Subaru abandonne ses voitures électriques : retraite stratégique ou aveu d’échec ?
Subaru vient d’annoncer l’abandon sine die de son programme de véhicules électriques développés en interne. Plus de date cible, plus […]
Sommaire
La mobilité autonome franchit un cap décisif. Volkswagen vient d’annoncer son partenariat stratégique avec Uber pour déployer une flotte de ID. Buzz sans conducteur aux États-Unis. Ce van électrique au design rétro-futuriste, qui attire déjà tous les regards dans sa version classique, s’apprête à révolutionner le marché des robotaxis et à prendre une longueur d’avance sur les projets similaires de Tesla.
Le programme pilote débutera à Los Angeles dès cette année avec une version spéciale baptisée ID. Buzz AD (Autonomous Driving). Lors des premières phases, des superviseurs humains seront présents à bord pour affiner la technologie et assurer la sécurité. Le lancement commercial complet est prévu pour 2026 à Los Angeles, avant une expansion dans d’autres métropoles américaines.
Les ambitions du constructeur allemand sont clairement affichées : déployer plusieurs milliers de vans autonomes dans les villes américaines au cours de la prochaine décennie. Ce projet s’appuie sur la technologie de covoiturage développée par MOIA, la division mobilité berlinoise de Volkswagen.

Ce projet ne sort pas de nulle part. Volkswagen teste depuis juin 2023 une flotte de vans électriques équipés de matériel de conduite autonome à Austin, au Texas. L’équipement comprend :
En parallèle, le constructeur mène un programme test similaire à Hambourg, en Allemagne, prévu pour durer jusqu’en 2026. Cette expérimentation européenne se déroule en collaboration avec MOIA et Holon, une entreprise dérivée de Benteler qui développe une navette électrique de 15 passagers appelée Mover.
L’annonce de Volkswagen s’inscrit dans un contexte où les robotaxis gagnent rapidement du terrain aux États-Unis. Uber a déjà noué un partenariat avec Waymo, la division de conduite autonome d’Alphabet (maison-mère de Google), pour déployer des taxis sans conducteur à Austin et Atlanta.
Waymo opère depuis plusieurs années ses Jaguar I-Pace électriques sans conducteur à Phoenix, Los Angeles et San Francisco. L’entreprise a récemment annoncé qu’elle effectuait désormais plus de 200 000 trajets autonomes chaque semaine, un chiffre qui témoigne de la maturité grandissante de cette technologie.
Dans ce contexte concurrentiel, Tesla a également annoncé le lancement de son propre service de transport autonome à Austin en juin prochain. Lors de son événement “We, Robot” à Hollywood l’année dernière, l’entreprise d’Elon Musk a même présenté un concept de “robovan” futuriste.
Le Volkswagen ID. Buzz possède plusieurs atouts qui pourraient lui permettre de s’imposer sur ce marché émergent :
Paradoxalement, l’un des points faibles du véhicule en conduite manuelle – sa maniabilité parfois délicate en milieu urbain dense – devient un avantage en mode autonome, puisque les systèmes informatiques gèrent cette complexité sans intervention humaine.
Si Volkswagen parvient à déployer massivement son ID. Buzz autonome avant Tesla et ses concurrents, nous pourrions assister à une transformation profonde des habitudes de déplacement dans les métropoles américaines. Le constructeur allemand, plutôt conservateur dans ses approches stratégiques, fait ici preuve d’une audace qui pourrait lui permettre de prendre une place déterminante dans le futur de la mobilité.
Avec un potentiel de réduction des coûts de transport de plus de 40% par rapport aux services conventionnels avec chauffeur, et la possibilité d’opérer 24h/24, ces robotaxis pourraient rapidement s’imposer comme une alternative crédible à la possession d’un véhicule personnel en ville.
Le défi reste maintenant pour Volkswagen de tenir son calendrier ambitieux et de livrer une expérience utilisateur fluide et sécurisée, dans un domaine où la confiance du public reste encore à consolider.
Réagissez à l'article