Mercedes GLC électrique : une autonomie en conditions réelles de plus de 600 km
Le Mercedes GLC 400 4Matic électrique, millésime 2027, est annoncé à 533 km d’autonomie selon le cycle américain EPA, connu […]
Pour la première fois depuis la création du classement en 2016, Tesla n’apparaît plus parmi les dix constructeurs les plus innovants en matière de voitures électriques. Le Center of Automotive Management (CAM), institut allemand dirigé par le professeur Stefan Bratzel, publie son nouveau rapport Electromobility. Le constructeur américain y recule de la 6e à la 11e place, pendant que les groupes chinois et allemands se partagent le haut du tableau.
Le trio de tête ne bouge pas par rapport au classement de janvier. Le groupe chinois Geely totalise 207 points d’indice, devant le groupe Volkswagen (204 points) et BYD (192 points). L’écart entre les deux premiers est minime, et BYD reste à portée de ses poursuivants. Le CAM publie deux séries de rapports : Automotive Innovations, qui couvre toutes les motorisations et où BYD a pris la première place en avril, et Electromobility, qui ne considère que les modèles 100 % à batterie.
Mercedes-Benz gagne trois places et s’installe au 4e rang avec 147 points. Le CAM salue l’étendue de sa gamme électrique sur plusieurs segments, de l’EQS au VLE, ainsi que ses fonctions de charge bidirectionnelle, proches de celles de BMW. Le top 10 se complète avec BMW, SAIC, Hyundai, Renault, General Motors et Stellantis.
| Rang | Groupe | Points d’indice |
|---|---|---|
| 1 | Geely | 207 |
| 2 | Volkswagen | 204 |
| 3 | BYD | 192 |
| 4 | Mercedes-Benz | 147 |
| 11 | Tesla | 78 |
Avec 78 points, Tesla progresse de 3,4 points, mais cela ne suffit pas. Le constructeur n’a pas régressé en absolu : ses concurrents ont simplement lancé bien plus de nouveautés sur la période. Pour une marque qui occupait la première place en 2016, la chute est symbolique. Elle reflète une gamme qui évolue lentement, face à des groupes capables de renouveler plusieurs modèles par an.
Stefan Bratzel le formule ainsi : la question n’est plus de savoir qui propose un modèle électrique, mais qui livre le meilleur ensemble en autonomie, puissance de charge, efficacité et coût. Il ajoute que le doublement des immatriculations de modèles électriques chinois en Allemagne constitue « un signal d’alarme clair » pour les constructeurs établis.
Le CAM a recensé les nouveautés de série du premier semestre 2026, en s’attardant sur l’autonomie, la puissance de charge, l’efficacité et l’écosystème électrique, c’est-à-dire la charge bidirectionnelle (V2H pour alimenter la maison, V2G pour réinjecter dans le réseau). Trois exemples ressortent :
Ces chiffres montrent un déplacement de la course à l’innovation. Il ne s’agit plus seulement d’ajouter des kilowattheures, mais de réduire la consommation, de stabiliser la recharge par temps froid et de valoriser la batterie une fois la voiture à l’arrêt.
Sur la période 2021 au premier semestre 2026, l’institut a analysé 910 innovations de série issues de 38 groupes automobiles. Le critère central est la « triade CAM » : autonomie, consommation d’énergie et puissance de charge, les trois paramètres qui comptent le plus pour les conducteurs.
S’y ajoutent la couverture des segments, comme l’arrivée d’une motorisation électrique dans une catégorie qui n’en avait pas, et d’autres avancées liées aux batteries, au pilotage de la charge ou aux composants associés. Ce barème favorise les groupes qui multiplient les lancements, ce qui explique en partie la bonne tenue de Volkswagen et de Geely, aux portefeuilles de marques très larges.
Ce classement mesure la quantité et la pertinence des nouveautés, pas la qualité d’usage au quotidien : un modèle bien né peut rester excellent sans faire gagner de points à son constructeur. Il confirme surtout que la pression chinoise s’installe en Europe, ce qui devrait tirer les prix vers le bas et accélérer les progrès en France, où Renault reste le seul constructeur national du top 10.
L’avis de Rouleur électrique
Pour choisir un modèle, regardez moins la puissance de charge maximale annoncée que le temps réel pour passer de 10 à 80 %, y compris par temps froid. Comparez ensuite la consommation en kWh/100 km, qui détermine votre facture et l’autonomie réellement exploitable sur autoroute. Un modèle à 14,3 kWh/100 km n’a pas besoin d’une batterie démesurée pour parcourir de longues distances.
Si vous disposez d’une prise à domicile ou d’un panneau solaire, vérifiez aussi la compatibilité V2H ou V2G, encore rare mais appelée à se répandre avec les contrats d’électricité dynamiques. Et pour une Tesla, la baisse au classement n’invalide ni son réseau de recharge ni sa technologie, mais elle invite à comparer sérieusement avec les offres allemandes et chinoises, désormais plus nombreuses et souvent plus abordables.
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