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Nissan Pixo électrique : la citadine qui se cache derrière une Renault Twingo

Michael Ptaszek

La nouvelle Nissan Pixo débarque sur le marché européen des citadines électriques avec une carte à jouer intéressante : celle d’une voiture abordable, compacte et dotée d’une batterie LFP de 27,5 kWh. Sauf que si vous avez l’œil, vous remarquerez très vite quelque chose de familier dans sa silhouette. Et vous aurez raison de vous poser des questions.

Une parenté assumée avec la Renault Twingo E-Tech

Pas question de tourner autour du pot : la Nissan Pixo partage sa plateforme, ses équipements mécaniques et une grande partie de sa carrosserie avec la Renault Twingo E-Tech. Les deux voitures roulent sur une version simplifiée de l’architecture qui supporte également la Renault 5 et la Nissan Micra électrique. Ce type de partage de plateforme entre constructeurs d’une même alliance est devenu une pratique courante pour réduire les coûts de développement, mais ici, Nissan n’a pas cherché à masquer la chose outre mesure.

Les différences se concentrent surtout à l’avant : la Pixo adopte un museau plus anguleux, plus massif, qui s’éloigne volontairement des codes visuels de la Twingo. Mais dès que vous regardez le profil ou la poupe du véhicule, le doute n’est plus permis. Le pavillon vitré est identique, et la partie arrière ne se distingue que par des feux redessinés avec une signature lumineuse plus géométrique. C’est discret. Très discret.

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Dacia Spring, Twingo, Pixo : trois sœurs aux proportions distinctes

La Dacia Spring joue dans la même cour, avec la même base technique, mais Dacia a poussé l’exercice de différenciation bien plus loin. La carrosserie a été entièrement retravaillée pour lui donner un look baroudeur, presque SUV urbain, et les deux voitures ne semblent pas apparentées au premier regard. La Spring mesure 3 850 mm de long, contre 3 796 mm pour la Pixo et 3 789 mm pour la Twingo, grâce à des porte-à-faux plus prononcés qui lui confèrent des proportions distinctes malgré des fondations communes.

Sous la peau, les trois modèles partagent le même moteur électrique monté à l’avant, développant 80 chevaux et 175 Nm de couple. Toutes affichent une vitesse maximale de 130 km/h, ce qui correspond exactement à la limitation autoroutière dans la plupart des pays européens — ça tombe bien. L’autonomie en cycle WLTP varie légèrement selon les modèles :

  • Nissan Pixo : 259 km d’autonomie WLTP
  • Renault Twingo E-Tech : 263 km d’autonomie WLTP
  • Dacia Spring : 250 km d’autonomie WLTP

Côté accélération, Nissan annonce un 0 à 100 km/h en environ 13 secondes pour la Pixo, contre 13,2 secondes pour ses deux cousines. Des chiffres qui ne font pas rêver sur le papier, mais qui reflètent tout à fait la vocation de ces autos : elles sont taillées pour la ville, pas pour la piste. Leurs rayons de braquage d’environ 9,9 mètres sont d’ailleurs bien plus parlants que leurs chronos d’accélération pour quiconque cherche à se faufiler dans les rues parisiennes.

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La recharge rapide, le vrai argument de la Pixo face à ses rivales

C’est là que Nissan sort son meilleur atout. Contrairement à la Twingo et à la Spring qui proposent la recharge rapide DC en option selon les marchés et les versions, la Pixo intègre de série un chargeur DC de 50 kW ainsi qu’un chargeur AC de 11 kW. Sur ce point précis, la Pixo prend une longueur d’avance claire sur ses concurrentes directes, notamment la Spring qui démarre avec une charge AC limitée à 6,6 kW dans sa configuration d’entrée de gamme.

Concrètement, la Pixo peut passer de 15 % à 80 % de charge en 28 minutes sur une borne rapide, ou de 10 % à 80 % en 30 minutes selon la référence constructeur — deux formulations qui désignent des points de départ différents mais qui correspondent à des performances de recharge identiques entre les trois modèles correctement équipés. Pour une citadine utilisée majoritairement en milieu urbain, ce niveau de recharge est confortable et évite les longues attentes sur une borne publique.

Caractéristiques techniques comparées des trois citadines électriques

ModèleLongueurAutonomie WLTPCharge DC de sérieCharge AC de série
Nissan Pixo3 796 mm259 km50 kW ✓11 kW ✓
Renault Twingo E-Tech3 789 mm263 km50 kW (selon marché)11 kW (selon version)
Dacia Spring3 850 mm250 km50 kW (option)11 kW (option)

Un habitacle pratique et des sièges arrière coulissants

Les trois modèles partagent le même empattement de 2 492 mm, cinq portes et quatre places. La Pixo conserve l’une des astuces les plus appréciables de la Twingo : des sièges arrière coulissants indépendamment, qui permettent de moduler l’espace selon vos priorités. Besoin de légèrement plus de place pour les jambes d’un passager ? Vous reculez ce siège. Vous partez seul avec des courses ? Vous gagnez du coffre. C’est un détail d’ergonomie qui fait une vraie différence au quotidien dans une voiture aussi compacte.

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La grande inconnue reste le prix. Nissan n’a pas encore communiqué de tarif officiel pour la Pixo, et c’est précisément ce chiffre qui déterminera si cette citadine vaut réellement le détour face à une Twingo ou une Spring probablement moins chères à l’achat. Si Nissan positionne la Pixo avec une prime significative pour le seul bénéfice de la recharge rapide de série, l’équation devient moins évidente. Si l’écart est raisonnable, la Pixo devient une option sérieuse pour quiconque cherche une petite électrique sans compromis sur la praticité de recharge.

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