La Porsche Taycan bat des records grâce à une idée simple mais géniale
Le Porsche Taycan fait partie de ces véhicules électriques qui parviennent à conjuguer performances sportives et efficacité énergétique. Pour le […]
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La Dodge Charger Daytona électrique fait parler d’elle pour de mauvaises raisons. Lors d’un test mené par le média américain Edmunds, cette sportive électrique du groupe Stellantis a révélé un défaut inquiétant : elle s’est mise à accélérer de manière autonome pendant plusieurs secondes, sans intervention du conducteur. Un dysfonctionnement qui soulève des questions légitimes sur la sécurité de ce modèle pourtant prometteur sur le papier.
Cette Charger électrique, dévoilée en 2024 aux États-Unis et attendue prochainement en Europe, affiche pourtant des caractéristiques techniques impressionnantes. Avec ses 670 chevaux de puissance maximale et un 0 à 100 km/h abattu en 3,3 secondes, elle se positionne clairement sur le segment des sportives électriques haut de gamme. Sa vitesse maximale est bridée à 220 km/h, ce qui en fait une concurrente directe de la Porsche Taycan ou de la BMW i4 M50.
Le problème s’est manifesté de façon soudaine durant l’essai. Les journalistes ont d’abord remarqué l’apparition de messages d’alerte sur le tableau de bord, suivis par l’activation du mode “faible puissance”. Ce mode dégradé se déclenche normalement lorsque le véhicule détecte une défaillance importante de ses systèmes électroniques. Logiquement, la voiture aurait dû limiter ses performances ou même s’immobiliser.
L’inverse s’est produit : la Charger Daytona s’est mise à accélérer progressivement, atteignant 72 km/h sans aucune pression sur la pédale d’accélérateur. La vidéo publiée par Edmunds montre clairement que personne ne touche aux commandes pendant que le véhicule prend de la vitesse. Le conducteur a dû appuyer fermement sur le frein pour contrôler la situation, mais dès qu’il relâchait la pression, l’accélération intempestive reprenait de plus belle.
Confronté à ce dysfonctionnement, le testeur a pris la décision d’éteindre complètement le véhicule et d’attendre une dizaine de minutes avant de le redémarrer. Le problème ne s’est pas reproduit par la suite. L’essayeur précise que durant l’incident, ni le freinage régénératif ni la fonction de roue libre ne fonctionnaient : la voiture accélérait réellement, de manière autonome.
La réponse officielle de Stellantis, transmise par courrier quelques jours après l’incident rapporté chez un concessionnaire Dodge, minimise la gravité de la situation. Le constructeur explique avoir intégré une fonction de sécurité appelée “drive-by-brake” qui permet au conducteur de contrôler la vitesse via la pédale de frein en cas de défaillance de l’accélérateur. Selon Stellantis, cette fonction aurait “fonctionné comme prévu” et équipe déjà leurs véhicules thermiques depuis plusieurs années.
Ce dysfonctionnement de l’accélérateur n’est malheureusement pas un cas isolé pour la Charger Daytona. En février 2025, un autre propriétaire avait déjà pointé du doigt les défaillances du système d’infodivertissement de la voiture. Ces problèmes logiciels récurrents illustrent les difficultés que rencontre Stellantis dans le développement de ses plateformes électroniques.
Le groupe italo-américain travaille actuellement sur l’unification de ses logiciels pour l’ensemble de ses marques. Cette stratégie vise à réduire les coûts de développement et à améliorer la fiabilité des systèmes embarqués. Le chantier s’annonce particulièrement complexe, compte tenu de la diversité des marques du portefeuille Stellantis :
L’incident de la Charger Daytona soulève des questions importantes sur les systèmes de sécurité des véhicules électriques modernes. Bien que Stellantis présente le système “drive-by-brake” comme une solution de sauvegarde, l’accélération autonome d’un véhicule de 670 chevaux reste un phénomène particulièrement dangereux, surtout en environnement urbain ou sur autoroute.
Les constructeurs automobiles doivent désormais gérer la complexité croissante des systèmes électroniques embarqués. La multiplication des capteurs, des calculateurs et des logiciels de contrôle augmente mécaniquement les risques de dysfonctionnement. Dans le cas présent, l’interaction entre le mode dégradé et le système de gestion de la motorisation électrique semble avoir créé une situation imprévisible.
Cette affaire rappelle l’importance des phases de test et de validation avant la mise sur le marché. Malgré les pressions commerciales et la concurrence féroce sur le segment des sportives électriques, la sécurité des conducteurs et des passagers doit rester la priorité absolue. L’image de marque de Dodge, historiquement associée à la performance et à la fiabilité, pourrait pâtir de ce type d’incident si des mesures correctives ne sont pas rapidement mises en œuvre.
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