Tesla s’offre un nouveau fournisseur chinois de batteries
Vous le savez sans doute, Tesla ne cesse d’ajuster sa stratégie pour maintenir ses marges dans un marché automobile électrique […]
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Mercedes-Benz avait annoncé en 2023 l’arrivée d’un Classe G miniature prévu pour 2027, initialement conçu comme un véhicule 100% électrique. Les plans semblent avoir évolué depuis. Selon des informations récentes, le constructeur allemand s’apprête à proposer ce modèle compact avec un moteur à combustion, marquant un virage stratégique assez net par rapport aux ambitions initiales. Ce changement de cap s’inscrit dans une tendance plus large chez les constructeurs automobiles qui révisent leurs projets électriques face aux réalités du marché.
Le projet initial prévoyait d’utiliser la même base technique que le GLC électrique. Markus Schäfer, directeur technique de Mercedes, a révélé que le baby G reposera finalement sur une architecture hybride combinant un châssis à échelle traditionnel avec des éléments de la plateforme MMA. Cette même base sert déjà aux nouveaux CLA et GLB, deux modèles qui proposent justement des motorisations hybrides et entièrement électriques. Ce choix architectural n’est pas anodin : il offre à Mercedes la souplesse nécessaire pour intégrer différents types de groupes motopropulseurs.
Cette modification technique facilite l’installation d’un moteur thermique sous le capot, une option qui n’était pas envisagée lors de l’annonce originale. Le CLA, avec sa ligne basse et sportive, ne correspond évidemment pas au profil d’un tout-terrain. Vous pouvez donc vous attendre à des adaptations substantielles en termes de design et de chaîne cinématique pour répondre aux exigences du franchissement et de l’utilisation hors route.
La version électrique devrait embarquer deux moteurs eATS2.0, un par essieu, garantissant ainsi une transmission intégrale. L’autonomie proviendrait d’une batterie NMC de 85 kWh, identique à celle équipant les versions électriques du CLA et du GLB. Sur ce dernier, cette capacité permet d’atteindre 614 kilomètres selon le cycle WLTP. Compte tenu de l’aérodynamique moins favorable du baby G et de sa masse probablement supérieure, attendez-vous à une autonomie nettement inférieure à ce chiffre.
Les capacités tout-terrain ne devraient pas atteindre le niveau du grand Classe G électrique, qui dispose de quatre moteurs indépendants avec quatre rapports courts pour un contrôle optimal de la motricité. Avec seulement deux moteurs, le modèle compact ne pourra pas effectuer de rotation sur place ni utiliser le système G Steer, des fonctionnalités qui nécessitent un moteur par roue. Voici ce que vous pouvez raisonnablement attendre :
Plusieurs facteurs expliquent ce changement de direction. Les ventes décevantes du Classe G électrique constituent probablement la première raison. Malgré ses performances impressionnantes et ses capacités techniques uniques, ce modèle ne rencontre pas le succès commercial espéré auprès des acheteurs. Les journalistes spécialisés ont pourtant salué ses qualités, mais l’accueil du public reste mitigé.
L’évolution de la réglementation européenne joue aussi un rôle. L’interdiction de vente des moteurs thermiques prévue pour 2035 dans l’Union européenne s’est transformée en une restriction moins absolue, autorisant les constructeurs à maintenir des modèles à combustion dans leurs gammes plus longtemps que prévu. Mercedes affirme vouloir offrir à sa clientèle le maximum de choix pour répondre à toutes les attentes et préférences. Cette position pragmatique reflète une approche commerciale prudente face à l’incertitude du marché.
Si la motorisation évolue, les dimensions restent conformes au plan initial. Le baby G sera environ 30% plus compact que son grand frère, ce qui le positionnera sur un segment différent avec des usages potentiellement plus urbains. Cette réduction de gabarit devrait le rendre plus maniable en ville tout en conservant l’ADN esthétique reconnaissable du Classe G, avec ses lignes anguleuses et son caractère affirmé.
Le calendrier de lancement n’a pas été modifié malgré ces changements techniques. La présentation reste programmée pour 2027, laissant à Mercedes le temps nécessaire pour finaliser le développement de cette nouvelle plateforme mixte. La question du prix n’a pas encore été abordée, mais vous pouvez raisonnablement anticiper un positionnement tarifaire inférieur au Classe G actuel, dont les tarifs débutent largement au-dessus des 100 000 euros.
Mercedes n’est pas seul dans cette démarche. Nombreux sont les constructeurs qui revisitent actuellement leurs plans d’électrification. Volkswagen, Ford, General Motors et d’autres ont récemment ajusté leurs objectifs et calendriers concernant les véhicules électriques. La plupart continuent de lancer de nouveaux modèles électriques améliorés, mais tous semblent vouloir conserver une solution de repli avec des motorisations thermiques ou hybrides.
Cette prudence s’explique par plusieurs facteurs : l’infrastructure de recharge qui progresse moins vite que prévu dans certaines régions, le coût élevé des batteries, et une demande des consommateurs qui reste variable selon les marchés. Les constructeurs premium comme Mercedes doivent jongler entre leurs engagements environnementaux, les attentes réglementaires et la réalité commerciale. Le baby G thermique-électrique illustre parfaitement cet équilibre délicat entre innovation et pragmatisme commercial, une stratégie qui pourrait bien définir l’industrie automobile des prochaines années.
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