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La frontière entre véhicule électrique et thermique se brouille avec les nouvelles stratégies des constructeurs. Mazda vient d’enrichir ce débat en dévoilant un modèle qui pourrait changer notre perception des véhicules électriques à autonomie prolongée. Contre toute attente, le constructeur japonais s’éloigne de sa technologie emblématique pour proposer une approche différente, fruit d’une collaboration sino-japonaise qui mérite votre attention.
Le nouveau Mazda EZ-60 se démarque radicalement des SUV traditionnels de la marque, et pour cause. Ce rival potentiel du Tesla Model Y est issu d’une joint-venture avec le constructeur chinois Changan. Après la révélation de son design début avril, le Ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information (MIIT) vient de dévoiler ses spécifications techniques.
Contrairement au MX-30 e-Skyactiv R-EV qui utilise un moteur rotatif de 830 cm³ comme générateur, l’EZ-60 adopte un moteur essence atmosphérique 1,5 litre conventionnel. Ce moteur ne propulse pas directement les roues mais sert exclusivement à recharger une batterie de 31,7 kWh, offrant ainsi une autonomie électrique de 160 kilomètres selon le cycle CLTC chinois, réputé plus optimiste que les standards européens.
L’ensemble est animé par un moteur électrique arrière développant 255 chevaux, tandis que le moteur essence contribue avec 97 chevaux supplémentaires en tant que générateur. Le poids total atteint 1992 kg, un chiffre relativement contenu pour un véhicule de cette catégorie.

Bien que l’autonomie totale de l’EZ-60 n’ait pas été précisément communiquée, les données de son cousin berline, l’EZ-6, nous donnent une indication claire. Ce dernier peut parcourir jusqu’à 1300 kilomètres avec son prolongateur d’autonomie, une performance qui rivalise avec les meilleurs diesel longue distance européens.
La philosophie est claire : proposer un véhicule principalement électrique pour les trajets quotidiens, avec la sécurité d’un prolongateur d’autonomie pour les voyages plus longs. Cette approche répond directement à l’anxiété d’autonomie, souvent citée comme frein principal à l’adoption des voitures 100% électriques.

Bien que l’EZ-60 soit d’abord destiné au marché chinois, ce modèle revêt une importance stratégique pour Mazda à l’échelle mondiale. La berline EZ-6 a déjà été rebaptisée “6e” pour le marché européen, et le SUV devrait suivre une trajectoire similaire, potentiellement sous l’appellation “CX-6e”.
Cette approche permet à Mazda d’accélérer son déploiement sur le segment électrique en s’appuyant sur l’expertise et les infrastructures de son partenaire chinois. Toutefois, les tensions commerciales croissantes rendent improbable une commercialisation aux États-Unis.
Si cette collaboration avec Changan permet à Mazda de gagner du temps dans sa transition électrique, le constructeur japonais n’abandonne pas ses ambitions propres. Un véhicule électrique développé en interne sur une plateforme dédiée est prévu pour 2027, avec plusieurs déclinaisons à suivre d’ici la fin de la décennie.
Cette double stratégie – s’appuyer sur des partenariats tout en développant ses propres technologies – illustre la complexité de la transition vers l’électrique pour les constructeurs traditionnels. Mazda cherche visiblement à équilibrer pragmatisme à court terme et vision à long terme.
L’EZ-60 représente un cas d’étude fascinant de cette évolution : ni totalement électrique, ni hybride conventionnel, ce SUV incarne une voie médiane qui pourrait séduire les conducteurs encore hésitants face à l’électrification. Cette approche pragmatique, combinant les avantages de l’électrique au quotidien avec la polyvalence d’un prolongateur d’autonomie, illustre parfaitement les stratégies d’adaptation des constructeurs face aux défis de la transition énergétique.
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