Quelle voiture électrique conserve le mieux sa batterie ? La réponse d’une étude massive
Si vous envisagez d’acheter une voiture électrique d’occasion, ou si vous vous demandez ce que vaut encore la batterie de […]
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Bentley s’apprête à franchir un cap important avec le Torcal, son tout premier SUV électrique, dont la présentation officielle est prévue pour le 23 septembre 2025. Ce modèle sera non seulement le plus puissant jamais produit par la manufacture de Crewe, mais aussi le plus véloce. Pourtant, la marque britannique préfère mettre en avant autre chose que des chiffres bruts. Un choix qui en dit long sur l’ADN de Bentley et sur ce qu’elle attend de l’ère électrique.
La référence absolue en matière d’accélération chez Bentley, c’était jusqu’ici la Continental GT Speed et ses 771 chevaux, capable de passer de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes. Le Torcal fera mieux. De combien exactement ? La marque ne le précise pas encore officiellement, mais le directeur de la ligne de produits Torcal, Martin Page, a confirmé lors d’un événement presse que la puissance dépasserait les 838 chevaux et que le couple serait supérieur à 1 000 Nm. Il a également précisé qu’aucune version ne franchirait la barre des 1 000 chevaux, écartant ainsi toute surenchère de puissance que l’on retrouve ailleurs sur le marché.
Ce positionnement est délibéré. Bentley veut que le Torcal soit perçu comme une voiture dont la puissance s’exprime avec naturel, sans brutalité. C’est d’ailleurs l’essence même du style Bentley depuis des décennies : des voitures sous-exploitées à haut régime, avec des réserves de puissance immenses, mais qui donnent toujours l’impression de n’en utiliser qu’une infime partie. Avec un moteur électrique, ce sentiment devient encore plus facile à cultiver, la délivrance de couple étant instantanée et totalement linéaire.

Le Torcal repose sur une architecture 800 volts identique à celle du Porsche Cayenne Electric, avec lequel il partage également un empattement de 302 cm et une batterie de 113 kWh dont 108 kWh sont utilisables. Pour rappel, le Cayenne Turbo Electric développe 1 139 chevaux et 1 500 Nm de couple, ce qui lui permet d’abattre le 0 à 100 km/h en 2,6 secondes sur route ouverte, soit une des performances les plus impressionnantes du segment des SUV électriques.
En comparant des photos de prototypes camouflés du Torcal avec le Cayenne Electric, certains détails sautent aux yeux : la ligne de toit, la forme des vitres latérales et même les portières semblent très proches. Bentley a visiblement travaillé les trains avant et arrière pour s’en démarquer, avec notamment un capot plus court et une poupe plus longue, qui rappelle davantage l’esthétique traditionnelle de la marque. Mais le fond de la structure reste clairement commun. Ce type de mutualisation entre marques du groupe Volkswagen n’est pas nouveau, et il permet à Bentley de bénéficier d’une base technique éprouvée tout en concentrant ses efforts sur ce qui lui est propre.
Martin Page a par ailleurs confirmé que l’autonomie en cycle WLTP dépasserait les 600 km, ce qui serait un atout considérable pour un SUV de ce gabarit. Voici ce que l’on sait à ce stade sur les caractéristiques techniques du Torcal :
À bord, le Torcal embarquera le Flow Display du Cayenne Electric, cet écran central qui pivote pour s’adapter à l’usage, mais tout le reste sera typiquement Bentley. Les cuirs les plus fins seront au programme, mais aussi de la laine Mérinos pour les garnitures, ainsi que du placage en noyer issu de chutes de bois et du papier recyclé pour certains éléments de finition. Une façon pour la marque de conjuguer son savoir-faire artisanal traditionnel avec des matériaux à empreinte carbone réduite, sans tomber dans le greenwashing.
Autre détail qui témoigne du soin apporté à l’expérience sensorielle : la bande-son artificielle du Torcal a été composée à partir d’instruments orchestraux, et non en reproduisant des sons de moteur thermique ou électrique. Une approche qui tranche avec ce que font certains concurrents, et qui s’inscrit pleinement dans l’univers sonore raffiné que l’on associe aux grandes berlines de luxe.
Le Torcal arrive dans un contexte particulier pour Bentley. La marque a en effet revu à la baisse ses ambitions d’électrification, abandonnant des projets qui devaient aboutir à quatre modèles électriques supplémentaires d’ici 2030. Le Torcal pourrait donc rester le seul véhicule électrique de la gamme pendant plusieurs années, ce qui lui confère une responsabilité considérable. Il doit convaincre une clientèle habituée au confort des grands moteurs thermiques que le passage à l’électrique n’est pas un sacrifice, mais une évolution cohérente.
Si Bentley réussit à transmettre dans le Torcal cette sensation de puissance tranquille et souveraine qui caractérise ses meilleures voitures, alors les chiffres d’accélération ne seront effectivement qu’un détail. Ce qui comptera, c’est que l’on retrouve à bord cette impression rare d’avoir toujours largement assez, quelles que soient les circonstances.
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