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Le salon de Munich accueille cette année deux créations inédites signées Mini en collaboration avec Deus Ex Machina. Parmi elles, “The Skeg” attire l’attention par son approche décontractée de la performance électrique. Cette réinterprétation de la John Cooper Works E abandonne les codes habituels pour embrasser l’esprit surf californien, avec des modifications qui touchent autant l’esthétique que le poids du véhicule.
La transformation la plus frappante de ce concept réside dans l’utilisation massive de fibre de verre brute. Ce matériau remplace les éléments de carrosserie traditionnels sur de nombreuses pièces : boucliers avant et arrière, élargisseurs d’ailes surdimensionnés, toit et aileron arrière. Cette approche permet à Mini d’afficher une réduction de poids de 15%, faisant descendre la masse totale à 1 470 kg contre 1 730 kg pour la version de série.
L’esthétique s’en trouve profondément modifiée. La calandre conserve son éclairage LED caractéristique, mais l’ensemble adopte une texture brute qui contraste avec le fini lisse habituel des Mini. Les élargisseurs d’ailes permettent de loger des pneumatiques plus larges, tandis que des sangles de toit spécifiques autorisent le transport d’une planche de surf. Les motifs géométriques colorés complètent cette transformation visuelle audacieuse.
L’intérieur subit une cure d’amaigrissement encore plus radicale. Mini a conservé uniquement les éléments essentiels à la conduite : le volant, l’écran central OLED circulaire et les commandes principales. La banquette arrière disparaît complètement, tout comme les contre-portes et la majorité des garnissages habituels.
Les sièges de série laissent place à des baquets minimalistes à peine rembourrés, dans l’esprit des voitures de course. Le toit en fibre de verre translucide crée une ambiance particulière en laissant filtrer la lumière naturelle. Cette démarche extrême illustre la philosophie “beauté de l’imperfection” revendiquée par les concepteurs.
| Élément modifié | Version série | Concept “The Skeg” |
|---|---|---|
| Poids total | 1 730 kg | 1 470 kg |
| Sièges arrière | Banquette 2 places | Supprimés |
| Matériau carrosserie | Acier/Aluminium | Fibre de verre brute |
Sous cette carrosserie transformée, la mécanique demeure identique à celle de la Mini John Cooper Works E de série. Le moteur électrique développe 258 chevaux (190 kW) alimenté par une batterie de 49,2 kWh. Les performances officielles restent donc théoriquement les mêmes : 5,9 secondes pour le 0 à 100 km/h et 371 kilomètres d’autonomie WLTP.
L’allègement substantiel pourrait néanmoins améliorer ces chiffres dans la réalité. La réduction de 260 kg devrait favoriser les accélérations et potentiellement étendre l’autonomie grâce à une consommation réduite. Mini n’a pas communiqué de mesures spécifiques à ce concept, mais l’impact du poids sur les performances électriques reste significatif.
Cette création s’inscrit dans une démarche purement promotionnelle. Mini et Deus Ex Machina ont conçu deux concepts – le second étant thermique et baptisé “The Machina” – pour animer le stand IAA de Munich. Ces véhicules servent également de support à une collection capsule textile de la marque australienne.
La Mini John Cooper Works E demeure disponible au catalogue officiel à partir de 42 550 euros. Elle affronte directement l’Alpine A290 sur le segment des citadines électriques sportives, en attendant l’arrivée prochaine de la Lancia Ypsilon HF et de la future Peugeot E-208 GTi. Ce concept “The Skeg” illustre les possibilités d’évolution esthétique de cette base technique, même si sa commercialisation n’entre pas dans les plans de la marque anglo-allemande.
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