Kia veut ressusciter la Stinger en mode 100% électrique
La Kia Stinger a marqué les esprits à sa sortie : une berline sport propulsion, animée par un V6 biturbo, […]
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Mercedes a décidé de revoir sa copie sur l’EQS, sa grande berline électrique premium. Pas de refonte totale, mais une série d’améliorations ciblées qui visent à maintenir le modèle au sommet d’un segment où la concurrence commence à se faire sérieuse. Entre la BMW i7 et la Rolls-Royce Spectre, l’EQS doit continuer à faire valoir ses arguments, et le constructeur allemand mise sur des chiffres d’autonomie et de recharge qui frappent fort sur le papier.
Cette nouvelle version ne change presque rien à l’extérieur, avec ses 5,21 mètres de long et des boucliers à peine retouchés. Pourtant, sous la carrosserie, un quart des composants ont été remplacés. Le coefficient de traînée descend à 0,20, ce qui en fait la Mercedes la plus aérodynamique jamais produite. Un chiffre qui compte réellement quand on cherche à maximiser l’autonomie.
L’argument principal de cette EQS restylée tient en un chiffre : 926 km d’autonomie en cycle WLTP pour la version 450+. C’est actuellement le meilleur score pour une berline électrique de série sur le marché européen. Pour y parvenir, Mercedes a combiné plusieurs évolutions techniques. La batterie passe à 122 kWh avec une nouvelle chimie intégrant des anodes en oxyde de silicium, une technologie qui améliore la densité énergétique sans trop alourdir l’ensemble.
Les moteurs ont aussi été redessinés pour gagner en compacité et en efficience. La vraie surprise vient de l’arrivée d’une boîte à deux rapports sur l’essieu arrière, une solution qu’on retrouve surtout sur la Porsche Taycan. Ce dispositif permet d’optimiser le rendement aussi bien à basse vitesse qu’à haute vitesse, ce qui se traduit concrètement par une consommation mieux maîtrisée sur autoroute.
L’architecture électrique passe à 800 volts sur les versions 450+, 500 et 580. Cette tension élevée autorise des puissances de charge qui atteignent 350 kW en pointe. Mercedes annonce 320 km récupérés en 10 minutes, ce qui classe l’EQS parmi les meilleures élèves du moment en matière de recharge express. Vous pouvez donc envisager un arrêt café rapide sur autoroute sans trop rogner sur votre temps de trajet.
Reste qu’il faut pouvoir accéder à une borne compatible. Les bornes ultra-rapides à 350 kW existent principalement sur les grands axes autoroutiers, mais leur densité reste limitée. Sur les bornes 400 volts comme les Superchargeurs Tesla, l’EQS divise sa batterie en deux blocs chargés en parallèle à 175 kW chacun, ce qui reste une solution acceptable. Vous ne profiterez pas du pic maximal, mais la recharge reste rapide.
| Version | Puissance | Autonomie WLTP | Architecture |
|---|---|---|---|
| 450+ | Non communiquée | 926 km | 800 volts |
| 500 | Non communiquée | À confirmer | 800 volts |
| 580 | Non communiquée | À confirmer | 800 volts |
C’est peut-être la nouveauté la plus marquante de cette EQS 2026 : Mercedes devient le premier constructeur allemand à proposer une direction steer-by-wire sur un modèle de grande série. Le principe supprime la colonne de direction mécanique au profit d’un système entièrement électronique avec capteurs, calculateurs et actionneurs. Concrètement, le ratio de direction devient variable selon la vitesse et la situation, ce qui permet d’optimiser la maniabilité en ville comme la stabilité sur autoroute.
Le système s’interface avec les roues arrière directrices, dont l’angle atteint désormais 10 degrés. Le volant adopte une forme particulière qui rappelle vaguement le Yoke de Tesla, même si Mercedes le présente comme un choix ergonomique. Sur le plan de la sécurité, deux chemins de signal redondants ont été intégrés, et en cas de défaillance complète, la direction arrière et le freinage électronique prennent le relais. Cette option sera facturée environ 2 500 euros et arrivera quelques mois après le lancement. La direction classique reste disponible pour ceux qui préfèrent la solution éprouvée.
À l’intérieur, Mercedes maintient ce qui fait sa réputation : finitions de haute volée, matériaux choisis avec soin, et petits détails qui marquent. Les surpiqûres en forme de laurier sur les panneaux de porte, clin d’œil discret au logo de la marque, ou encore la ceinture de sécurité chauffante qui monte à 44°C pour inciter les passagers à ne plus la porter par-dessus leur manteau, ce qui améliore son efficacité en cas de choc.
L’écran MBUX Hyperscreen est reconduit dans sa version 55 pouces sous une surface vitrée unifiée. La navigation bascule sur Google Maps, et l’assistant vocal intègre désormais des fonctions d’intelligence artificielle pour des échanges plus contextualisés. Le système d’exploitation maison MB.OS permet des mises à jour à distance, sans passer par le réseau de concessions. À l’arrière, deux écrans de 13,1 pouces et un système audio Burmester avec Dolby Atmos complètent l’équipement.
Mercedes n’a pas encore communiqué de grille tarifaire officielle pour le marché français, mais les estimations placent la version d’entrée de gamme autour de 106 000 euros. Les finitions AMG Line les mieux équipées pourraient frôler les 150 000 euros. On est clairement dans le registre du luxe automobile, et l’EQS ne cherche pas à se positionner autrement. Les commandes devraient ouvrir dans les prochaines semaines, avec des premières livraisons prévues pour le second semestre 2026.
Cette nouvelle EQS vient renforcer la position de Mercedes sur le segment des berlines électriques haut de gamme. Avec cette autonomie record, une recharge ultra-rapide et des technologies embarquées au sommet, elle vise à conserver sa place face à une concurrence qui ne cesse de se renforcer. Reste à voir si ces chiffres se vérifient à l’usage, notamment sur l’autonomie réelle et la disponibilité des bornes rapides sur le réseau autoroutier français.
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