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Qui aurait pu prédire qu’un nouveau modèle électrique chinois bouleverserait autant l’industrie automobile mondiale ? Le Xiaomi YU7 vient de pulvériser tous les records de commandes avec 300 000 réservations en quelques heures seulement. Ce succès phénoménal a propulsé Lei Jun, fondateur de Xiaomi, au sommet des fortunes chinoises. Retour sur un phénomène qui illustre la montée en puissance de la Chine dans l’électromobilité.
Lei Jun n’est pas un inconnu dans le paysage technologique chinois. Fondateur de Xiaomi, il a bâti son empire sur des smartphones abordables et performants avant de s’attaquer à de nombreux secteurs. Son entrée dans l’automobile électrique avait d’ailleurs été accueillie avec une certaine réserve par les observateurs. Beaucoup s’attendaient à voir Xiaomi se positionner sur le segment des véhicules électriques bon marché, reprenant la stratégie qui avait fait son succès dans la téléphonie.
La surprise est venue avec la Xiaomi SU7, première voiture de la marque. Loin d’être un véhicule d’entrée de gamme, cette berline électrique affiche des caractéristiques techniques impressionnantes et un niveau de finition qui rivalise avec les modèles haut de gamme établis. L’investissement colossal de plus de 10 milliards de dollars dans ce projet automobile commence à porter ses fruits de manière spectaculaire.
Le lancement du YU7 le 26 juin 2025 restera probablement dans les annales de l’industrie automobile. Ce SUV électrique a enregistré près de 300 000 commandes en quelques heures, un chiffre qui dépasse largement les attentes les plus optimistes. Pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène, ces commandes représentent plus de deux ans de production pour l’usine qui ne démarrera qu’en juillet.
Cette demande exceptionnelle s’explique par plusieurs facteurs. Le YU7 combine les avantages d’un SUV spacieux avec les performances d’un véhicule électrique moderne. Sa technologie de pointe, héritée de l’expertise Xiaomi dans l’électronique, lui permet de proposer une expérience utilisateur particulièrement soignée. Le rapport qualité-prix reste également un atout majeur, fidèle à la philosophie de la marque.
Le succès du YU7 a eu des répercussions immédiates sur les marchés financiers. L’action Xiaomi a bondi de près de 10 % à la bourse de Hong Kong, atteignant 61,45 dollars hongkongais. Cette envolée boursière a propulsé Lei Jun au rang d’homme le plus riche de Chine, avec une fortune estimée à plus de 500 milliards de yuans, soit l’équivalent de plus de 60 milliards d’euros.
Cette ascension fulgurante illustre la confiance des investisseurs dans la stratégie automobile de Xiaomi. Le constructeur a d’ailleurs anticipé cette croissance en acquérant les terrains nécessaires pour une troisième usine, preuve que l’entreprise mise sur une expansion rapide de sa production automobile.
Paradoxalement, le succès du YU7 crée aussi des défis importants pour Xiaomi. Avec 300 000 commandes déjà enregistrées et une usine qui ne démarre qu’en juillet, les délais de livraison s’annoncent particulièrement longs. Les premiers clients devront probablement patienter jusqu’en 2027 pour recevoir leur véhicule.
Cette situation rappelle les difficultés rencontrées par d’autres constructeurs de véhicules électriques lors de leurs lancements. Tesla avait connu des problèmes similaires avec le Model 3, et plusieurs start-ups électriques ont eu du mal à tenir leurs promesses de livraison. Xiaomi devra donc prouver sa capacité à industrialiser rapidement sa production tout en maintenant la qualité de ses véhicules.
Xiaomi ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. La marque prépare déjà son prochain modèle : un grand SUV de luxe à 6 places qui sera disponible avec un prolongateur d’autonomie. Ce choix technique permet d’élargir l’offre en s’adressant aux conducteurs encore réticents face aux contraintes des véhicules 100 % électriques.
Cette stratégie vise clairement à concurrencer Huawei sur le segment premium, montrant que la compétition entre géants chinois de la tech s’intensifie dans l’automobile électrique. Lei Jun semble déterminé à capitaliser sur ce succès initial pour établir Xiaomi comme un acteur majeur du marché automobile chinois, voire mondial. Le pari semble en bonne voie de réussir si l’on en juge par l’accueil réservé aux premiers modèles de la marque.
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