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Trop lente, trop vieille, trop dépassée… La marque japonaise Nissan fait son mea culpa et révèle comment elle compte rattraper son retard face à la concurrence, notamment chinoise. Une révolution interne qui pourrait bien changer la donne pour le constructeur en difficulté sur le marché des voitures électriques.
“Nous ne sommes pas assez rapides.” L’aveu du directeur de la performance Guillaume Cartier résonne comme un électrochoc au sein du groupe japonais. Avec 55 mois nécessaires pour développer un nouveau modèle, Nissan s’est laissé distancer par la concurrence, particulièrement par les constructeurs chinois qui peuvent concevoir un véhicule en seulement 24 mois.
Ce rythme de développement désuet a engendré un catalogue disparate où certains modèles innovants côtoient des dinosaures technologiques. Prenez la Leaf : malgré son statut de pionnière, elle conserve encore un connecteur CHAdeMO abandonné par l’industrie et une batterie refroidie par air alors que la norme est désormais au refroidissement liquide, bien plus efficace pour préserver la durée de vie des cellules.
Face à ce constat alarmant, le nouveau PDG Ivan Espinosa ne fait pas dans la demi-mesure. Le plan est clair et ambitieux :
Cette transformation radicale passe par une refonte complète des processus de validation. Alfonso Albaisa, directeur du design, explique que Nissan resserre drastiquement les étapes de contrôle et réduit le nombre d’intervenants dans la chaîne de décision. Fini les allers-retours interminables qui rallongent les délais et diluent la vision créative initiale.
Ce n’est pas un hasard si Nissan se réveille maintenant. L’arrivée fracassante des constructeurs chinois sur le marché mondial agit comme un puissant stimulant. Quand Zeekr conçoit une voiture en 24 mois et que Nio y parvient en 36 mois, les 55 mois de Nissan paraissent d’un autre âge.
Ponz Pandikuthira, directeur de la planification pour les Amériques, compare même cette situation au moment “iPhone” de l’industrie automobile. Une référence qui en dit long sur le potentiel disruptif des nouveaux entrants chinois.
| Constructeur | Temps de développement | Avantage concurrentiel |
|---|---|---|
| Nissan (actuel) | 55 mois | Expérience historique |
| Nissan (objectif) | 37 mois | Réseau mondial |
| Nio (Chine) | 36 mois | Innovation batterie |
| Zeekr (Chine) | 24 mois | Agilité maximale |
La vraie difficulté réside peut-être moins dans la refonte des processus que dans la transformation d’une culture d’entreprise profondément ancrée. Comment insuffler une mentalité d’urgence et d’agilité dans une organisation habituée à avancer à son rythme depuis des décennies?
Le nouveau projet de SUV électrique inspiré du Xterra servira de test grandeur nature pour cette méthodologie accélérée. Sa version Infiniti devrait suivre en moins de trois ans, un délai impensable dans le Nissan d’hier.
Les analystes restent prudents. Felipe Munoz de JATO Global Automotive souligne que “c’est un bon début, mais tout arrive bien tard”. Ces mesures auraient dû être prises il y a plusieurs années, avant que les constructeurs chinois ne prennent une telle avance.
La route sera longue pour regagner la confiance des consommateurs. La Frontier et la Z, basées sur des plateformes vieilles de près de 20 ans, illustrent parfaitement cette tendance de Nissan à faire du neuf avec du vieux. Pour la mobilité électrique, cette approche n’est plus tenable.
Cette transformation interne représente bien plus qu’un simple ajustement stratégique : c’est une question de survie pour Nissan. Dans un marché où l’innovation technologique s’accélère, particulièrement dans le domaine des véhicules électriques, rattraper le temps perdu devient un impératif catégorique.
La prochaine génération de modèles Nissan dira si cette métamorphose est réelle ou si elle n’est qu’une énième promesse non tenue. Les consommateurs jugeront sur pièce.
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