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Stellantis se positionne audacieusement dans le domaine des voitures électriques accessibles. En annonçant un accord de coentreprise préliminaire avec le géant chinois des batteries pour véhicules électriques, CATL, Stellantis ambitionne de contrer la concurrence chinoise en renforçant son portefeuille de véhicules électriques abordables en Europe.
Stellantis, maison mère de marques emblématiques telles que Jeep, Fiat, Citroën et Peugeot, vise à intégrer des batteries lithium-fer-phosphate (LFP) dans sa gamme de petites et moyennes voitures électriques. Cette technologie, bien que moins puissante que les batteries nickel-cobalt-manganèse traditionnelles, offre une durabilité accrue et un coût moindre, favorisant ainsi la production de véhicules électriques de qualité et à prix abordables en Europe.
La concrétisation de ce plan passe par la construction d’une nouvelle gigafactory européenne dédiée à la production de batteries LFP, soulignant l’engagement de Stellantis à promouvoir une mobilité électrique durable et accessible.
Citroën a récemment lancé une initiative audacieuse avec son modèle C3, positionné comme un véhicule électrique d’entrée de gamme à environ 23 000 €. Équipé d’une batterie LFP de 44 kWh compatible avec une charge rapide de 100 kW, le C3 peut charger de 20 à 80 % en seulement 26 minutes, offrant une autonomie de 200 à 400 kilomètres, un “bon compromis” selon Maxime Picat, chef mondial des achats et de la chaîne d’approvisionnement chez Stellantis.
Stellantis n’est pas seul dans cette course. Renault et d’autres constructeurs développent également des modèles abordables, visant à produire des véhicules électriques pour moins de 20 000 €.
Parallèlement au projet avec CATL, Stellantis envisage de construire trois autres gigafactories en Europe, localisées en France, en Allemagne et en Italie, via sa coentreprise avec Mercedes et TotalEnergies. Cette expansion stratégique démontre une volonté claire de renforcer son empreinte industrielle dans le secteur des véhicules électriques sur le continent européen.
Ce n’est pas tout : Stellantis a aussi investi dans le fabricant chinois de voitures électriques Leapmotor, renforçant ainsi sa position sur le marché asiatique.
Stellantis n’est pas seul dans cette quête d’innovation. Volkswagen et Renault planifient également d’intégrer des batteries LFP dans leurs futurs modèles électriques d’entrée de gamme. De plus, aux États-Unis, Ford a noué un partenariat avec CATL pour développer un plan LFP, malgré des suspensions temporaires liées à la rentabilité du site.
La course mondiale vers l’électrification est donc bien lancée, avec des alliances stratégiques qui dessinent l’avenir de la mobilité électrique, Stellantis et CATL en tête de file.
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