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Kia Niro restylé : un nouveau look et la suppression d’une version pourtant appréciée

Albert Lecoq

Le Kia Niro restylé s’apprête à débarquer sur le marché européen après une première présentation en Corée du Sud en début d’année 2026. Ce SUV compact, qui existe depuis 2016 et s’est taillé une solide réputation sur le Vieux Continent, revient avec un design profondément revu et une gamme de motorisations allégée. Car oui, c’est là l’information qui surprend le plus : Kia fait le choix de simplifier radicalement son offre, au détriment de certains acheteurs qui espéraient encore une version branchable.

L’hybride rechargeable tire sa révérence, place à l’hybride classique

C’est le tournant le plus significatif de ce restylage. La version hybride rechargeable (PHEV) disparaît définitivement du catalogue, tout comme la version 100 % électrique qui n’était déjà plus commandable en France depuis plusieurs mois. À partir de maintenant, seule la motorisation hybride non rechargeable subsiste pour le Niro en Europe. Un choix tranché, assumé par Kia, qui reflète une réorientation stratégique cohérente avec l’élargissement de sa gamme.

Le raisonnement est limpide : avec l’arrivée du Kia EV3, la marque coréenne dispose désormais d’une alternative purement électrique sur ce segment de taille. Les acheteurs souhaitant une motorisation zéro émission sont donc clairement orientés vers ce modèle. Quant au PHEV, il ne trouvait visiblement plus sa place dans une offre qui s’est considérablement étoffée depuis 2016. Sur les 620 000 Niro vendus en Europe ces dernières années, c’est bien la version hybride classique qui a dominé les ventes, ce qui rend cette décision commercialement logique, même si elle peut décevoir une partie des conducteurs attachés à la recharge occasionnelle.

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Un nouveau design qui rapproche le Niro du reste de la famille Kia

Visuellement, la transformation est franche. Le Niro restylé adopte des codes stylistiques nettement plus proches de ceux du Kia EV3, avec des lignes plus fluides, plus épurées, qui s’éloignent du profil anguleux des générations précédentes. À l’avant, les phares adoptent désormais une orientation verticale, un trait caractéristique que la marque décline sur plusieurs modèles récents pour affirmer une identité visuelle cohérente. L’ensemble de la face avant gagne en modernité sans tomber dans l’excès.

À l’arrière, le hayon a été entièrement redessiné avec une nouvelle signature lumineuse plus affirmée. Le logement de plaque d’immatriculation disparaît du panneau de carrosserie pour offrir une surface plus homogène, dans une approche minimaliste désormais très répandue dans le segment. Côté dimensions, le Niro gagne 10 mm en longueur pour atteindre 4 430 mm, sans que cela n’affecte le volume de coffre, maintenu à 430 litres. Le coefficient de traînée passe quant à lui de 0,29 à 0,28, un gain modeste mais qui contribue à l’efficience globale du véhicule. Deux tailles de jantes seront proposées :

  • 16 pouces en alliage pour les finitions d’entrée de gamme
  • 18 pouces pour les versions supérieures, une nouveauté sur ce modèle
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Intérieur revu et équipements technologiques au niveau

L’habitacle profite d’une refonte notable. Les matériaux ont été revus dans un esprit plus contemporain, avec un tableau de bord et une console centrale modernisés. Deux écrans de 12,3 pouces sont désormais de série : l’un dédié à l’info-divertissement, l’autre au poste de conduite. Cette configuration, qui était jusqu’ici réservée aux finitions hautes de gamme chez certains constructeurs, devient ici un standard, ce qui positionne correctement le Niro face à une concurrence qui ne lésine plus sur les technologies embarquées.

Sur le plan de la sécurité, le restylage apporte une liste complète de systèmes d’aide à la conduite (ADAS) dès l’entrée de gamme, ce qui mérite d’être souligné :

  • Aide à la prévention des collisions avant
  • Aide à la conduite sur autoroute
  • Aide à la prévention des collisions dans l’angle mort
  • Avertisseur de distance de stationnement
  • Caméra de recul

C’est un point fort du Niro restylé : ne pas réserver ces équipements aux finitions onéreuses est un argument concret pour les acheteurs qui souhaitent un niveau de sécurité élevé sans nécessairement grimper dans la gamme.

Motorisation hybride : pas d’évolution mécanique au programme

Du côté du groupe motopropulseur, Kia ne change rien. Le Niro restylé conserve le même bloc hybride de 138 chevaux, associant un moteur essence GDI 1,6 litre de 75 kW à un moteur électrique de 32 kW. Cette combinaison avait fait ses preuves sur les versions précédentes en termes de consommation maîtrisée en ville, et Kia n’a visiblement pas jugé nécessaire d’y toucher. Ce n’est pas une surprise en soi pour un restylage de mi-carrière, mais il est légitime de se demander si cette puissance restera suffisamment compétitive face à des concurrents qui ont, eux, évolué sur ce point.

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Concernant le prix, Kia n’a pas encore communiqué de tarif officiel pour la France. Les estimations tablent sur un positionnement proche de l’actuel, soit aux alentours de 35 000 euros. La commercialisation devrait intervenir dans les prochaines semaines, ce qui laisse peu de temps aux potentiels acheteurs pour anticiper. Si vous envisagez un achat dans cette gamme de prix et sur ce segment, le Niro restylé mérite clairement d’être mis en comparaison avec les offres hybrides de Toyota, Hyundai ou encore Renault, qui se livrent une concurrence serrée sur ce créneau particulièrement disputé en 2026.

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