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L’industrie automobile vit une transformation majeure avec l’arrivée de Slate Auto sur le marché des véhicules électriques. Cette startup américaine, soutenue par Jeff Bezos, vient de révéler sa première gamme de voitures électriques à un prix qui défie toute concurrence : moins de 20 000 dollars (environ 17 600 euros). Une stratégie qui pourrait bousculer complètement les codes établis et rendre l’électromobilité enfin accessible au plus grand nombre.
Slate Auto a fait un pari radical : revenir à l’essentiel pour proposer des véhicules électriques à prix cassé. Contrairement aux constructeurs traditionnels qui multiplient les équipements et options, la startup a choisi la simplicité absolue. Les panneaux de carrosserie sont en plastique non peint, un choix qui contraste radicalement avec l’acier inoxydable du Cybertruck de Tesla. À l’intérieur, vous ne trouverez ni écran d’infodivertissement, ni radio, mais des vitres à manivelle et des sièges basiques.
Ce minimalisme assumé permet à Slate de proposer son véhicule à moins de 20 000 dollars après crédit d’impôt américain de 7 500 dollars. Sans cette aide fiscale, le prix s’établirait autour de 25 000 dollars, ce qui reste extrêmement compétitif sur le segment des voitures électriques. Une approche qui rappelle le succès de la Dacia Spring en Europe, mais poussée encore plus loin dans la quête d’économies.
L’intelligence du projet Slate réside dans sa flexibilité. Une seule plateforme sert de base à trois modèles distincts :
Ces véhicules partagent les mêmes dimensions de base : 4445 mm de longueur, 1800 mm de largeur et 1727 mm de hauteur, soit l’équivalent d’un Renault Scénic E-Tech ou d’un Volvo EX40. Cette standardisation des composants permet d’optimiser la production et de réduire drastiquement les coûts.
Plus surprenant encore, la marque propose une seule version par modèle. Ici, pas de finition d’entrée de gamme ou haut de gamme : un seul modèle de base est disponible, auquel les clients peuvent ajouter des accessoires selon leurs besoins.
Slate Auto repousse les limites de la personnalisation avec un concept innovant : la voiture en kit. Le véhicule est livré sous forme de base à laquelle l’acheteur peut ajouter divers éléments modulaires. Le toit en fibre de verre, les sièges ou la cage de sécurité font partie des accessoires disponibles pour transformer la plateforme de base en SUV ou pick-up.
Plus radical encore, la marque prône le “Faites-le vous-même ou faites-le faire”. Les clients reçoivent leur kit à domicile et peuvent soit monter eux-mêmes les accessoires, soit faire appel à un professionnel. Une approche qui rappelle le modèle IKEA, mais appliqué à l’automobile.
| Accessoire | Disponibilité |
|---|---|
| Radio et haut-parleurs | En option |
| Vitres électriques | En option |
| Sièges chauffants | En option |
| Jantes alliage | En option |
Au total, plus de 100 accessoires seront proposés au catalogue, permettant une personnalisation poussée tout en maintenant un prix de base très attractif.

Côté technique, Slate Auto propose deux options de batterie :
Oui, ce sont bien les chiffres officiels annoncés et non une erreur de conversion entre les miles et les kilomètres.
Le véhicule est équipé d’un connecteur NACS compatible avec le réseau Tesla et peut accepter une puissance de charge maximale de 120 kW. Cette capacité permet de passer de 20 à 80% de charge en seulement 30 minutes – une performance tout à fait convenable pour un véhicule de cette gamme.
Le moteur électrique développe 201 ch (150 kW), permettant d’accélérer de 0 à 100 km/h en 8 secondes avec une vitesse maximale limitée à 145 km/h. Des caractéristiques parfaitement adaptées à un usage quotidien sans superflu.

Forte d’une équipe de 400 collaborateurs, Slate Auto prévoit de produire ses véhicules électriques aux États-Unis. La société, dont le siège est basé dans le Michigan et le studio de design à Long Beach en Californie, affiche clairement son ambition : “redonner le pouvoir aux clients oubliés par l’industrie automobile”.
Les réservations pour ces véhicules sont d’ores et déjà ouvertes, avec des premières livraisons prévues pour fin 2026. Si Slate Auto parvient à tenir ses promesses, la startup pourrait bien réussir là où d’autres ont échoué : démocratiser véritablement la voiture électrique en la rendant accessible au plus grand nombre.
Cette approche radicalement différente pourrait représenter une menace sérieuse pour Tesla et son projet de voiture à 25 000 dollars maintes fois repoussé. Jeff Bezos prouverait alors qu’une autre voie est possible pour électrifier le parc automobile mondial, loin des gadgets technologiques et du luxe ostentatoire.
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