Voitures électriques chinoises : technologiques, oui, mais pas vraiment efficientes
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Le leasing social pour les voitures électriques s’apprête à entamer sa troisième édition, et cette fois, les choses semblent se concrétiser rapidement. Le 26 mai 2026, en marge d’une réunion baptisée « l’équipe de France de l’électrification » organisée à l’Élysée, Emmanuel Macron a confirmé le lancement imminent du dispositif, en précisant que Stellantis et Renault seraient prêts à ouvrir leurs services de pré-réservation dans les tout prochains jours. Stellantis a d’ores et déjà dévoilé les grandes lignes de son offre, et c’est concret : 12 modèles électriques proposés à partir de 94 €/mois, avec des précommandes accessibles avant le 1er juin 2026.
Le groupe Stellantis est le premier des deux constructeurs à présenter une offre détaillée. Avec pas moins de douze véhicules électriques issus de ses différentes marques — Peugeot, Citroën, Fiat et Opel en tête — le groupe entend couvrir un spectre large de besoins, des citadines compactes aux véhicules familiaux. Dans son communiqué officiel, Stellantis ne cite explicitement que la Citroën ë-C3, mais la logique de l’offre laisse peu de doutes sur la liste complète des modèles concernés.
Voici les modèles qui devraient être éligibles à ce tarif de 94 €/mois :
Ce positionnement tarifaire est particulièrement agressif. À titre de comparaison, louer une citadine thermique basique en location longue durée classique dépasse souvent les 200 €/mois sans aide d’État. Ici, le ticket d’entrée à moins de 100 euros mensuels pour une voiture électrique neuve représente un accès inédit à la mobilité électrique pour des ménages qui en seraient autrement exclus.
Si l’enthousiasme des constructeurs est manifeste, il faut garder la tête froide : au moment où les pré-réservations s’apprêtent à ouvrir, les règles officielles du dispositif ne sont pas encore publiées. Renault lui-même l’indique clairement sur sa page dédiée : « les conditions d’éligibilité du dispositif au leasing social 2026 ne sont pas connues à date. » Le décret d’application, qui fixera notamment le plafond de revenus définitif et la liste officielle des modèles retenus, doit encore paraître au Journal officiel.
Cela ne signifie pas pour autant naviguer à l’aveugle. Les informations disponibles permettent déjà de se faire une idée précise du cadre général. Le dispositif devrait ouvrir officiellement à partir du 16 juillet 2026, avec un contingent de 50 000 véhicules, un loyer plafonné à 200 €/mois et une aide de l’État pouvant atteindre 9 500 € — soit une hausse notable par rapport aux 7 000 € accordés lors des deux premières éditions. Cette revalorisation de l’aide explique mécaniquement les loyers encore plus bas que lors des éditions 2024 et 2025.
Les critères d’éligibilité devraient rester proches de ceux des éditions précédentes, avec quelques ajustements à confirmer par décret. Si vous souhaitez anticiper votre dossier, voici les conditions qui devraient s’appliquer :
Ce dernier point est important à retenir : si vous avez profité du dispositif lors de l’une des deux premières vagues, vous ne serez a priori pas éligible cette année. Le leasing social est conçu pour élargir progressivement l’accès à la mobilité électrique décarbonée à de nouveaux ménages modestes, et non pour renouveler les contrats existants.
Puisque les précommandes doivent s’ouvrir avant le 1er juin 2026, il est conseillé de prendre contact avec un concessionnaire des marques concernées — Peugeot, Citroën, Fiat ou Opel — dès maintenant pour se positionner. Les premières éditions du leasing social avaient été marquées par une saturation rapide du dispositif, les quotas étant épuisés en quelques jours. La troisième édition, bien que dotée d’un contingent de 50 000 unités, pourrait connaître un scénario similaire au vu de la demande structurelle pour ce type d’offre.
Il faut par ailleurs noter que pré-réserver ne vaut pas engagement définitif : tant que le décret n’est pas paru et que votre éligibilité n’est pas confirmée officiellement, la réservation reste conditionnelle. L’idée est surtout de vous assurer une place dans la file d’attente, sachant que le coût réel d’usage d’une voiture électrique au quotidien — entretien réduit, recharge nettement moins chère que le carburant fossile — rend l’équation financière particulièrement favorable pour les gros rouleurs aux revenus modestes, précisément le profil ciblé par ce dispositif.
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