Ioniq 5 N : un youtubeur améliore l’autonomie de 12 % avec un simple petit changement
La Hyundai Ioniq 5 N est une voiture électrique qui divise. D’un côté, une sportivité assumée, des performances bluffantes et […]
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Vous pensiez que la Renault 5 E-Tech et la Volkswagen ID. Polo avaient le segment des citadines électriques bien en main ? C’est sans compter sur l’appétit des constructeurs chinois pour le marché européen. Geely, déjà présent chez nous avec ses SUV E5 et Starray EM-i, prépare le lancement de sa citadine électrique E2 en Europe, et commence par les Pays-Bas. Avec 7 % du marché français déjà capté par les marques chinoises en juin 2026, la concurrence ne fait que s’intensifier — et la E2 pourrait bien bousculer un peu plus les habitudes.
Connue sous le nom d’EX2 en Chine, où elle est déjà commercialisée depuis 2023, la Geely E2 mesure 4,13 mètres de long. Un gabarit légèrement supérieur à celui d’une Renault 5, ce qui lui permet de proposer un habitacle pour cinq passagers sans trop sacrifier la maniabilité urbaine. Là où la E2 marque un point notable sur ses rivales directes, c’est du côté du volume de chargement : elle embarque un coffre arrière de 375 litres complété par un frunk — ce compartiment de rangement situé à l’avant — de 70 litres. La Renault 5 E-Tech, pour mémoire, ne dispose pas de frunk, et son coffre plafonne à 277 litres. Ce seul argument pourrait convaincre plus d’un acheteur pragmatique.
À bord, Geely mise sur une présentation moderne avec un écran tactile de 14,6 pouces en position centrale, accompagné d’un combiné d’instrumentation numérique dédié. La finition est disponible en cinq coloris. Le constructeur ne s’est pas encore étendu sur tous les détails de l’habitacle — notamment l’empattement, qui conditionne pourtant directement l’espace aux genoux aux places arrière — mais la capacité à loger cinq personnes dans un gabarit aussi compact laisse augurer un travail sérieux sur l’optimisation de l’espace intérieur.
La Geely E2 se décline en trois niveaux d’équipement : E2 Max, Pro et Ultra. Toutes partagent une architecture à batterie LFP (lithium-fer-phosphate), un choix technique qui privilégie la durabilité et la sécurité au détriment d’une légère densité énergétique inférieure aux cellules NMC. Les capacités annoncées s’échelonnent entre 30,12 kWh pour l’entrée de gamme et 40,16 kWh pour les versions supérieures.
Geely accompagne ces chiffres d’un argument marketing ciblé : « une batterie pleine suffit pour la semaine de travail d’un Néerlandais moyen. » C’est une façon habile de répondre à l’anxiété d’autonomie, sujet qui revient systématiquement dans les freins à l’achat d’un véhicule électrique. Sur des trajets quotidiens de pendulaire, une autonomie de 252 à 345 km est effectivement suffisante pour la grande majorité des usages.
Geely reste discret sur la fiche technique officielle pour l’Europe, mais les informations disponibles permettent déjà de dresser un portrait cohérent. La puissance devrait se situer entre 78 et 115 chevaux selon la version, et les rumeurs persistantes indiquent que seule la variante la plus puissante — la Ultra — serait proposée sur notre continent. Une stratégie de positionnement haut de gamme qui n’est pas sans rappeler ce que pratiquent d’autres constructeurs chinois à leur entrée sur un nouveau marché.
Côté dynamique, le 0 à 50 km/h est annoncé en 4,6 secondes, ce qui correspond à des performances honnêtes pour une citadine de ce gabarit. La vitesse maximale est bridée à 130 km/h, suffisant pour l’autoroute en Europe. Le poids du véhicule oscille entre 1 290 et 1 365 kg selon les versions, un niveau relativement maîtrisé pour une voiture électrique, qui contribue à limiter la consommation réelle — dont les chiffres officiels ne sont pas encore communiqués.
| Version | Puissance | Batterie | Autonomie WLTP | Poids |
|---|---|---|---|---|
| E2 Max | 78 ch | 30,12 kWh LFP | 252 km | ~1 290 kg |
| E2 Pro | ~95 ch | 40,16 kWh LFP | 345 km | ~1 330 kg |
| E2 Ultra | 115 ch | 40,16 kWh LFP | 345 km | ~1 365 kg |
La commercialisation de la Geely E2 débutera aux Pays-Bas à la fin de l’été 2026. Le choix de ce marché n’est pas anodin : les Pays-Bas affichent l’un des taux de pénétration des véhicules électriques les plus élevés d’Europe, ce qui en fait un terrain idéal pour tester l’accueil d’un nouveau modèle avant un déploiement plus large. Le prix de vente reste à ce stade un mystère complet — aucun tarif n’a été communiqué, ni pour le marché néerlandais, ni a fortiori pour la France.
Du côté de la division française de Geely, la réponse est claire : pas d’informations disponibles pour le moment concernant un éventuel lancement sur le marché hexagonal. Difficile donc de savoir si la E2 sera éligible au bonus écologique en France, dont les conditions d’attribution excluent désormais les véhicules dont l’empreinte carbone de fabrication dépasse certains seuils — une règle qui pénalise mécaniquement les voitures produites hors d’Europe. C’est précisément le point sur lequel Geely, comme ses homologues chinois, devra apporter des réponses convaincantes pour séduire les acheteurs français au-delà du simple rapport prix-équipement.
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