Ces marques automobiles chinoises ne survivront pas selon le patron de Skoda
Le marché automobile chinois pourrait connaître un bouleversement majeur dans les années à venir. Martin Jahn, directeur commercial et marketing […]
Sommaire
Xiaomi vient de dévoiler la version 2026 de sa berline électrique SU7, seulement deux ans après son lancement initial. Cette mise à jour révèle l’intensité de la compétition sur le marché chinois des véhicules électriques, où le constructeur de smartphones s’impose face à Tesla avec des améliorations techniques significatives et une stratégie tarifaire agressive.
Si l’apparence extérieure de la SU7 2026 reste globalement identique au modèle précédent, les véritables évolutions se cachent dans ses composants techniques. Xiaomi a généralisé l’architecture 800 volts à toute sa gamme, alors qu’elle était auparavant réservée à la finition haut de gamme. Les versions Standard et Pro fonctionnent désormais à 752 volts, tandis que la déclinaison Max atteint même les 900 volts.
Cette montée en tension permet d’améliorer considérablement les performances de recharge. Xiaomi annonce pouvoir récupérer jusqu’à 669 kilomètres d’autonomie en seulement 15 minutes de recharge rapide. Les autonomies progressent également sur l’ensemble de la gamme selon le cycle chinois CLTC : de 698 à 719 kilomètres pour la Standard (environ 620 km WLTP), de 830 à 901 kilomètres pour la Pro (environ 710 à 770 km WLTP), et de 799 à 833 kilomètres pour la Max (environ 690 à 710 km WLTP).

Les motorisations V6s développées en interne par Xiaomi équipent désormais les versions d’entrée et intermédiaire. La puissance des versions à moteur unique passe de 299 à 320 chevaux, tandis que la Max à transmission intégrale développe un impressionnant total de 690 chevaux. La version Pro hérite de la suspension pneumatique à double chambre, auparavant exclusive au modèle le plus onéreux.
L’habitacle bénéficie de quelques retouches esthétiques avec une nouvelle couleur intérieure, un éclairage d’ambiance repensé, ainsi qu’une console centrale, des sièges et un volant révisés. À l’extérieur, la nouveauté principale réside dans la teinte Capri Blue et des jantes 20 pouces au design inédit.
| Version | Puissance | Autonomie CLTC | Architecture |
|---|---|---|---|
| Standard | 320 ch | 719 km | 752V |
| Pro | 320 ch | 901 km | 752V |
| Max | 690 ch | 833 km | 900V |

Xiaomi a pris en compte certains retours d’expérience concernant la sécurité. La SU7 2026 intègre une alimentation de secours pour les poignées de portes arrière et deux airbags supplémentaires. Ces modifications font suite à des incidents médiatisés qui avaient soulevé des interrogations sur le fonctionnement des poignées de portes affleurantes électroniques en cas d’accident.
Ces améliorations sécuritaires témoignent de la réactivité du constructeur chinois face aux retours terrain, une approche qui contraste avec la stratégie plus conservatrice de certains concurrents établis.

Malgré ces évolutions techniques, Xiaomi maintient une politique tarifaire compétitive. L’augmentation de prix d’environ 2 900 dollars sur toutes les versions reste mesurée au regard des améliorations apportées. La SU7 Standard débute ainsi à 32 700 dollars soit 28 000 euros sur le marché chinois, conservant son avantage face à la Tesla Model 3.
Cette stratégie s’avère payante : Xiaomi a écoulé plus de 400 000 véhicules en 2024, sa première année complète sur le marché automobile. Ces chiffres démontrent l’efficacité de l’approche du constructeur chinois qui mise sur des cycles de développement courts et des mises à jour fréquentes.
Alors que Tesla semble se contenter de versions étirées de modèles existants comme le Model Y L, Xiaomi adopte une démarche d’amélioration continue qui pourrait faire mouche lors de son expansion internationale. La SU7 2026 sera commercialisée dès avril en Chine, préparant le terrain pour une éventuelle offensive sur les marchés occidentaux.
Cette montée en puissance de Xiaomi illustre parfaitement l’intensité de la concurrence sur le marché chinois des véhicules électriques, où l’innovation et la réactivité priment sur l’héritage de marque. Quand cette offensive atteindra les marchés européens et américains, la donne pourrait bien changer pour les acteurs historiques du secteur.
Réagissez à l'article