Renault : projets annulés, filiales supprimées… le grand carnage a commencé
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Le constructeur chinois Chery vient de dévoiler une nouvelle génération de sa petite citadine électrique QQ3, qui suscite déjà l’intérêt au-delà des frontières de l’Empire du Milieu. Avec ses dimensions compactes et son positionnement tarifaire agressif, cette voiture électrique urbaine pourrait bien bousculer le marché européen de la mobilité électrique accessible, notamment face à des références comme la Renault 5 E-Tech.
La nouvelle Chery QQ3 adopte une approche esthétique résolument moderne avec ses lignes arrondies et son design épuré. Ses 4,20 mètres de longueur pour 1,81 mètre de largeur et 1,57 mètre de hauteur en font une candidate idéale pour la circulation urbaine européenne. L’empattement de 2,70 mètres promet un habitacle correctement dimensionné malgré l’encombrement extérieur réduit.
La face avant se distingue par sa calandre pleine, caractéristique des véhicules électriques, encadrée de feux à LED ovales. L’arrière présente des optiques en forme de gélules qui donnent une identité visuelle reconnaissable à cette citadine chinoise. Les protections de carrosserie latérales rappellent l’ADN pratique de ce véhicule pensé pour l’usage quotidien, tandis que le logo Chery conservé sur les bas de caisse fait référence à l’héritage de la première génération vendue à 1,4 million d’exemplaires depuis 2003.
L’intérieur de la QQ3 mise sur la praticité avec pas moins de 35 espaces de rangement répartis dans l’habitacle. Cette attention portée au stockage répond aux besoins concrets des utilisateurs urbains qui transportent régulièrement sacs, courses et équipements personnels. Le poste de conduite s’articule autour d’un écran tactile 2K de 15,6 pouces qui centralise les principales fonctions du véhicule, complété par un combiné d’instrumentation numérique aux dimensions plus modestes.
La modularité reste un atout majeur avec un volume de coffre oscillant entre 375 et 1 450 litres selon la configuration des sièges arrière. Cette polyvalence se trouve renforcée par la présence d’un coffre avant (frunk) de 70 litres supplémentaires, exploitant l’espace libéré par l’absence de moteur thermique sous le capot.
Chery propose sa QQ3 électrique en deux déclinaisons motorisées distinctes. La version d’entrée développe 78 chevaux tandis que la variante supérieure atteint 121 chevaux. Cette stratégie permet d’adapter les performances aux besoins et au budget de chaque utilisateur, la version moins puissante convenant parfaitement à un usage exclusivement urbain.
| Version | Puissance | Autonomie CLTC | Autonomie WLTP estimée | Vitesse maximale |
|---|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | 78 ch | 280 km | 238 km | 125 km/h |
| Version supérieure | 121 ch | 401 km | 340 km | 125 km/h |
L’autonomie maximale de 401 kilomètres CLTC (soit environ 340 kilomètres WLTP) place la QQ3 dans une fourchette correcte pour une citadine électrique, sans atteindre l’excellence de certaines concurrentes européennes. La vitesse maximale bridée à 125 km/h confirme le positionnement urbain et périurbain de ce véhicule.
Si Chery n’a pas encore communiqué le tarif définitif de sa QQ3 électrique, les références passées donnent des indications intéressantes. La première génération était commercialisée à partir de 29 900 yuans (environ 3 626 euros) sur le marché chinois, un prix qui subira nécessairement une forte réévaluation en cas d’exportation européenne.
Plusieurs facteurs économiques compliqueraient l’équation tarifaire en Europe :
La stratégie de Chery en France reste prudente. Le groupe chinois a d’abord introduit ses marques Omoda et Jaecoo pour tester la réceptivité du marché européen. Le succès de cette première offensive pourrait conditionner l’arrivée de modèles plus accessibles comme cette QQ3 électrique. Face à la concurrence croissante sur le segment des citadines électriques abordables, cette petite chinoise devra prouver qu’elle peut rivaliser non seulement sur le prix, mais aussi sur la qualité de finition et la fiabilité que recherchent les consommateurs européens.
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