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Les voitures électriques sont la clé pour un monde plus respirable : l’étude indiscutable

Philippe Moureau

Les adeptes des voitures électriques l’ont toujours su, et une nouvelle étude de l’Université de Californie à Berkeley vient le confirmer avec des données précises : l’adoption des véhicules électriques contribue effectivement à l’assainissement de l’air que nous respirons. Ce n’est pas seulement une question de futur lointain, mais un impact mesurable ici et maintenant sur les taux d’émissions.

Des chiffres encourageants pour l’avenir

Entre 2018 et 2022, les émissions de CO2 provenant de toutes les sources (industries, domiciles, trafic) dans la région de la baie de San Francisco ont diminué d’environ 1,8 % par an, une baisse que les chercheurs attribuent en totalité à l’adoption généralisée des voitures électriques dans la zone. Plus spécifiquement, les émissions liées aux véhicules ont connu une baisse annuelle de 2,6 %. À noter, les véhicules électriques représentaient près de 40 % des nouvelles immatriculations auto à San Jose et 34 % à San Francisco l’année dernière.

Ronald Cohen, professeur de chimie à l’Université de Californie à Berkeley et auteur principal de l’étude, souligne : « Nous démontrons grâce à des mesures atmosphériques que l’adoption des voitures électriques fonctionne, qu’elle a l’effet escompté sur les émissions de CO2. » Cette étude, publiée dans la revue Environmental Science & Technology, se base sur les données recueillies par un réseau de capteurs surveillant à la fois le CO2 et cinq polluants atmosphériques critiques.

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Une technologie de surveillance unique

Les capteurs, en place depuis plus d’une décennie, permettent de distinguer les sources d’émissions grâce à leur capacité à traquer non seulement le CO2, qui n’est pas un polluant régulé par le Clean Air Act, mais également le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote, l’ozone et les particules fines (PM 2.5). Ces appareils offrent une perspective unique sur la qualité de l’air urbain, peu de villes disposant de données aussi détaillées sur l’origine de leurs émissions de CO2.

En divisant les émissions captées par les capteurs en trois catégories – industrie, émissions variant selon les saisons, et trafic – les chercheurs ont établi un lien direct entre la diminution des émissions de trafic et l’augmentation du nombre de voitures électriques, hybrides et véhicules à meilleure efficacité énergétique. Bien que l’analyse des données ait pris du temps, elle révèle également une baisse des émissions durant la pandémie, soulignant l’impact significatif des changements de comportement sur la qualité de l’air.

Un futur plus respirable grâce aux véhicules électriques

Le réseau de 50 capteurs, initié par Cohen, constitue le Berkeley Environmental Air Quality & CO2 Network (BEACO2N), un système déjà adopté par d’autres villes comme Glasgow en Écosse. Ces données montrent que, bien que 70 % des émissions mondiales de CO2 proviennent des villes, les informations précises sur les sources de ces émissions sont rares.

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Une autre étude, menée par la Keck School of Medicine de l’Université de Californie du Sud, confirme ces résultats en associant les niveaux de pollution réels, la pénétration des voitures électriques, et les visites aux urgences en Californie entre 2013 et 2019. Cette étude souligne également l’amélioration générale de la qualité de l’air en Californie durant cette période.

Les défis à relever pour un avenir durable

Même si ces données inspirent l’optimisme, elles mettent également en lumière le long chemin qu’il reste à parcourir pour atteindre les objectifs de réduction de carbone fixés aussi bien pour le cas ici par la Californie et la baie de San Francisco tout comme pour nous en France avec les directives européennes. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2045, il faudrait que les émissions diminuent de 3,7 % par an. Cet objectif ambitieux requiert des efforts non seulement dans le secteur du trafic, mais aussi dans ceux de l’habitat et de l’industrie, impliquant l’adoption de politiques environnementales efficaces.

À travers ces études et initiatives, l’impact positif des voitures électriques sur l’environnement est indéniable. Il nous incombe désormais de soutenir cette transition vers une mobilité plus propre, en envisageant non seulement l’achat de véhicules électriques mais aussi en soutenant des politiques qui favorisent une réduction plus large des émissions. La route est encore longue, mais chaque pas nous rapproche d’un avenir plus respirable.

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Source : étude de Berkeley

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