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La question de la présence de transmissions dans les voitures électriques intrigue souvent les passionnés et les futurs acheteurs. Contrairement aux véhicules à combustion, les voitures électriques adoptent un système de transmission moins complexe, mais essentiel pour leur fonctionnement. Examinons de plus près ce qui distingue les transmissions des véhicules électriques de celles des voitures traditionnelles.
Les transmissions dans les voitures électriques sont fondamentalement différentes de celles des voitures à combustion. Ces dernières nécessitent souvent plusieurs vitesses ou une boîte de vitesses à variation continue pour équilibrer l’accélération, l’efficacité énergétique et le confort de conduite à grande vitesse. Les voitures électriques, quant à elles, parviennent à offrir ces caractéristiques avec une seule vitesse.
La raison ? Les moteurs électriques peuvent fournir un couple maximal dès le départ et le maintenir sur une large plage de régimes. En outre, concevoir une transmission multi-vitesses fiable pour les véhicules électriques reste un défi technique.
Historiquement, des essais de transmissions multi-vitesses dans des voitures électriques, comme ceux réalisés par Tesla sur les prototypes du Roadster, ont souvent abouti à des échecs. Ces boîtes de vitesses ne résistaient pas aux contraintes imposées par l’accélération puissante et instantanée des moteurs électriques.
Ainsi, la norme s’est établie autour de transmissions à une seule vitesse. Cependant, certaines conversions de voitures à combustion en véhicules électriques conservent la transmission originale, souvent fixée sur un rapport intermédiaire, pour des raisons économiques.
Il existe néanmoins des exceptions notables. La Porsche Taycan et l’Audi E-Tron GT, par exemple, disposent d’une boîte automatique à deux vitesses sur le moteur arrière, conçue par ZF, un spécialiste allemand des transmissions. Mercedes-Benz prévoit également d’introduire une boîte à deux vitesses dans sa future berline électrique CLA.
Les premières voitures de course de la Formule E, avec leurs boîtes séquentielles à cinq vitesses, illustrent aussi l’exploration des transmissions multi-vitesses dans les véhicules électriques.
La transmission à une seule vitesse, typique des voitures électriques, se caractérise par sa simplicité et sa compacité. Elle intègre souvent le moteur électrique dans une seule unité de conduite. Cette transmission utilise un mécanisme de réduction pour adapter le régime élevé du moteur (jusqu’à plus de 15 000 tours par minute) aux besoins de la conduite.
Contrairement aux véhicules à combustion, il n’est pas nécessaire de découpler le moteur des roues pour le ralenti, simplifiant ainsi la transmission.
La notion de « vitesses simulées » dans les voitures électriques est un sujet de débat. Hyundai, par exemple, a introduit des vitesses simulées dans la Ioniq 5 N, permettant au conducteur de « changer de vitesse » avec des effets sonores et une interruption momentanée du couple. Toyota et BMW explorent également des concepts similaires, ajoutant une immersion supplémentaire à la conduite électrique. Cette approche vise à recréer une expérience de conduite plus traditionnelle, mais son adoption future par l’industrie reste incertaine.
Les transmissions dans les voitures électriques représentent un domaine en pleine évolution. Bien que la majorité des véhicules électriques s’en tiennent à des transmissions à une seule vitesse pour leur efficacité et leur simplicité, des innovations et des exceptions continuent d’émerger, reflétant la diversité et la richesse de l’industrie automobile électrique.
Votre avis sur ces développements est précieux : pensez-vous que les vitesses, réelles ou simulées, ont leur place dans l’univers des voitures électriques ? N’hésitez pas à partager vos réflexions en commentaire.
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