Vous avez la nausée en voiture électrique ? Mercedes a trouvé la solution
Si vous possédez une voiture électrique, vous avez sans doute remarqué que vos passagers se plaignent parfois de nausées ou […]
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La Tesla Model 3 Performance, une version survitaminée du modèle de base, est récemment passée entre les mains des premiers chanceux. Dotée d’une transmission intégrale et d’une puissance annoncée de 460 chevaux, ce modèle promet des sensations fortes sur piste. Cependant, son passage sur l’exigeant circuit du Nürburgring révèle quelques lacunes notables.
La puissance, c’est bien, mais pouvoir s’arrêter efficacement, c’est mieux, surtout sur circuit ! Malgré les promesses de freins haute performance par Tesla, la réalité sur le terrain semble différente. Le pilote expérimenté, Misha Charoudin, témoigne d’une défaillance des freins seulement quelques kilomètres après le démarrage sur le Nürburgring, soulignant ainsi un manque de résistance des composants au stress intense.
Les spécifications de base révèlent que les disques avant ont été agrandis à 355 mm contrairement aux modèles standards à 320 mm, avec des disques arrière mesurant 335 mm. Cela semble insuffisant comparativement aux attentes placées dans ce que l’on appelle des « freins haute performance ». À titre de comparaison, une Alfa Romeo Giulia Veloce est équipée de disques avant de 380 mm, mieux adaptés à la conduite sportive intense et est capable de faire un tour complet de circuit sans sourciller à ce niveau.
Un autre défi majeur pour les véhicules électriques de haute performance sur circuit tient à la gestion de la chaleur. La Tesla Model 3 Performance version 2024 n’échappe pas à ce problème. Lors d’un test, il a été observé que la température de la batterie s’élevait rapidement, passant de 27°C à 58°C en moins de 20 kilomètres de piste, ce qui a entraîné une chute drastique de la puissance délivrée par le système, tombant de 387 kW (environ 526 ch) à seulement 170 kW (231 ch). De ce côté, aucune amélioration n’est observée par le pilote par rapport à l’ancienne version.
Cette perte significative de puissance contrastait nettement avec les performances d’une Hyundai Ioniq 5 N, testée dans des conditions similaires, qui maintenait une montée en température plus contrôlée et aucun fléchissement significatif de la performance au cours des tours, ni même des freins : la différence entre un véritable modèle sportif et une simple appellation commerciale ?
Le cas de la Tesla Model 3 Performance soulève une question cruciale à propos de la forme des véhicules électriques pour les environnements exigeants comme le Nürburgring. Alors que les performances en conditions classiques sont impressionnantes, l’endurance des systèmes sous des contraintes extrêmes nécessite encore des améliorations notables, notamment en termes de système de freinage et de gestion thermique de la batterie.
Ce récent test au Nürburgring nous rappelle donc que la recherche de la voiture électrique parfaite est un voyage en cours, plein de promesses mais également confronté à des obstacles techniques significatifs. La route vers le véhicule électrique idéal pour le circuit reste pavée d’innovations nécessaires et d’améliorations continues.
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