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Lexus TZ : le grand SUV électrique 6 places débarque en France en 2027

Philippe Moureau

Lexus vient d’officialiser l’arrivée en France de son nouveau grand SUV électrique à trois rangées de sièges, le Lexus TZ, prévu pour 2027. La branche premium de Toyota confirme ainsi son intention de s’attaquer à un segment encore peu peuplé en Europe : celui des grands SUV familiaux zéro émission capables d’accueillir six occupants dans un vrai confort. Le marché hexagonal n’avait finalement que peu d’alternatives sérieuses jusqu’ici, les Hyundai Ioniq 9 et Kia EV9 constituant les références du moment. Le TZ s’apprête à venir bousculer cet équilibre, avec le raffinement habituel associé à la marque japonaise.

Un gabarit XXL au service des familles nombreuses

Sur le papier, les dimensions du Lexus TZ ne laissent planer aucun doute sur ses ambitions. Le SUV s’étire sur 5,10 m de long, affiche 1,99 m de large et 1,70 m de haut, avec un empattement généreux de 3,05 m. À titre de comparaison, un Peugeot e-5008, déjà considéré comme un grand SUV en France, paraît bien raisonnable face à ce gabarit. Le TZ se positionne clairement dans la même catégorie que le Ioniq 9 ou l’EV9, des références qui ont su séduire les familles en quête d’espace.

Ce qui distingue réellement le TZ sur ce segment, c’est la promesse d’une troisième rangée véritablement habitable pour des adultes, et non pas un simple strapontin de fortune relégué au fond du coffre. Lexus affirme également qu’il sera possible d’embarquer quatre valises de 55 litres même avec les six sièges occupés, ce qui représente un défi logistique souvent raté par la concurrence. La deuxième rangée adopte deux sièges individuels plutôt qu’une banquette, ce qui renforce l’aspect premium de l’habitacle et améliore le confort des passagers centraux lors des longs trajets.

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Confort et technologie : la signature Lexus à bord

À l’intérieur, Lexus mise sur une ambiance feutrée et soignée, fidèle à ses standards habituels. Le TZ peut recevoir un grand toit panoramique couvrant les trois rangées, ainsi que des sièges chauffants et ventilés aux première et deuxième rangées, avec un chauffage prévu également au troisième rang selon les versions. Des repose-jambes sont annoncés pour le passager avant et les occupants de la deuxième rangée, un équipement encore rare dans cette catégorie. L’insonorisation est présentée comme une priorité, ce qui colle parfaitement à la philosophie de la marque et à la vocation familiale du véhicule.

Côté numérique, on retrouve un écran central de 14 pouces associé à un combiné de bord de 12,3 pouces face au conducteur. Rien de révolutionnaire à l’heure des grandes dalles tactiles généralisées, mais l’intégration soignée propre à Lexus devrait faire la différence face à certains concurrents dont les interfaces peuvent parfois manquer de finesse. Sur le plan stylistique, le TZ adopte des poignées de portes semi-affleurantes, des jantes aérodynamiques disponibles en 20 ou 22 pouces et une signature lumineuse en double L à l’avant comme à l’arrière, dans la continuité de l’identité visuelle de la marque. Malgré son gabarit imposant, Lexus annonce un coefficient de traînée de 0,27, une valeur correcte qui contribue directement à l’autonomie réelle.

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Fiche technique : autonomie, recharge et motorisation

Le Lexus TZ sera décliné en deux versions 100 % électriques, toutes deux dotées d’une transmission intégrale via le système DIRECT4 déjà connu chez Lexus, avec un moteur à chaque essieu :

  • Lexus TZ 450e : 313 ch, transmission intégrale, batterie de 95,8 kWh, autonomie estimée entre 480 et 530 km
  • Lexus TZ 550e : 408 ch, transmission intégrale, même bloc batterie de 95,8 kWh, autonomie dans la même fourchette selon les versions

Sur la question de la recharge, le TZ accuse un léger retard par rapport à ses concurrents directs. La puissance de charge maximale est de 150 kW en courant continu, permettant de passer de 10 à 80 % en 35 minutes. C’est fonctionnel, mais loin des 350 kW proposés par le Hyundai Ioniq 9 qui peut récupérer plus de 300 km d’autonomie en un quart d’heure. En revanche, le chargeur embarqué accepte jusqu’à 22 kW en courant alternatif, ce qui est un vrai atout pour les utilisateurs disposant d’une borne triphasée à domicile ou sur leur lieu de travail. Le pré-conditionnement de la batterie est également intégré, ce qui permet d’optimiser les sessions de recharge rapide sur autoroute.

Comportement routier : le TZ n’est pas qu’un salon roulant

Lexus assure que le TZ n’a pas sacrifié la dynamique sur l’autel du confort familial. Le SUV sera équipé de roues arrière directrices, un dispositif qui améliore sensiblement la maniabilité à basse vitesse et la stabilité à haute vitesse. Le rayon de braquage descend à 5,4 m grâce à ce système, un chiffre particulièrement appréciable pour un véhicule de plus de cinq mètres qui aura fatalement à se faufiler dans des parkings souterrains pas toujours adaptés. Le freinage régénératif est réglable sur cinq niveaux, ce qui permet d’adapter la récupération d’énergie à son style de conduite.

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La version TZ 550e se voit dotée d’une fonction inédite pour Lexus : un simulateur de passage de rapports, calqué sur le système déjà expérimenté sur certains modèles de la marque. Cette fonctionnalité vise à procurer des sensations de conduite plus engageantes, en mimant les à-coups d’une boîte de vitesses sur commande du conducteur. Sur un SUV de cette taille et de cette vocation, son utilité pratique reste à démontrer au volant, mais elle témoigne d’une volonté réelle de ne pas cantonner le TZ à un simple outil de transport.

Le prix du Lexus TZ reste pour l’instant inconnu, tout comme le détail précis de la gamme pour la France. Le modèle est clairement dimensionné pour le marché nord-américain, mais Lexus a confirmé sa commercialisation en Europe d’ici 2027, sur un segment en pleine croissance où la demande pour des grands SUV électriques familiaux ne cesse de progresser. Les premières informations tarifaires seront déterminantes pour jauger la compétitivité du TZ face aux alternatives coréennes déjà bien installées.

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