Finalement, Volkswagen mise sur la normalité pour sa première Golf 100 % électrique
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La marque chinoise Xpeng affiche ses ambitions pour 2026 après une première année d’exploitation en France qui dépasse les attentes. Avec 3 330 véhicules électriques écoulés en 2025, le constructeur vise maintenant à doubler ses volumes et rivaliser avec des marques établies comme Honda ou Lexus sur notre marché.
Le bilan 2025 de Xpeng France révèle une performance intéressante pour un nouvel entrant. Ses 3 330 immatriculations placent l’Hexagone comme l’un des marchés européens les plus porteurs pour la marque, aux côtés de l’Allemagne. Ces chiffres représentent près de 15 % des 22 787 véhicules vendus par Xpeng sur l’ensemble du continent européen.
Si l’objectif initial de 3 600 unités n’a pas été atteint, la marque peut se consoler avec une rentabilité de 0,5 % pour ses distributeurs dès la première année. Un exploit quand on sait que la plupart des nouveaux constructeurs peinent à équilibrer leurs comptes avant plusieurs années d’activité. La production désormais localisée en Autriche permet à Xpeng de s’affranchir de 31 % de taxes douanières, un avantage concurrentiel non négligeable face aux modèles importés directement de Chine.
L’un des points les plus remarquables de cette première année concerne la répartition entre particuliers et entreprises. Avec 27 % de ventes aux flottes, Xpeng démontre sa capacité à séduire les gestionnaires professionnels, malgré l’absence de certains avantages fiscaux réservés aux marques européennes. Cette performance suggère que les qualités intrinsèques des véhicules compensent les désavantages réglementaires.
Le réseau de distribution, pierre angulaire du développement commercial, compte actuellement 70 points de vente répartis sur le territoire. Cette couverture, bien qu’encore perfectible, a permis d’assurer une présence dans les principales métropoles françaises et de créer un premier maillage territorial cohérent.
Pour 2026, Xpeng affiche des ambitions claires : atteindre 6 000 livraisons et enregistrer 7 200 commandes. Ces objectifs placeraient la marque au niveau de Honda, Lexus ou Alfa Romeo sur le marché français, un positionnement premium qui correspond à son image de marque technologique.
L’expansion du réseau constitue le premier pilier de cette stratégie. Le passage à plus de 100 points de vente d’ici la fin de l’année permettra de couvrir de nouvelles zones géographiques. Les villes ciblées incluent :
L’offensive produit 2026 s’appuie d’abord sur les modèles existants. Le G6 reste le fer de lance avec un objectif de 4 200 unités, suivi du G9 (1 000 unités) et de la récente P7+ (500 unités). Cette répartition confirme l’appétit du marché français pour les SUV électriques face aux berlines.
Trois nouveaux modèles viendront enrichir cette gamme en fin d’année, tous positionnés sur le segment des SUV. Le constructeur prévoit le lancement d’un SUV compact segment C, d’un SUV segment D et d’un SUV 7 places. Cette stratégie répond directement aux attentes du marché français, particulièrement friand de véhicules surélevés.
| Modèle | Segment | Objectif 2026 | Positionnement |
|---|---|---|---|
| G6 | SUV électrique | 4 200 unités | Volume principal |
| G9 | SUV premium | 1 000 unités | Haut de gamme |
| P7+ | Berline | 500 unités | Niche premium |
| Nouveaux SUV (3 modèles) | C, D et 7 places | 300 unités | Accessibilité |
Xpeng vise un équilibre 50/50 entre particuliers et entreprises pour 2026, une répartition ambitieuse qui nécessite de renforcer l’approche commerciale auprès des flottes. La stratégie privilégie les “monoprocesseurs” plutôt que les grandes flottes, une approche qui permet de maintenir des marges plus élevées tout en diversifiant les canaux de distribution.
Cette approche équilibrée présente l’avantage de réduire la dépendance à un seul type de clientèle. Les ventes aux particuliers garantissent une image de marque grand public, tandis que les entreprises apportent des volumes plus prévisibles et une visibilité accrue sur les routes françaises.
Reste une interrogation : l’absence de la berline Mona M03 dans les plans français. Ce modèle, pourtant évoqué pour l’Europe, aurait pu renforcer l’offre dans un segment où Xpeng peine encore à convaincre massivement. Le choix de privilégier les SUV traduit une adaptation pragmatique aux goûts hexagonaux, quitte à sacrifier une partie de la diversité technologique qui fait la réputation de la marque en Chine.
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