On pensait les batteries solides lointaines : elles arrivent dès cette année dans ces modèles
Les batteries à électrolyte solide représentent l’une des avancées les plus attendues de l’industrie automobile électrique. Après des années de […]
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La marque au cheval cabré s’apprête à franchir un cap historique avec le lancement de sa première voiture électrique. Provisoirement baptisée Elettrica, cette grand tourisme quatre portes marquera un tournant radical pour Ferrari. Contrairement à d’autres constructeurs de prestige qui retardent leurs projets électriques face à une demande moins soutenue qu’anticipé, l’emblématique constructeur italien maintient fermement ses ambitions. Cette décision s’avère d’autant plus surprenante que Lamborghini a récemment reporté ses propres plans d’électrification.
L’Elettrica ne sera pas une simple adaptation électrique d’un modèle existant, mais bien une approche entièrement nouvelle de la performance extrême. Avec ses quatre moteurs électriques, sa puissance dépassant 1000 chevaux et son architecture dédiée de 800 volts, cette Ferrari promet d’être la plus sophistiquée jamais conçue par la marque de Maranello.
Ferrari reste prudent sur la catégorie exacte de l’Elettrica, mais les indices convergent vers un véhicule à mi-chemin entre shooting brake et petit crossover. Cette approche rappelle celle adoptée avec la GTC4Lusso, positionnant l’électrique comme une grand tourisme plutôt qu’une supercar pure. Les prototypes camouflés aperçus dans les rues de Maranello confirment cette orientation avec une silhouette surélevée et quatre portes.
Cette configuration quatre portes illustre parfaitement l’évolution accélérée de Ferrari. Il y a trois ans seulement, aucun modèle de la marque n’offrait cette praticité. Désormais, deux véhicules du catalogue adopteront cette architecture : le Purosangue et l’Elettrica. Cette stratégie vise à conquérir une clientèle élargie, même si les puristes peuvent légitimement s’interroger sur cette direction.

L’Elettrica exploite pleinement le potentiel d’une plateforme électrique dédiée. Au-delà de la puissance brute et du centre de gravité abaissé, Ferrari mise sur des technologies révolutionnaires. Le système baptisé “full active corners” confère à l’Elettrica un contrôle indépendant sur chacune des quatre roues, une première dans l’histoire de la marque. Cette technologie combine quatre moteurs électriques indépendants, des roues arrière directrices et une suspension active qui supprime complètement les barres anti-roulis.
Les ajustements s’effectuent 200 fois par seconde pour optimiser la répartition du couple, le braquage des roues arrière et les réglages de suspension. Les moteurs avant peuvent être totalement découplés, permettant ainsi de conserver les dérapages contrôlés chers aux amateurs de conduite sportive. Cette sophistication technique promet une agilité et une précision de conduite inégalées.

Malgré son positionnement de grand tourisme, l’Elettrica conserve l’ADN performance de Ferrari. Les quatre moteurs électriques développent collectivement plus de 1000 chevaux, permettant un sprint de 0 à 100 km/h en 2,6 secondes. Les moteurs avant atteignent 30 000 tours/minute tandis que les moteurs arrière culminent à 25 000 tr/min, dépassant largement les performances d’une Tesla Model S Plaid limitée à 20 000 tr/min.
La batterie lithium-ion de 122 kWh offre une autonomie WLTP de plus de 530 kilomètres. En conditions réelles, attendez-vous plutôt à une autonomie comprise entre 400 et 480 kilomètres. La recharge rapide jusqu’à 350 kW permet de récupérer 70 kWh d’énergie en seulement 20 minutes, soit 57% de la capacité totale.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Puissance totale | Plus de 1000 ch |
| 0 à 100 km/h | 2,6 secondes |
| Batterie | 122 kWh |
| Autonomie WLTP | Plus de 530 km |
| Recharge rapide | 350 kW maximum |
Ferrari s’attaque au défi majeur de l’émotion en voiture électrique avec plusieurs innovations. Contrairement aux systèmes de sonorisation artificielle, la marque italienne amplifie les vibrations naturelles du moteur électrique via un accéléromètre placé sous l’onduleur. Cette approche, comparée par Ferrari à celle d’une guitare électrique, vise à préserver l’authenticité tout en créant une signature sonore distinctive.
Le système de “faux rapports” divise la puissance en cinq tranches sélectionnables via les palettes. Lors des décélérations, ces palettes contrôlent l’intensité du freinage régénératif. Chaque “passage de rapport” modifie également la sonorité, créant une progression auditive similaire à celle d’une boîte de vitesses traditionnelle.
Ferrari a fait le choix stratégique d’internaliser la production des moteurs électriques et des batteries dans son nouveau bâtiment E-Building. Cette décision traduit un engagement durable vers l’électrification et garantit le contrôle total de la qualité. La batterie se compose de 15 modules remplaçables individuellement, assurant une maintenance optimisée même si cette architecture impose une pénalité en poids et encombrement.
Cette approche répond à l’objectif de durabilité de Ferrari : plus de 90% des Ferrari jamais produites roulent encore aujourd’hui. La marque souhaite maintenir cette performance remarquable sur ses modèles électriques, justifiant les choix techniques favorisant la réparabilité à long terme.
Le lancement de l’Elettrica s’étalera sur trois phases, la première ayant débuté avec la présentation technique récente. Les phases deux et trois interviendront respectivement au premier et second trimestre 2026. Ferrari n’a communiqué ni sur les tarifs ni sur la disponibilité exacte, maintenant le suspense sur ce qui pourrait redéfinir l’approche des véhicules électriques de prestige. Cette prudence reflète probablement la volonté de Ferrari de parfaire chaque détail avant de dévoiler complètement son premier modèle sans moteur thermique.
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