Mitsubishi se lance à son tour dans les robots humanoïdes face à Tesla
On connaît Mitsubishi pour ses voitures, ses climatiseurs et ses écrans plats. Moins pour ses robots humanoïdes. Et pourtant, le […]
Sommaire
Le marché chinois des véhicules électriques vient d’accueillir un nouveau concurrent de taille. Toyota, souvent critiqué pour sa lenteur à embrasser la révolution électrique, vient de frapper un grand coup avec le lancement du bZ3X, un SUV électrique proposé à partir de 109 800 yuans, soit environ 15 000 euros. Ce prix particulièrement agressif a provoqué un véritable raz-de-marée de commandes, au point de faire planter les serveurs du constructeur après seulement une heure de mise en vente.
Le nouveau bZ3X représente la première incursion de Toyota dans le segment des SUV électriques à moins de 100 000 yuans en Chine. Fruit de la collaboration entre Toyota et son partenaire local GAC, ce modèle baptisé “Bozhi 3X” en chinois marque un tournant dans la stratégie du constructeur japonais.
Avec des dimensions de 4 600 mm de longueur, 1 875 mm de largeur et 1 645 mm de hauteur, le bZ3X se positionne directement face au BYD Yuan Plus (connu sous le nom d’Atto 3 à l’international). La comparaison n’est pas anodine puisque Toyota semble vouloir défier frontalement BYD, le leader chinois des véhicules électriques à prix abordable, en proposant son SUV à un tarif légèrement inférieur aux 115 800 yuans demandés pour l’Atto 3.
Le succès ne s’est pas fait attendre : lors de son lancement officiel le 6 mars, les commandes ont afflué au rythme impressionnant de 10 000 unités en seulement 60 minutes. Cette demande phénoménale témoigne de l’appétit insatiable du marché chinois pour des véhicules électriques abordables et fonctionnels.
Le bZ3X est commercialisé en deux versions principales qui se distinguent par leur niveau d’équipement technologique. La version de base, sans les fonctionnalités avancées de conduite intelligente, débute à 109 800 yuans (environ 15 000 euros) et propose cinq finitions différentes. La version équipée des technologies de conduite autonome démarre quant à elle à 149 800 yuans (environ 20 500 euros).
Les spécifications techniques varient selon les finitions :
Il faut néanmoins rappeler que la norme CLTC chinoise est généralement plus optimiste que le cycle WLTP européen. L’autonomie réelle serait donc probablement inférieure si le véhicule était testé selon les standards européens.
L’intérieur du bZ3X a été conçu comme “un espace mobile aussi confortable qu’à la maison”, selon les mots de Toyota. Les sièges avant et arrière peuvent se rabattre complètement, offrant près de 3 mètres d’espace plat – une fonctionnalité particulièrement appréciée sur le marché chinois où la polyvalence est valorisée.
L’équipement technologique est à la hauteur des attentes avec :
| Équipement | Caractéristiques |
|---|---|
| Écran d’infodivertissement | 14,6 pouces avec reconnaissance vocale |
| Écran conducteur | 8,8 pouces |
| Volant | Multifonction à deux branches |
| Système intelligent | Momenta 5.0 (sur versions haut de gamme) |
Le design intérieur mise sur la simplicité et l’épuration, tout en intégrant les fonctionnalités désormais attendues dans un véhicule moderne. L’ambiance à bord se veut accueillante et familiale, un choix qui correspond aux attentes de la clientèle visée.
Le bZ3X représente également une première technologique pour Toyota puisqu’il s’agit du premier véhicule du constructeur équipé du système de conduite intelligente Momenta 5.0. Alimenté par le processeur NVIDIA Drive AGX Orin X, ce système offre 25 fonctionnalités d’assistance à la conduite, incluant le stationnement parallèle automatique, le stationnement télécommandé, le pilotage sur autoroute, l’assistance dans les embouteillages et la surveillance des angles morts.
GAC-Toyota affirme qu’il sera “l’un des premiers constructeurs automobiles au monde à réaliser un modèle de conduite intelligente de bout en bout en une seule étape”. Doté d’une intelligence qualifiée d'”humaine”, le véhicule est conçu pour “devenir plus intelligent et s’améliorer avec l’usage” grâce à des mises à jour régulières et à l’apprentissage machine.
Avec ce lancement, Toyota cherche manifestement à rattraper son retard sur le marché chinois des véhicules électriques, dominé par des acteurs locaux comme BYD. La Chine représente le plus grand marché mondial pour les voitures électriques, avec plus de 5 millions d’unités vendues en 2023.
Le bZ3X s’inscrit dans une stratégie plus large du constructeur japonais qui a longtemps privilégié les hybrides mais doit désormais accélérer son virage électrique pour rester compétitif. En ciblant directement le segment des SUV électriques abordables, Toyota tente de contrer l’offensive des constructeurs chinois qui dominent ce créneau avec des modèles proposant un excellent rapport qualité-prix.
Ce choix de lancer d’abord en Chine un modèle électrique aussi abordable, plutôt qu’en Europe ou aux États-Unis, témoigne de l’importance stratégique du marché chinois et de la férocité de la concurrence qui s’y déroule. Toyota semble avoir compris que pour exister sur ce marché, il faut proposer des prix compétitifs et des technologies adaptées aux attentes locales.
Le succès initial du bZ3X avec ses 10 000 commandes en une heure montre que la réputation de Toyota en matière de fiabilité constitue toujours un atout majeur, même face à des concurrents locaux bien établis. Si ce modèle confirme son succès, il pourrait éventuellement inspirer une stratégie similaire sur d’autres marchés, notamment dans les régions où les véhicules électriques abordables font encore défaut.
Reste à voir si Toyota parviendra à maintenir ce rythme de production et à satisfaire l’importante demande générée par ce lancement spectaculaire. Le défi logistique s’annonce considérable, dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement en composants, notamment pour les batteries, restent sous tension.
Réagissez à l'article