Subaru abandonne ses voitures électriques : retraite stratégique ou aveu d’échec ?
Subaru vient d’annoncer l’abandon sine die de son programme de véhicules électriques développés en interne. Plus de date cible, plus […]
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Skoda complète sa gamme électrique par le bas avec l’Epiq, un SUV compact de 4,17 mètres qui vient se positionner sous l’Elroq. Il arrive dans un contexte particulier : le groupe Volkswagen lance en quelques semaines une série de petits véhicules électriques partagent la même base technique, avec la Cupra Raval en avril, la Volkswagen ID.Polo peu après, et désormais l’Epiq. La VW ID.Cross devrait suivre avant l’été. Dans ce contexte, l’Epiq se distingue par son format SUV et par un coffre généreux pour la catégorie. Voici ce qu’il faut retenir.
L’Epiq est le premier modèle de la marque tchèque à adopter pleinement le nouveau langage stylistique baptisé Modern Solid. Le principe repose sur des lignes épurées, des surfaces planes et une impression de solidité revendiquée, notamment via un montant latéral épais qui intègre un monogramme Skoda. La nouveauté la plus marquante reste la signature lumineuse en T, présente aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, qui donne une identité visuelle cohérente à l’ensemble. À l’avant, les optiques s’associent à une fine calandre fermée flanquée de huit fentes verticales, un motif que l’on retrouve sur le bouclier arrière.
En termes de dimensions, l’Epiq est 32 cm plus court que l’Elroq et 7 cm en dessous du Kamiq thermique, ce qui le place clairement dans le segment des petits SUV urbains. Le bouclier arrière est bien protégé, ce qui est une bonne nouvelle pour le quotidien. En revanche, le bas de caisse latéral est peint couleur carrosserie — un choix esthétique qui le rendra sensible aux rayures et aux accrochages. Six teintes de carrosserie sont proposées, et les jantes vont de 17 à 20 pouces selon la finition.
À bord, la présentation est dans la droite ligne de ce que fait Skoda depuis quelques années : une architecture horizontale, un grand écran tactile de 13,1 pouces au centre, une instrumentation numérique de 5,3 pouces en face du conducteur. Des boutons physiques font leur retour sous l’écran et sur les branches du volant, un choix que VW a également réintroduit sur ses récents modèles. Rien de révolutionnaire donc, mais une ergonomie qui devrait se montrer rassurante à l’usage.
Ce qui distingue l’Epiq des autres, c’est avant tout l’espace. Le coffre affiche 475 litres, dont 25 litres dans un compartiment sous le plancher. C’est une valeur solide pour un SUV de cette taille. La banquette est fractionnée en 1/3-2/3 et se rabat sans créer de marche, ce qui facilite le chargement d’objets encombrants. À partir de 2027, un coffre avant (frunk) sera également disponible. Côté habitabilité, Skoda soigne les petits détails pratiques qui font la réputation de la marque : parapluie intégré dans la portière conducteur, gratte-givre logé dans le hayon, accessoires de rangement pour le coffre, emplacement dédié au câble de recharge. Les selleries sont entièrement en polyester recyclé, et l’Epiq est le premier modèle de la marque à bannir tout matériau d’origine animale, cuir inclus.
L’offre technique de l’Epiq reprend la même architecture que ses cousins de plateforme. Trois versions sont au menu, identifiées par leur capacité de batterie :
| Version | 35 | 40 | 55 |
|---|---|---|---|
| Puissance | 116 ch | 135 ch | 211 ch |
| Type de batterie | LFP | LFP | NMC |
| Capacité nette | 37 kWh | 37 kWh | 52 kWh |
| Autonomie WLTP mixte | 310 km | 310 km | 440 km |
| Recharge AC | 11 kW | 11 kW | 11 kW |
| Recharge DC | 50 kW | 80 kW | 105 kW |
| Temps 10-80 % (DC) | 33 min | 25 min | 24 min |
La version d’entrée de gamme 35 pénalise un peu avec une recharge rapide limitée à 50 kW, ce qui la destine surtout aux utilisateurs qui rechargent principalement à domicile. La version 55 avec ses 440 km d’autonomie et ses 105 kW de puissance de charge offre un équilibre plus convaincant pour ceux qui font des trajets mixtes urbains et interurbains. La fonction One Pedal Driving est disponible sur toutes les versions. Une pompe à chaleur, utile pour préserver l’autonomie en hiver, est proposée en option — mais n’est pas de série, contrairement à ce que fait la concurrence. Aucune version à transmission intégrale n’est annoncée pour le moment.
L’Epiq intègre de série un chargeur embarqué 11 kW sur toutes les versions, et la recharge bidirectionnelle est accessible dès la finition Element. Les fonctionnalités V2L (Vehicle-to-Load), V2G (Vehicle-to-Grid) et V2H (Vehicle-to-Home) sont proposées, ce qui permet théoriquement d’alimenter des appareils électriques ou de renvoyer de l’énergie vers le réseau ou votre domicile. Précision importante : ces fonctions nécessitent une borne murale compatible, ce qui implique un investissement supplémentaire à prévoir.
Le prix de départ de 26 470 € positionne l’Epiq en dessous de la Renault 4, qui débute à 29 990 €. Mais la comparaison mérite d’être faite à équipements comparables. La Renault intègre de série la recharge bidirectionnelle, la pompe à chaleur et une recharge DC à 80 kW — des éléments qui sont optionnels ou réservés aux finitions supérieures chez Skoda. Un Epiq réellement équivalent en termes d’équipements se retrouve à un tarif très proche.
Voici les principales finitions et leur contenu :
Skoda souligne que le prix d’entrée est comparable à celui du Kamiq thermique, ce qui est un argument de vente dans un contexte où le surcoût des voitures électriques reste un frein à l’achat. Produit en Espagne, l’Epiq est éligible à la prime CEE renforcée, qui oscille entre 3 450 et 5 170 € selon les conditions. La version 55 est commandable dès maintenant, les versions 35 et 40 arriveront à la rentrée. Ce bonus ramène le ticket d’entrée à un niveau qui mérite vraiment attention si vous cherchez un SUV électrique urbain sans vous ruiner.
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