Kia veut ressusciter la Stinger en mode 100% électrique
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Les rues de Los Angeles accueillent depuis peu un nouveau type de véhicule : le Volkswagen ID. Buzz transformé en robotaxi totalement autonome. Si vous pensiez que les taxis sans conducteur relevaient encore de la science-fiction, sachez que plus de 100 exemplaires circulent déjà dans la Cité des Anges avec des opérateurs de sécurité à bord. Cette phase de test marque une étape concrète avant le déploiement commercial prévu sur la plateforme Uber d’ici fin 2026. Le constructeur allemand mise sur son minivan électrique emblématique pour conquérir le marché américain de la mobilité autonome partagée.
Cette initiative s’inscrit dans le partenariat annoncé en avril dernier entre le groupe Volkswagen et Uber. Les véhicules sont équipés par MOIA, la filiale du groupe spécialisée dans les technologies de conduite autonome. Ce qui était auparavant connu sous le nom de Volkswagen ADMT a été rebaptisé MOIA America au début de l’année 2025, signalant une volonté de structurer l’offensive américaine sous une identité unifiée.
La vraie question que vous vous posez probablement concerne les capacités réelles de ces ID. Buzz modifiés. MOIA a intégré un arsenal technologique impressionnant : 27 capteurs répartis stratégiquement autour du véhicule. Cette constellation de dispositifs comprend trois types de systèmes complémentaires qui permettent une perception à 360 degrés de l’environnement.
L’ensemble de ces données alimente un ordinateur fourni par Mobileye, qui prend les décisions de conduite en temps réel. Le système est conçu pour gérer des situations complexes, y compris la présence de véhicules d’urgence, un scénario qui pose souvent problème aux systèmes autonomes de première génération. MOIA affirme que ces ID. Buzz répondent aux exigences du niveau 4 SAE, ce qui signifie une autonomie complète dans des zones géographiques définies, avec supervision à distance et gestion sécurisée des cas limites.
Si vous montez à bord d’un ID. Buzz robotaxi, vous remarquerez immédiatement les modifications apportées à l’intérieur. Le siège passager avant a disparu, remplacé par un porte-bagages pratique. L’espace est désormais configuré avec quatre sièges passagers à l’arrière, maximisant la capacité d’accueil tout en conservant un volume généreux pour les valises ou les courses.
Le siège conducteur reste présent durant cette phase de test, occupé par un opérateur de sécurité chargé de surveiller le système et d’intervenir si nécessaire. Une fois la validation terrain achevée et les autorisations réglementaires obtenues, ce siège devrait rester vide lors des courses commerciales. Le groupe Volkswagen vise un déploiement sans opérateur humain dès la fin 2026, un calendrier ambitieux qui dépendra des résultats des tests en cours.
Pourquoi Los Angeles ? Paul DeLong, président de la commercialisation chez MOIA America, explique que la ville californienne représente un marché naturel pour introduire ces véhicules autonomes. LA possède une histoire riche dans la culture automobile américaine et s’est toujours montrée ouverte aux nouvelles technologies de mobilité. La densité de population, les distances importantes et les embouteillages légendaires en font un laboratoire idéal pour tester la résilience des systèmes autonomes.
Le partenariat avec Uber apporte un avantage considérable : une plateforme déjà utilisée par des millions d’utilisateurs. Plutôt que de créer une application dédiée et de convaincre les clients de changer leurs habitudes, MOIA s’appuie sur l’infrastructure existante d’Uber. Vous pourrez donc commander un ID. Buzz autonome exactement comme vous réservez un trajet classique aujourd’hui, sans avoir à télécharger une nouvelle application ou créer un nouveau compte.
Les ambitions du groupe Volkswagen ne se limitent pas à Los Angeles. Le plan prévoit le déploiement de milliers d’ID. Buzz autonomes dans plusieurs métropoles américaines. Cette expansion progressive permettra de tester les systèmes dans différents environnements urbains, avec leurs spécificités climatiques, routières et réglementaires.
| Phase | Période | Nombre de véhicules | Statut |
|---|---|---|---|
| Tests avec opérateur | 2025 | Plus de 100 | En cours à Los Angeles |
| Lancement commercial | Fin 2026 | Plusieurs milliers | Déploiement multi-villes prévu |
Cette stratégie progressive permet à MOIA d’affiner ses algorithmes avec des données réelles, dans des conditions de circulation variées. Chaque kilomètre parcouru enrichit la base de données d’apprentissage du système, améliorant sa capacité à anticiper et réagir correctement.
Malgré l’enthousiasme technologique, le chemin vers une flotte de robotaxis pleinement opérationnelle reste semé d’obstacles. Les réglementations concernant les véhicules autonomes varient d’un État à l’autre aux États-Unis, et la Californie elle-même impose des exigences strictes en matière de permis et de reporting d’incidents.
L’acceptation du public constitue un autre facteur déterminant. Même si les sondages montrent une curiosité croissante pour ces technologies, monter dans un véhicule sans conducteur reste une expérience déroutante pour beaucoup. La présence initiale d’opérateurs de sécurité vise justement à rassurer les premiers utilisateurs et à démontrer la fiabilité du système avant le passage au mode entièrement autonome.
Le choix de l’ID. Buzz comme plateforme n’est pas anodin. Ce minivan 100% électrique offre un volume intérieur généreux, une visibilité excellente grâce à sa position de conduite surélevée, et bénéficie d’une architecture électrique moderne facilitant l’intégration des systèmes autonomes. Son design rétro-futuriste, inspiré du mythique Combi Volkswagen, lui confère une identité visuelle forte qui le rend facilement reconnaissable dans le trafic. Les passagers pourront ainsi identifier leur robotaxi en un coup d’œil, facilitant la prise en charge. La suite de cette aventure dépendra des retours d’expérience collectés durant ces mois de test intensif sur les routes californiennes.
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