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Ford traverse une période délicate en Europe. Les ventes de ses modèles électriques actuels peinent à décoller, la marque a déjà annoncé des suppressions de postes massives dans la région, et la concurrence chinoise grignote chaque mois un peu plus de terrain. Dans ce contexte, le constructeur américain vient de dévoiler un plan ambitieux pour redresser la barre : cinq nouveaux véhicules destinés spécifiquement au marché européen, entre le retour du Bronco sous forme hybride rechargeable et plusieurs modèles 100 % électriques développés en partenariat avec Renault. Tour d’horizon de ce qui vous attend.
Le premier modèle à sortir des starting-blocks sera un SUV compact portant le nom iconique Bronco. Ford le qualifie de véhicule “multi-énergie”, mais les informations circulant depuis plusieurs mois dans la presse spécialisée désignent clairement un hybride rechargeable (PHEV), vraisemblablement basé sur la même plateforme que le Kuga PHEV. En termes de gabarit, attendez-vous à quelque chose proche du Bronco Sport vendu outre-Atlantique, avec une carrosserie deux volumes robuste et une vocation clairement orientée aventure. Sa production sera assurée à partir de 2028 dans l’usine Ford de Valence, en Espagne.
Dans la même période, deux modèles électriques viendront compléter cette offensive : une citadine à hayon, qui pourrait bien ressusciter le nom Fiesta, et un SUV crossover électrique. Ces deux véhicules seront produits dans le cadre du partenariat conclu avec Renault, ce qui signifie qu’ils reposeront sur des plateformes communes avec la Renault 4 et la Renault 5. Ford prend soin de préciser que ses modèles se distingueront par un design “inspiré du rally” et des dynamiques de conduite propres à la marque. La différenciation sera donc davantage stylistique et comportementale que technique.
D’ici la fin de l’année 2029, Ford prévoit de compléter sa gamme avec deux crossovers “multi-énergie” supplémentaires au caractère rally affiché. Les plateformes retenues pour ces deux modèles ne sont pas encore confirmées. Jim Baumbick, président de Ford Europe, a laissé entendre que la marque pourrait s’appuyer sur Renault ou Volkswagen selon les besoins, déclarant que “les partenariats stratégiques sont au cœur de notre façon de nous battre en Europe”. Cette flexibilité assumée traduit une réalité concrète : Ford ne dispose pas, à ce stade, de l’architecture technique nécessaire pour développer seul une gamme électrique compétitive et rentable en Europe.
La gamme actuelle de Ford en Europe se compose déjà de quatre modèles électrifiés :
Malgré cette présence, Ford a récemment été contraint de réduire la cadence de production à son usine de Cologne, où sont assemblés l’Explorer et le Capri électriques, en invoquant une demande plus faible qu’anticipé. Un aveu qui en dit long sur les difficultés rencontrées sur le terrain.
Parallèlement à l’annonce de ces nouveaux modèles, Ford continue de plaider pour un assouplissement des objectifs d’émissions européens. Jim Baumbick réclame une approche “centrée sur le client” qui “s’aligne sur les choix des consommateurs” et offre “un horizon de planification réaliste”. En clair, Ford souhaite que la législation reconnaisse davantage les hybrides rechargeables et les véhicules à autonomie prolongée comme des solutions de transition légitimes, au lieu de pousser vers une bascule totale vers le zéro émission à l’échappement dans des délais que la marque juge trop contraignants.
Mais pendant que Ford négocie avec les régulateurs et orchestre ses partenariats, BYD avance à marche forcée. Le constructeur chinois a dépassé Ford en volume de ventes mondiales pour la première fois en 2025, s’installant à la sixième place mondiale. Sur les quatre premiers mois de 2026, BYD s’est imposé comme la marque électrique la plus vendue au Royaume-Uni, en Australie, au Brésil et dans plusieurs autres marchés. La différence structurelle entre les deux acteurs est frappante : là où Ford dépend de partenaires externes pour ses batteries, ses plateformes et ses logiciels, BYD maîtrise l’ensemble de sa chaîne de valeur, de la cellule de batterie jusqu’au système de charge, en passant par les semi-conducteurs. Cette intégration verticale quasi totale lui confère un avantage de coût considérable que les alliances ne permettent pas de combler aussi vite.
Le PDG de Ford, Jim Farley, a lui-même qualifié les constructeurs chinois de “menace existentielle” pour les marques occidentales. Les cinq nouveaux modèles annoncés constituent une réponse concrète, mais les délais sont serrés : entre un Bronco attendu en 2028 et les deux crossovers finaux prévus pour fin 2029, Ford s’offre une fenêtre étroite pour reconquérir la confiance des acheteurs européens dans un marché qui ne les attendra pas.
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