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La R5 électrique à 20 000 €, c’est possible : Renault a trouvé la solution

Albert Lecoq

Renault, le géant de l’automobile français, est sur le point de faire une annonce cruciale qui pourrait changer la donne sur le marché des voitures électriques. Selon des informations révélées par le journal Les Échos, la marque au losange envisage d’intégrer la technologie des batteries au lithium-fer-phosphate (LFP) pour ses futurs modèles électriques, une stratégie visant à rendre ces véhicules plus accessibles financièrement.

Les avantages des batteries LFP pour Renault

Historiquement, Renault a favorisé les batteries au nickel-manganèse-cobalt (NMC) pour leurs performances supérieures en matière de densité énergétique, garantissant une plus grande autonomie. Cependant, l’évolution du marché et la recherche constante de réduction des coûts poussent désormais Renault à se tourner vers les batteries LFP. Ce choix s’inscrit dans un contexte où la compétitivité sur les prix devient un enjeu majeur.

  • Coût inférieur : Le principal atout des batteries LFP réside dans leur coût de production moins élevé comparé aux batteries NMC. Cette économie pourrait se répercuter sur le prix final de la voiture, rendant les véhicules électriques plus abordables pour un public plus large.
  • Adaptabilité : Malgré une densité énergétique inférieure, qui impose l’utilisation de batteries plus volumineuses pour une autonomie équivalente, le LFP reste un choix judicieux pour des modèles comme la Renault 5 où l’espace peut être optimisé.
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Citroën a déjà adopté cette technologie pour sa C3 électrique, proposée à partir de 23 300 € avec une autonomie de 326 km, ce qui montre bien la viabilité de cette option sur le marché européen.

Les implications pour le futur de Renault

Les décisions de Renault ne se limitent pas à un simple changement de fournisseur de batteries. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus large de transformation de leur gamme de voitures électriques, visant à les rendre plus accessibles et compétitives.

  • Diversification des fournisseurs : Renault se tourne vers des fournisseurs coréens, bien que la marque collabore traditionnellement avec AESC Envision pour la production de batteries NMC. Ce choix stratégique pourrait diversifier les risques et garantir une meilleure négociabilité des prix.
  • Intégration avec la plateforme AmpR Small : Les nouvelles batteries LFP devraient être compatibles avec la plateforme existante, ce qui minimiserait les coûts de développement et d’adaptation technologique.

Le modèle R5, qui pourrait être proposé à moins de 25 000 € en version de base avec une batterie NMC, verrait son prix potentiellement réduit à environ 20 000 € avec l’adoption du LFP, bien que l’autonomie puisse en pâtir légèrement. Renault envisage également d’utiliser le LFP pour des modèles plus compacts, tels que une version basique de la Megane, ce qui élargirait considérablement son offre de voitures électriques abordables.

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Perspective de marché et concurrence

La décision de Renault de s’orienter vers le LFP intervient à un moment crucial où le marché des voitures électriques est en pleine expansion, mais également de plus en plus compétitif. D’autres constructeurs, comme Citroën avec sa C3 électrique, ont déjà pris des initiatives similaires, prévoyant de lancer des modèles à des prix défiant toute concurrence dès 2025.

L’adoption de technologies de batteries plus économiques pourrait non seulement permettre à Renault de se positionner comme un leader en matière d’accessibilité, mais aussi de répondre aux exigences croissantes des consommateurs en matière de développement durable et de réduction des

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