La voiture électrique la plus aérodynamique et efficiente du monde est signée Volkswagen
Volkswagen a dévoilé un concept baptisé Mission Efficiency, présenté comme un véhicule « quasi-production », qui vient de battre trois […]
Sommaire
Toyota, longtemps réticent face à la révolution électrique, change radicalement de stratégie. Le constructeur japonais prévoit désormais de lancer pas moins de 10 nouveaux modèles électriques dans les trois prochaines années. Un virage à 180 degrés pour le plus grand constructeur automobile mondial qui, malgré ses succès avec l’hybride, accusait un retard préoccupant sur le marché des véhicules 100% électriques. Face à la montée en puissance fulgurante de constructeurs comme BYD, Toyota ne peut plus se permettre de temporiser.
Le plan de Toyota est sans équivoque : tripler sa gamme électrique d’ici 2027. Selon un récent rapport de Nikkei, le constructeur proposera 15 modèles électriques à l’échelle mondiale, contre seulement 5 actuellement. Cette accélération s’accompagne d’une expansion stratégique de sa production électrique au-delà du Japon et de la Chine, avec de nouvelles usines aux États-Unis, en Thaïlande et en Argentine.
Cette stratégie vise deux objectifs majeurs : contourner les nouveaux tarifs douaniers qui menacent le commerce international et réduire les délais de livraison sur ses marchés clés. Car si Toyota a vendu près de 140 000 véhicules électriques en 2024 (une hausse de 34%), ces chiffres paraissent dérisoires face à la concurrence chinoise. Pour mettre les choses en perspective, BYD a écoulé plus de 166 000 véhicules 100% électriques sur le seul mois dernier et totalise déjà 416 388 unités au premier trimestre 2025.
Le déploiement de la nouvelle gamme électrique de Toyota sera adapté aux spécificités de chaque marché :
Par ailleurs, Subaru, partenaire de Toyota, construira vers 2027 un nouveau SUV électrique développé conjointement à l’usine de Yajima au Japon, destiné aux marchés nord-américain, européen, japonais et autres marchés mondiaux.
Toyota ne se contente pas de multiplier les modèles, il renforce également son autonomie dans la production de batteries. Ce mois-ci marque le début des livraisons depuis sa nouvelle usine de batteries en Caroline du Nord, sa première installation de production de batteries en propre hors du Japon. Un investissement crucial pour maîtriser la chaîne d’approvisionnement des composants les plus stratégiques des véhicules électriques.
| Composante | Stratégie Toyota | Impact attendu |
|---|---|---|
| Production de batteries | Nouvelle usine en Caroline du Nord | Autonomie accrue, réduction des coûts |
| Production de véhicules | Extension aux USA, Thaïlande, Argentine | Contournement des tarifs douaniers |
| Objectif de production | 800 000 véhicules électriques en 2026 | Multiplication par 5,7 vs 2024 |
L’urgence de cette transition s’explique largement par la montée en puissance spectaculaire des constructeurs chinois, BYD en tête. Le géant asiatique a déjà ouvert une usine en Thaïlande l’été dernier et prévoit plusieurs autres implantations au Brésil, au Mexique, en Turquie, en Indonésie et en Hongrie. Sa stratégie d’expansion internationale porte déjà ses fruits avec plus de 206 000 véhicules vendus hors de Chine, un chiffre qui devrait doubler en 2025.
Pour Toyota, cette concurrence est d’autant plus menaçante que sa présence industrielle aux États-Unis reste limitée avec seulement 700 000 unités de capacité d’assemblage final, soit moins que Hyundai et même que Nissan, qui vendent pourtant moins de voitures sur le marché américain.
Le lancement du bZ3X en Chine le mois dernier illustre le potentiel de Toyota sur le marché électrique quand la marque ajuste correctement son offre. Proposé à partir de 109 800 yuans (environ 15 000 dollars), ce SUV compact a suscité un tel engouement que les serveurs ont crashé après avoir enregistré plus de 10 000 commandes en une heure seulement.
Ce succès confirme que Toyota peut séduire avec des véhicules électriques bien pensés et accessibles. L’objectif est maintenant clair : atteindre une production de 800 000 véhicules électriques d’ici 2026. Bien que ce chiffre soit inférieur aux ambitions initiales de 1,5 million d’unités, il représente néanmoins une progression spectaculaire par rapport aux 140 000 véhicules vendus en 2024.
Le réveil de Toyota sur le front électrique est tardif mais réel. Avec ses capacités industrielles, sa maîtrise technologique et sa base de clients fidèles, le constructeur japonais dispose d’atouts considérables pour monter en puissance rapidement. La question n’est plus de savoir si Toyota embrassera pleinement la mobilité électrique, mais plutôt si cette conversion accélérée lui permettra de maintenir sa position de leader mondial face à des concurrents qui ont pris plusieurs années d’avance.
Réagissez à l'article