lance à son tour dans les robots humanoïdes face à Tesla
On connaît Mitsubishi pour ses voitures, ses climatiseurs et ses écrans plats. Moins pour ses robots humanoïdes. Et pourtant, le […]
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Mercedes-Benz vient de publier ses résultats du deuxième trimestre 2026, et le tableau est contrasté. D’un côté, les ventes globales de voitures particulières reculent de 8 % sur un an, à environ 417 800 véhicules, plombées notamment par un effondrement de 30 % en Chine. De l’autre, les ventes de véhicules électriques à batterie — voitures et vans confondus — affichent une progression de 50 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Ce grand écart entre la dynamique électrique et le reste du marché mérite qu’on s’y attarde.
Sur l’ensemble du trimestre, Mercedes-Benz a écoulé 63 000 véhicules 100 % électriques (voitures et utilitaires), soit une hausse de 50 % en glissement annuel et de 25 % par rapport au premier trimestre 2026. Les vans électriques s’en sortent particulièrement bien avec 10 100 unités vendues dans le monde, en hausse de 46 % sur un an et de 64 % par rapport au trimestre précédent. La part électrique des ventes de Mercedes-Benz Vans grimpe ainsi à 11 % contre 7 % un an plus tôt.
Mais le moteur de cette croissance est clairement géographique. L’Europe concentre l’essentiel de la dynamique : Mercedes y a vendu 43 500 voitures électriques particulières au deuxième trimestre, en hausse de 87 % sur un an. Ce chiffre représente à lui seul environ 82 % des ventes mondiales de voitures électriques particulières de la marque sur la période. Autrement dit, sans l’Europe, les résultats globaux seraient nettement moins flatteurs.
La statistique qui retient l’attention : la part des véhicules 100 % électriques dans les ventes européennes de Mercedes a presque doublé pour atteindre 26 %. Cela signifie qu’une Mercedes vendue sur quatre en Europe roule à l’électricité. En Allemagne, le marché domestique de la marque, les ventes de voitures électriques ont progressé de 48 % rien qu’en juin, représentant désormais 28,4 % des immatriculations selon l’Office fédéral des transports routiers (Kraftfahrt-Bundesamt).
Si l’on élargit aux véhicules électrifiés au sens large — c’est-à-dire en incluant les hybrides rechargeables —, les chiffres sont encore plus significatifs. Au total, 87 500 véhicules plug-in ont été livrés dans le monde au cours du trimestre, soit environ 21 % des ventes trimestrielles totales de Mercedes. Parmi eux :
La progression des ventes européennes n’est pas le fruit du hasard. Mercedes a considérablement renouvelé son offre électrique ces derniers mois, avec des modèles attendus depuis longtemps par le marché. Les livraisons de la nouvelle CLA électrique ont déjà débuté, tandis que les carnets de commandes pour la C-Class électrique et le GLC électrique — dont le GLC 400 4Matic — sont ouverts, avec des premières livraisons attendues avant la fin de l’année 2026. Mercedes a également présenté le VLE, un véhicule hybridant les codes du van et de la berline de luxe, disponible en version 100 % électrique.
Ce renouvellement de gamme répond directement aux attentes d’une clientèle européenne de plus en plus tournée vers le zéro émission, notamment dans les segments premium où la recharge rapide, l’autonomie et le confort intérieur sont des critères déterminants. Mercedes semble avoir bien cerné ces attentes, du moins sur son territoire traditionnel.
Là où le bât blesse, c’est dans le reste du monde. La Chine, qui représentait jadis un relais de croissance indispensable pour les constructeurs premium européens, est devenue un terrain difficile. Un recul de 30 % des ventes totales sur ce marché au deuxième trimestre illustre à quel point Mercedes peine à y trouver sa place face à des marques locales comme BYD, NIO ou Xpeng, qui proposent des véhicules électriques premium à des tarifs bien inférieurs et avec des technologies embarquées très compétitives.
À l’échelle mondiale, même si la part des véhicules électriques dans le total des ventes Mercedes est passée de 7 % à 13 % en un an, cette progression repose presque intégralement sur la demande européenne. BMW continue de progresser sur plusieurs marchés clés, Tesla maintient une pression constante sur le segment premium, et les marques chinoises commencent à s’installer durablement y compris en Europe. Pour Mercedes, la question n’est plus de savoir si sa gamme électrique peut séduire — les chiffres européens le prouvent. Elle est de savoir si cette dynamique peut s’exporter au-delà du Vieux Continent avant que la fenêtre d’opportunité ne se referme.
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