Nissan Pixo électrique : la petite citadine abordable à moins de 20 000 € arrive
Nissan traverse une période délicate. Coincé entre des marques chinoises ultra-compétitives comme BYD et une gamme européenne qui peine à […]
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BYD ne se contente plus de vendre des berlines et des SUV électriques accessibles. Avec la Denza Z, la marque chinoise s’attaque frontalement au segment des supercars européennes, en ciblant directement des références comme Porsche, Mercedes-Benz, Audi ou BMW. Le lancement officiel des commandes a eu lieu lors du Goodwood Festival of Speed, et les chiffres annoncés sont suffisamment sérieux pour mériter qu’on s’y attarde.
La Denza Z repose sur la plateforme e3, inédite dans la gamme BYD, et se décline en trois versions : Coupé, Spider et Racing. Toutes partagent le même bloc de base, à savoir un groupe motopropulseur tri-moteur électrique développant 1 582 ch (1 604 PS) et 1 240 Nm de couple. Des chiffres qui placent la Denza Z dans une catégorie très restreinte, aux côtés de machines comme la Rimac Nevera ou la Lotus Evija.
La version Racing, la plus extrême des trois, peut atteindre 100 km/h en 1,96 seconde avec les pneus semi-slicks en option, et dépasse les 350 km/h en vitesse maximale. À titre de comparaison, la Porsche 911 Turbo S pointe à 0 à 100 km/h en 2,6 secondes, ce qui reste respectable mais mesure l’écart. Voici un récapitulatif des trois variantes disponibles en Europe :
| Version | Prix UK | Prix Chine | Puissance | 0 à 100 km/h |
|---|---|---|---|---|
| Coupé | £142 900 (~193 000 $) | 680 000 RMB (~100 000 $) | 1 582 ch | 2,4 s |
| Spider | £159 900 (~216 000 $) | 780 000 RMB (~115 000 $) | 1 582 ch | 2,4 s |
| Racing | £172 900 (~234 000 $) | 1 180 000 RMB (~175 000 $) | 1 582 ch | 2,1 s |
La Porsche 911 Turbo S, quant à elle, débute à £199 100 au Royaume-Uni, soit davantage que la Denza Z Racing. Ce positionnement tarifaire agressif est clairement calculé pour séduire une clientèle européenne habituée à payer fort pour de la performance.
Les trois versions de la Denza Z embarquent une batterie BYD Blade Battery 2.0 de 76 kWh. L’autonomie varie selon la version : 410 km en cycle WLTP pour le Coupé, 400 km pour le Spider et 380 km pour le Racing. Ce sont des chiffres cohérents pour une supercar à vocation sportive, sans être exceptionnels en valeur absolue.
Ce qui retient davantage l’attention, c’est la vitesse de recharge. La Denza Z utilise une architecture 800 volts couplée au système Flash Charging de BYD, capable de passer de 10 % à 70 % de charge en cinq minutes seulement. Pour une recharge quasi-complète, de 10 % à 97 %, il faut compter neuf minutes. C’est l’un des systèmes de recharge ultra-rapide les plus performants disponibles sur le marché à ce jour.
La plateforme e3 ne se résume pas à la puissance brute. BYD a développé pour ce modèle un système de direction steer-by-wire entièrement maison, une première dans la gamme. Couplée à la direction sur les quatre roues, cette technologie améliore la maniabilité à haute vitesse tout en facilitant les manœuvres en stationnement — un détail bienvenu sur une voiture qui mesure tout de même 4 780 mm de long pour 1 990 mm de large, soit des dimensions proches d’une Mercedes-AMG GT Coupé, légèrement plus grande qu’une 911.
La Denza Z embarque également la suspension magnétorhéologique intelligente Disus-M, un système qui adapte la dureté des amortisseurs en temps réel selon les conditions de route. BYD évoque la capacité de la voiture à “sauter” par-dessus des obstacles ou à absorber les irrégularités du sol, ce qui, sur le papier, promet un équilibre délicat entre confort et performance que l’on aura hâte de vérifier en conditions réelles.
BYD n’a pas choisi le Goodwood Festival of Speed par hasard pour ouvrir les commandes de la Denza Z. Cet événement emblématique, fréquenté par les passionnés de voitures hautes performances du monde entier, envoie un signal clair : Denza entend se faire une place parmi les grandes marques premium sur le vieux continent. Les premières 1 000 précommandes mondiales ont été enregistrées en cinq jours, ce qui confirme que l’appétit pour ce type de machine existe, y compris face à des concurrents solidement installés.
La vraie question qui se pose reste celle de la perception. Une supercar électrique chinoise peut-elle concurrencer le prestige d’une 911 ou d’une AMG GT sur le plan émotionnel et symbolique ? Sur la fiche technique et le prix, la réponse est clairement oui. Sur l’expérience de conduite globale et la valeur de revente, le verdict appartiendra aux premiers acheteurs. Ce qui est certain, c’est que BYD a construit un argument difficile à ignorer.
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