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Tesla vient d’annoncer l’arrêt définitif de son projet Dojo, ce supercalculateur développé en interne pour améliorer ses systèmes de conduite assistée. Cette décision marque un tournant stratégique pour l’entreprise d’Elon Musk, qui privilégie désormais les partenariats externes avec des géants comme Nvidia et AMD plutôt que le développement de ses propres solutions d’intelligence artificielle.
Le supercalculateur Dojo, basé à New York, utilisait des puces personnalisées appelées D1 pour analyser les données vidéo provenant des véhicules Tesla équipés du système Full Self-Driving. Cette infrastructure était estimée pouvoir ajouter jusqu’à 500 milliards de dollars à la valorisation de Tesla. Son arrêt s’accompagne du départ de Peter Bannon, responsable de l’équipe, tandis que les autres membres seront réaffectés vers d’autres projets de centres de données.
Cette fermeture s’inscrit dans une évolution plus large de la stratégie Tesla. Lors du dernier appel aux résultats trimestriels, Elon Musk avait déjà laissé entendre cette possibilité en évoquant une convergence technologique avec les partenaires externes. “En réfléchissant au Dojo 3 et à la puce d’inférence AI6, il semble intuitivement logique de chercher une convergence où c’est fondamentalement la même puce”, avait-il déclaré.
Cette approche permet à Tesla de réduire ses coûts de développement tout en bénéficiant de l’expertise technologique de spécialistes reconnus. La collaboration avec des acteurs établis du secteur offre aussi l’avantage de raccourcir les délais de développement, un enjeu crucial dans la course à l’autonomie complète des véhicules.
Malgré l’abandon du projet Dojo, Tesla n’a pas renoncé à ses ambitions dans l’intelligence artificielle. L’entreprise a lancé la construction d’un nouveau supercalculateur baptisé Cortex à Austin, au Texas. Cette infrastructure de nouvelle génération s’appuie sur plus de 100 000 puces Nvidia H100 et H200, représentant une puissance de calcul considérablement supérieure à celle de son prédécesseur.
Un autre centre de données est déjà opérationnel à Memphis, témoignant de la montée en puissance des capacités de traitement de Tesla. Ces installations ont pour mission principale d’analyser les millions d’heures de vidéos collectées par les véhicules Tesla circulant dans le monde entier, alimentant ainsi l’apprentissage des algorithmes de conduite autonome.
Au-delà des supercalculateurs, Tesla a conclu un accord de 16,5 milliards de dollars avec Samsung pour sécuriser son approvisionnement en semiconducteurs d’intelligence artificielle jusqu’en 2033. Ce contrat prévoit la construction d’une usine au Texas pour produire localement les puces destinées à l’architecture AI6, également appelée Hardware 6.
Cette stratégie d’intégration verticale vise à réduire la dépendance aux chaînes d’approvisionnement internationales. Les générations actuelles de puces suivent un planning précis :
Cette réorganisation technologique intervient alors que Tesla multiplie les promesses concernant une conduite entièrement autonome sans supervision humaine. Les centres de données représentent l’épine dorsale de cette ambition, traitant en continu les téraoctets de données collectées par la flotte mondiale de véhicules Tesla.
L’analyse de ces données permet d’identifier les situations complexes rencontrées sur la route et d’améliorer les réactions des algorithmes face à des scénarios inédits. Cette approche basée sur l’apprentissage automatique nécessite une puissance de calcul phénoménale, justifiant les investissements massifs dans les infrastructures de traitement.
Le pari de Tesla consiste à transformer cette masse de données en avantage concurrentiel durable. En combinant les capacités du supercalculateur Cortex avec les nouvelles générations de puces spécialisées, l’entreprise espère franchir le cap vers une autonomie de niveau 5, où l’intervention humaine ne serait plus nécessaire dans aucune situation de conduite.
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