Volkswagen prêt à supprimer 100 000 postes et fermer 4 usines en Allemagne
Volkswagen traverse peut-être la période la plus turbulente de son histoire. Selon un rapport publié par le magazine économique allemand […]
Sommaire
MG, longtemps associée à des voitures électriques accessibles comme la ZS ou la MG4, prend un virage assez net avec l’arrivée en France de ses modèles IM5 et IM6. Ces deux nouveaux venus ne jouent plus du tout dans la même cour que leurs prédécesseurs : ils visent directement le segment premium, avec des tarifs qui débutent à 53 990 € pour la berline et 56 990 € pour le SUV. Derrière la dénomination IM se cache en réalité une marque à part entière en Chine, rattachée à MG pour son expansion à l’international, probablement pour bénéficier d’un réseau commercial déjà installé en Europe. Voyons ce que valent réellement ces deux modèles face à une concurrence premium de plus en plus dense.
L’IM5 et l’IM6 reposent sur une architecture commune qui n’a rien à voir avec les plateformes utilisées jusqu’ici par MG. La pièce maîtresse de cette base technique, c’est la batterie de 100 kWh fonctionnant en architecture 800 volts, ce qui place ces deux modèles dans la même catégorie que les Porsche Taycan ou Hyundai Ioniq 6 en matière de capacité de recharge. Concrètement, il faut seulement 17 minutes pour passer de 10 à 80 % de charge, à condition de disposer d’une borne compatible avec la puissance maximale de 396 kW. C’est un chiffre sérieux, même si des rivaux comme la Xpeng P7+ font encore mieux avec seulement 12 minutes pour la même plage de charge.
Côté motorisation, vous avez le choix entre deux configurations : une propulsion avec un moteur arrière de 407 ch, ou une transmission intégrale atteignant les 752 ch grâce à l’ajout d’un moteur avant. Les performances en version 4WD sont spectaculaires sur le papier, avec un 0 à 100 km/h en 3,2 secondes pour l’IM5 et 3,5 secondes pour l’IM6. Mais c’est aussi sur les liaisons au sol que ces modèles se distinguent : les deux véhicules sont équipés de roues arrière directrices offrant jusqu’à 6° d’angle dans chaque sens, ce qui ramène le diamètre de braquage à 9,98 m sur l’IM5 — une valeur remarquable pour une berline de près de 5 mètres. L’ensemble des paramètres dynamiques est centralisé dans un module unique, comparable au système Heart of Joy de BMW, garantissant une cohérence dans les interventions électroniques. L’IM6 a d’ailleurs battu le record du test de l’élan avec une vitesse de 90,96 km/h, arrachant ce titre à la légendaire Citroën Xantia Activa — un clin d’œil savoureux pour les amateurs de culture automobile.
L’IM5 se présente comme une berline de 4,93 m de long, 1,96 m de large et 1,47 m de haut. Son design est clairement orienté vers l’efficience aérodynamique, avec un coefficient de traînée (Cx) de 0,226, ce qui en fait l’une des berlines électriques les plus fendantes de l’air du marché. Ce travail aérodynamique se ressent directement sur l’autonomie : la version propulsion annonce 710 km WLTP, tandis que la version 4WD descend à 575 km — ce qui reste un niveau très correct.
À bord, la planche de bord est dominée par un écran paysage de 26,3 pouces regroupant instrumentation et navigation, complété par un second écran portrait de 10,5 pouces dédié aux réglages secondaires. Les sièges sont électriques, chauffants et ventilés, le double vitrage est intégral, et le système audio monte à 20 haut-parleurs. L’empattement de 2,95 m assure un espace aux passagers arrière généreux, avec dossier inclinable, sièges chauffants et ventilation dédiée. Le coffre annoncé à 495 litres s’accompagne d’un frunk de 18 litres — symbolique mais présent.
Face à l’IM5, la Xpeng P7+ s’impose comme sa rivale la plus directe, avec une recharge plus rapide (12 minutes de 10 à 80 %) mais une autonomie inférieure (jusqu’à 530 km) et un prix d’entrée de 45 990 €, soit 8 000 € de moins. La Mercedes-Benz Classe C électrique tient la comparaison sur l’autonomie, mais son prix de départ dépasse les 66 399 € pour un équipement souvent inférieur à ce que propose l’IM5. MG a clairement joué la carte du rapport équipement/prix, et le résultat est difficile à ignorer.
Si vous préférez la polyvalence d’un SUV, l’IM6 reprend l’essentiel de la recette de l’IM5 dans un gabarit légèrement différent : 4,90 m de long, 1,99 m de large et 1,67 m de haut. Moins long que la berline, mais plus large et plus haut, avec un Cx de 0,25 — une valeur honnête pour la catégorie. La différence la plus significative à l’usage se retrouve dans le volume de chargement : 596 litres de coffre principal, auxquels s’ajoutent 69 litres sous le plancher et 32 litres de frunk à l’avant. Pour un usage familial, cela représente une capacité de rangement réelle et utilisable au quotidien.
La fiche technique reprend les mêmes motorisations que l’IM5, mais le gabarit plus imposant (jusqu’à 2 410 kg en 4WD) pèse légèrement sur les performances et l’autonomie.
| MG IM6 2WD | MG IM6 4WD | |
|---|---|---|
| Puissance | 407 ch | 752 ch |
| 0 à 100 km/h | 5,4 s | 3,5 s |
| Masse | 2 320 kg | 2 410 kg |
| Autonomie WLTP | 625 km | 505 km |
| Recharge 10-80 % | 17 min | 17 min |
| Prix | 56 990 € | 62 990 € |
Le Xpeng G9 démarre à 59 990 € pour 502 km WLTP avec une recharge en 12 minutes, tandis que le BMW iX3 s’affiche dès 64 950 € pour 637 km WLTP. Le Volvo EX60, lui, commence à 66 500 € pour 611 km WLTP. Face à ces trois références, l’IM6 propose systématiquement un tarif d’entrée plus bas, avec une autonomie en version 2WD qui dépasse ses rivaux directs. La question qui se posera naturellement aux acheteurs sera celle de la valeur résiduelle et du réseau après-vente de MG en France — deux critères sur lesquels la marque devra convaincre pour s’imposer durablement dans ce segment où la confiance dans la marque pèse autant que la fiche technique.
Réagissez à l'article