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Dacia s’apprête à étoffer sa gamme électrique avec l’arrivée d’une nouvelle citadine abordable. Basée sur la plateforme de la Renault Twingo E-Tech, ce nouveau modèle ne viendra pas remplacer directement l’actuelle Spring. Les deux véhicules coexisteront sur le marché, du moins temporairement, offrant aux consommateurs un choix élargi dans le segment des voitures électriques accessibles.
Patrice Lévy-Bencheton, responsable produit chez Dacia, confirme cette stratégie de cohabitation. Les deux véhicules présenteront des caractéristiques suffisamment différenciées pour justifier leur présence simultanée au catalogue. La nouvelle venue affichera des dimensions supérieures à la Spring actuelle, avec une longueur d’environ 3,8 mètres et une largeur de 1,70 mètre. Ces mensurations la positionnent dans une catégorie légèrement au-dessus de la Spring, qui mesure 3,73 mètres de long.
Frank Marotte, directeur des ventes et du marketing de la marque roumaine, précise que les deux modèles se distingueront par leurs tarifs et leurs designs respectifs. Cette approche permet à Dacia de couvrir différents segments du marché de l’électrique abordable, répondant ainsi aux attentes variées de sa clientèle. La stratégie s’inscrit dans la continuité du succès commercial de la marque, qui continue de séduire les automobilistes soucieux de leur budget.
Le style de cette future citadine s’orientera vers les codes esthétiques des SUV Dacia actuels. Le véhicule devrait reprendre les lignes anguleuses du concept Hipster, présenté en septembre 2025. Ce choix stylistique marque une évolution par rapport à la Spring, dont les formes restent plus conventionnelles pour une citadine électrique de ce segment.
Les équipes de design semblent vouloir insuffler davantage de caractère à cette nouvelle proposition, tout en conservant la philosophie de sobriété qui caractérise la marque. L’objectif reste de proposer un véhicule attractif visuellement sans pour autant compromettre l’accessibilité tarifaire qui fait le succès de Dacia sur le marché européen.
Le principal atout de cette nouvelle citadine résidera dans son lieu de fabrication. Contrairement à la Spring actuelle, assemblée en Chine, ce modèle sera produit en Slovénie, sur le même site que la Twingo E-Tech de Renault. Cette localisation européenne présente plusieurs avantages significatifs pour les consommateurs français.
D’abord, le véhicule échappera aux droits de douane qui pèsent sur les importations chinoises. Ensuite, et surtout, il redeviendra éligible au bonus écologique français, contrairement à la Spring qui en est exclue depuis le durcissement des critères d’attribution. Cette éligibilité pourrait également ouvrir les portes du leasing social, dispositif qui pourrait perdurer dans les années à venir.
Le prix de cette nouvelle citadine devrait se situer sous les 18 000 euros, la positionnant légèrement au-dessus de la Spring et de ses 16 900 euros d’entrée de gamme. Cette différence tarifaire se justifie par les dimensions supérieures, la production européenne et probablement par un niveau d’équipement plus généreux.
La cohabitation entre les deux modèles ne devrait durer qu’environ un an selon Patrice Lévy-Bencheton. L’actuelle Spring, récemment restylée, cédera progressivement sa place à cette nouvelle venue. Cette période de transition permettra à Dacia d’évaluer l’accueil réservé à chaque modèle et d’ajuster sa stratégie commerciale en conséquence.
| Modèle | Prix indicatif | Longueur | Production | Bonus écologique |
|---|---|---|---|---|
| Spring actuelle | 16 900 € | 3,73 m | Chine | Non éligible |
| Nouvelle citadine | Moins de 18 000 € | 3,8 m | Slovénie | Éligible |
Au-delà de ces deux modèles, Dacia travaille sur un troisième véhicule électrique encore plus accessible. Issu du concept Hipster dévoilé en octobre 2025, ce futur modèle ambitionne d’afficher un prix inférieur à 15 000 euros. Il s’inscrirait dans la nouvelle catégorie M1E récemment définie par l’Union Européenne, destinée aux véhicules électriques ultra-compacts.
Cette stratégie multi-modèles témoigne de la volonté de Dacia de démocratiser davantage l’accès à la mobilité électrique. En proposant plusieurs niveaux de prix et de prestations, la marque roumaine entend maintenir son avance sur le segment de l’électrique abordable, tout en répondant aux nouvelles exigences réglementaires européennes concernant l’origine de fabrication des véhicules subventionnés.
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