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Le constructeur chinois GAC vient de dévoiler l’Aion UT Super, une citadine électrique capable d’échanger sa batterie complète en moins de 100 secondes. Développée en partenariat avec CATL et distribuée exclusivement via JD.com, cette compacte propose une alternative inédite au traditionnel temps de recharge en station.
Avec un prix annoncé entre 14 000 et 16 800 euros, cette GAC Aion UT Super exploite la technologie d’échange de batteries Choco-SEB de CATL, promettant un plein d’énergie plus rapide qu’un ravitaillement à la pompe. Une approche qui interroge sur l’avenir des solutions de recharge en Europe.
L’Aion UT Super embarque une batterie LFP de 54,036 kWh développée par CATL, le géant chinois des accumulateurs. Cette unité amovible procure une autonomie de 500 kilomètres selon le cycle CLTC chinois, soit environ 350 kilomètres en conditions réelles européennes. Le système Choco-SEB permet de retirer automatiquement la batterie déchargée et d’installer une batterie pleine en 99 secondes chrono.
Les stations d’échange CATL fonctionnent selon un principe robotisé : vous positionnez votre véhicule sur la plateforme, le système soulève automatiquement la voiture, déverrouille la batterie usagée par le dessous et la remplace par une batterie chargée à 100%. Cette technologie évite les temps d’attente prolongés et permet de repartir immédiatement avec une autonomie maximale.
Cette citadine électrique chinoise affiche des dimensions comparables à une Volkswagen ID.3 avec 4,27 mètres de long, 1,85 mètre de large et 1,58 mètre de haut. Son empattement de 2,75 mètres optimise l’habitabilité intérieure malgré un gabarit contenu, typique du segment des compactes urbaines.
La motorisation repose sur un moteur électrique unique de 134 chevaux (100 kW) qui anime les roues avant. Si GAC n’a pas communiqué sur les performances d’accélération, cette puissance reste cohérente pour une utilisation citadine privilégiant l’efficience énergétique plutôt que les sensations sportives.
L’habitacle de l’Aion UT Super privilégie un design épuré avec un écran d’infodivertissement flottant central et un petit combiné d’instruments face au conducteur. Cette approche minimaliste reflète la philosophie des véhicules électriques chinois d’entrée de gamme, qui concentrent leurs efforts sur l’essentiel plutôt que sur le luxe.
L’ergonomie semble pensée pour une clientèle urbaine recherchant avant tout la praticité. Les matériaux et finitions n’ont pas été détaillés par GAC, mais le positionnement tarifaire suggère des plastiques rigides et des équipements de série limités au strict nécessaire.
GAC commercialise exclusivement l’Aion UT Super via JD.com, surnommé “l’Amazon chinois”. Cette distribution digitale pure reflète les nouveaux modèles économiques des constructeurs électriques chinois, qui court-circuitent les réseaux traditionnels pour proposer des prix agressifs.
Le constructeur a lancé les précommandes à l’aveugle avant le lancement officiel durant le festival 11.11, l’équivalent chinois du Black Friday. Cette stratégie marketing exploite l’effet de rareté et les habitudes d’achat compulsif des consommateurs chinois lors des grandes opérations commerciales.
| Partenaire | Rôle | Apport |
|---|---|---|
| CATL | Fournisseur batteries | Technologie Choco-SEB |
| GAC | Constructeur | Véhicule Aion UT Super |
| JD.com | Distributeur | Vente en ligne exclusive |
L’Aion UT Super rejoint d’autres modèles chinois équipés de la technologie CATL, comme la Changan Oshan 520. Cette multiplication des véhicules compatibles vise à rentabiliser le déploiement coûteux des stations d’échange automatisées et à créer un standard industriel.
Des constructeurs majeurs comme Chery, NIO, FAW et BAIC s’associent également à CATL pour intégrer les batteries Choco-SEB dans leurs futures gammes. Cette alliance industrielle pourrait transformer l’échange de batterie en alternative crédible à la recharge rapide, du moins sur le marché chinois où les infrastructures se développent rapidement.
Reste à voir si cette approche trouvera un écho en Europe, où les normes de sécurité, les habitudes des consommateurs et la densité urbaine diffèrent sensiblement du contexte chinois. L’expérience de NIO en Norvège donnera probablement des indications précieuses sur l’adaptabilité de cette technologie aux marchés occidentaux.
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