La fraude au compteur kilométrique touche aussi les voitures électriques
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Elon Musk vient d’annoncer que Tesla travaille sur “quelque chose de bien plus cool qu’un monospace” lorsque des fans ont réclamé un véhicule avec une capacité d’accueil supérieure. Une déclaration qui intervient à un moment particulier de l’histoire du constructeur, alors que l’entreprise réduit drastiquement ses programmes de nouveaux véhicules pour se concentrer sur sa transition vers le transport autonome comme service. Vous l’aurez compris : mieux vaut ne pas trop s’emballer.
Il n’y a pas si longtemps, Tesla alignait quatre programmes de véhicules électriques à succès et prévoyait d’en lancer bien d’autres. Cette époque semble révolue. Aujourd’hui, le constructeur californien ne maintient plus que trois programmes actifs, tous en perte de vitesse. La raison ? Tesla a massivement réorienté ses efforts vers la conduite autonome, anticipant une diminution du besoin de voitures personnelles au profit des services de transport à la demande. Le problème, c’est que cette transition prend beaucoup plus de temps que prévu par Musk.
Lors de la dernière conférence téléphonique avec les actionnaires, Tesla a d’ailleurs explicitement demandé à ses investisseurs de considérer l’entreprise davantage comme un fournisseur de services de transport que comme un constructeur automobile traditionnel. Autant dire qu’il ne faut pas s’attendre à une pluie de nouveaux modèles destinés aux particuliers dans les mois qui viennent.
L’idée d’un van ou d’un minibus électrique signé Tesla n’est pas nouvelle. Elle remonte même à plus de dix ans. Dans son fameux “Master Plan Part 2”, Musk évoquait déjà deux nouveaux segments que Tesla comptait électrifier : les camions lourds et le transport urbain à haute densité de passagers. Si le Tesla Semi a fini par voir le jour (bien qu’en quantités encore limitées), le second volet de cette promesse ne s’est jamais concrétisé.
Au fil des années, plusieurs pistes ont été évoquées. Musk a notamment parlé d’un minibus électrique basé sur le Model X, mais le projet n’a jamais abouti. Il y a eu aussi des discussions autour d’un véhicule spécifique pour The Boring Company, l’entreprise de tunnels de Musk, qui a finalement opté pour des Tesla existantes dans son système de transit. En 2018, le patron de Tesla mentionnait même une collaboration potentielle avec Mercedes-Benz pour créer une version électrique du célèbre Sprinter. Rien n’en est sorti, et Mercedes commercialise désormais son propre eSprinter.
La récente déclaration de Musk fait suite à une publication sur X où il vantait les capacités du Cybertruck comme véhicule familial, affirmant qu’il peut accueillir trois sièges enfants sur la banquette arrière. Un argument qui a suscité des réactions mitigées. Si techniquement le Cybertruck peut remplir cette fonction, il reste un véhicule polarisant, loin de l’image du véhicule familial traditionnel avec son design anguleux en acier inoxydable et son positionnement tarifaire dépassant largement les 80 000 euros en entrée de gamme.
C’est dans ce contexte qu’un utilisateur a suggéré à Tesla de créer un véritable monospace, déclenchant la réponse cryptique de Musk sur ce “quelque chose de bien plus cool”. Le PDG n’a donné aucun détail supplémentaire, laissant place à toutes les spéculations.
Quand Musk évoque un véhicule futuriste chez Tesla en 2025, il est difficile de ne pas penser au Robovan. Ce concept a été dévoilé lors de l’événement “We Robot” en 2024, mais il semblait davantage être une réflexion prospective qu’un véritable programme de production. Avec son design de capsule futuriste et sa capacité théorique d’accueillir plusieurs passagers, le Robovan représente la vision de Musk pour le transport collectif autonome.
Le problème majeur reste le même que pour le Cybercab : ces projets reposent entièrement sur la maîtrise de la conduite autonome non supervisée, une technologie que Tesla n’a toujours pas réussi à déployer de manière fiable. Sans cette brique technologique fondamentale, ces véhicules restent des concepts séduisants sur le papier mais inutilisables dans la réalité quotidienne.
Pour vous qui cherchez un véhicule électrique spacieux chez Tesla, les options restent limitées. Le Model X demeure le choix le plus évident avec ses sept places optionnelles et ses portes Falcon Wing caractéristiques. Lancé il y a plusieurs années, il affiche aujourd’hui un prix démarrant autour de 100 000 euros, ce qui le place clairement sur le segment premium.
Les caractéristiques techniques du Model X restent compétitives en 2025 :
Si Tesla développe effectivement un nouveau véhicule orienté famille, on peut imaginer qu’il viserait un positionnement tarifaire plus accessible, potentiellement dans la fourchette des 50 000 à 70 000 euros, pour concurrencer les monospaces électriques qui commencent à émerger chez les constructeurs traditionnels. Un format plus compact que le Model X, avec une architecture optimisée pour l’habitabilité plutôt que pour les performances brutes, pourrait séduire une clientèle différente.
L’historique de Tesla en matière d’annonces et de concrétisations invite à la prudence. Les promesses non tenues s’accumulent : le Roadster nouvelle génération annoncé depuis 2017, le Semi qui peine à entrer en production de masse, le Cybertruck livré avec plusieurs années de retard. La stratégie actuelle de l’entreprise, clairement orientée vers les services autonomes plutôt que vers la vente de véhicules aux particuliers, renforce ce scepticisme.
Pour les familles qui ont besoin d’un véhicule spacieux dès maintenant, mieux vaut se tourner vers les solutions existantes sur le marché plutôt que d’attendre une hypothétique nouveauté Tesla. Les constructeurs traditionnels proposent désormais plusieurs alternatives électriques avec sept places, même si aucune n’égale encore le réseau de Superchargeurs de Tesla ni son efficience énergétique reconnue. La réponse de Musk ressemble davantage à une déclaration spontanée sur les réseaux sociaux qu’à l’annonce d’un programme structuré avec un calendrier défini.
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