Ioniq 5 N : un youtubeur améliore l’autonomie de 12 % avec un simple petit changement
La Hyundai Ioniq 5 N est une voiture électrique qui divise. D’un côté, une sportivité assumée, des performances bluffantes et […]
Sommaire
La marque premium de BYD vient d’officialiser les tarifs français de sa supercar électrique, la Denza Z, à l’occasion de l’ouverture des commandes. Présentée pour la première fois au public lors du Festival de Goodwood en juillet 2026, elle s’affiche entre 156 300 et 189 600 euros selon la version, avec des premières livraisons annoncées avant la fin de l’année. Trois carrosseries, trois moteurs électriques, et une puissance combinée qui dépasse tout ce que proposent Porsche ou Tesla dans ce segment. De quoi attirer l’attention, à condition de regarder les chiffres dans leur intégralité.
La Denza Z repose sur la plateforme maison e³, développée spécifiquement pour les modèles à très hautes performances au sein du groupe BYD. Sa configuration à trois moteurs électriques cumule 1 604 chevaux et 1 240 Nm de couple, transmis aux quatre roues. Ce bloc de chiffres suffit à comprendre pourquoi la Z est présentée comme le modèle le plus puissant et le plus cher jamais commercialisé par BYD en France. La marque Denza avait jusqu’ici mis l’accent sur le break Z9GT pour son entrée sur le marché européen ; avec la Z, elle monte nettement en gamme.
La gamme se décline en trois carrosseries distinctes qui partagent la même base mécanique, mais se distinguent par leur positionnement et leurs ambitions. Toutes trois embarquent une batterie Blade de deuxième génération de 76 kWh et une direction spécifiquement recalibrée pour l’agilité en conduite sportive. Voici ce que donne le détail des versions :
| Version | Prix | 0 à 100 km/h | Vitesse max | Autonomie WLTP |
|---|---|---|---|---|
| Z Coupé | 156 300 € | 2,25 s | 300 km/h | 410 km |
| Z Spider | 173 300 € | 2,3 s | N.C. | 400 km |
| Z Racing | 189 600 € | 1,96 s | 350 km/h | 380 km |
Quelques précisions s’imposent sur ces données. Le 0 à 100 km/h en 1,96 seconde annoncé pour la version Racing est conditionné à l’utilisation de pneus semi-slicks, proposés en option et non inclus de série. Sans eux, le chrono sera logiquement moins spectaculaire. Ces chiffres sont issus des caractéristiques communiquées par le constructeur et devront être confirmés en conditions réelles.
Pour situer la Denza Z dans le paysage des supercars électriques, deux références s’imposent naturellement. La Porsche Taycan Turbo GT plafonne à 1 108 chevaux et débute à 246 538 euros en France. La Tesla Model S Plaid, retirée de la vente il y a quelques semaines, affichait environ 1 020 chevaux pour un tarif d’environ 130 000 euros. La Denza Z se positionne donc entre les deux sur le plan tarifaire, tout en revendiquant une puissance supérieure à ces deux références. Le rapport chevaux-euros joue clairement en sa faveur, et c’est précisément l’argument mis en avant par BYD pour justifier son offensive sur ce segment très fermé.
À 156 300 euros pour le Coupé d’entrée de gamme, la Z reste bien entendu réservée à une clientèle disposant de moyens confortables. Mais dans l’absolu, pour une supercar de ce niveau de puissance, le prix peut sembler mesuré comparé à ses rivales directes qui franchissent régulièrement les 200 000 euros. L’équation est séduisante sur le papier.
Plusieurs aspects tempèrent l’enthousiasme que les chiffres de performance pourraient susciter. Le premier concerne l’autonomie WLTP, qui ne dépasse pas 410 km pour le Coupé, 400 km pour la Spider et descend à 380 km pour la Racing. À titre de comparaison, la Tesla Model S revendiquait près de 600 km sur le même cycle. Pour une supercar destinée à des conducteurs exigeants, cette limite peut peser dans la décision d’achat, surtout si vous envisagez des trajets longue distance sans planification particulière des arrêts de recharge.
Le deuxième point porte sur la recharge ultra-rapide FLASH Charging, annoncée à 10 à 80 % en cinq minutes. Cette prouesse technique est réelle, mais elle suppose l’accès à des bornes ultra-puissantes que BYD n’a pas encore déployées à grande échelle en Europe. Concrètement, en 2026, vous ne pourrez pas toujours bénéficier de cette vitesse de recharge sur le réseau public disponible en France. Il faudra attendre le déploiement progressif des infrastructures compatibles.
À bord, Denza ne lésine pas sur les détails pour justifier le positionnement premium de la Z. La collaboration avec Devialet, l’entreprise française spécialisée dans l’audio haute fidélité déjà présente sur le SUV N7 de la marque, apporte une réelle crédibilité à l’argumentaire sonore. Avec le Dolby Atmos et jusqu’à douze haut-parleurs, l’expérience sonore à bord est censée rivaliser avec ce que font les constructeurs européens sur leurs modèles haut de gamme. C’est un angle de différenciation sur lequel BYD insiste depuis plusieurs années, et cela commence à s’entendre littéralement dans leurs produits.
L’interface embarquée s’appuie sur l’écosystème Google, ce qui facilite la transition pour les conducteurs habitués à Android Auto ou aux services Google Maps. Sur une voiture de ce prix, on aurait pu s’attendre à un écran plus imposant que 12,8 pouces, mais le constructeur mise davantage sur l’ergonomie que sur la démesure visuelle. Les premières impressions en conduite, les sensations de direction et le comportement dynamique réel resteront à évaluer lorsque les premiers exemplaires seront livrés en France, ce qui est prévu avant la fin 2026.
Réagissez à l'article